TEST ULTRA HD BLU-RAY : Seul Contre Tous (Concussion)


Seul Contre Tous Sony Pictures

A-B-C | All Zones Ultra HD Blu-ray 2160p 2.35:1 - Cinémascope HEVC DI - ?

Version Anglaise Dolby Atmos - Dolby True HD 7.1 7.3 Mb/s

Version Française Dolby Digital 5.1 0.64 Mb/s

Autres pistes Espagnol - Autres
Sous-titres Français - Anglais sourds et malentendants - Autres
Sortie Blu-ray 20/07/2016
Awards Aucun

Le test

Will Smith signe son grand retour sur le devant de la scène. Une composition sur mesure pour un acteur passé au second plan ces dernières années. Le cuisant échec d’After Earth n’y est surement pas étranger. Seul Contre Tous fut filmé avec l'aide de la caméra Arri Alexa XT et bénéficia de mixages Dolby Digital et DTS.

Pour ce test, nous avons comparé l’image Ultra-HD à celle de l’image Blu-ray upscalée en 4K.

 

Avant de développer notre point de vue sur l’image 4K, sachez que l’édition Blu-ray, qui tire profit d’un DI 2K, fait du très bon boulot. Les noirs sont profonds et le piqué met en évidence de très nombreux détails.

Vous l’aurez deviné, l’édition UHD tire également profit d’un master intermédiaire 2K, ce qui signifie que l’image est artificiellement gonflée en 4K. A-t-on du coup un réel bénéfice en franchissant la ligne Ultra-HD ? On répondra par l’affirmative malgré un gain plus mitigé que lors de nos derniers tests.

Le fait de ne pouvoir bénéficier d’une source native en 4K porte logiquement préjudice au rendu final. Le piqué, si gratifiant quand il s’agit de passer à la résolution 4 fois supérieure à la Full HD, éprouve plus de mal à transcender ses capacités. Déjà percutant en Blu-ray, ce dernier affine en 4K le rendu sans pour autant totalement époustoufler. Les grains de peau se précisent, la texture des papiers médicaux se dévoilent, mais il manque ce petit plus qui fait dire immédiatement que "l’Ultra Haute Définition c’est mieux". A l’instar de Seul Sur Mars, il faut pousser sa concentration pour entrevoir le gain visuel.

C’est en revanche mieux du côté des contrastes. Toujours parfaitement épaulés par la fonction HDR, les noirs trouvent un meilleur rendu grâce à une déclinaison plus approfondie. Le rendu est ainsi plus harmonieux. Il en est de même pour la colorimétrie. Un exemple : le passage 3 ans après le départ du docteur Omalu pour la Californie. Le filtre employé à cet effet se veut a la fois moins radical grâce à une meilleure densité, mais plus impactant dans sa profondeur. La Californie et son teint or vernissent l’image de très belle manière et apporte (virtuellement) une chaleur climatique magnifique.

 

La partie audio a elle aussi sa part d’intrigue. Entre les éditions Blu-ray et UHD, on ne distingue pas moins de 3 formats sonores ! DTS Master Audio (VO/VF) en Blu-ray et Dolby Atmos/TrueHD en version originale et Dolby Digital pour la VF pour la version Ultra. Nous qui pensions nous ennuyer sur cette partie, c’est râpé.

Concernant l’édition 1080p, allons droit au but en ne constatant pas de différence entre les deux pistes. Ces dernières atteignent un débit maximal de 2.9 Mb/s pour un rendu assez ample et idéalement équilibré. La bande originale signée James Newton Howard sollicite constamment toutes les enceintes.

Pour effectuer la comparaison entre les deux supports, nous avons opté pour les deux chapitres 5 et 7.

Le chapitre 5 met en évidence la compréhension du docteur Bennet Omalu face aux chocs crâniens durant les matchs et entraînements du football américain. En Dolby TrueHD (pas de test Atmos ici), le rendu est plus ample, plus grand et propose une meilleure dynamique (débit max de 7.3 Mb/s) face aux pistes DTS HD MA. Ces dernières offrent un rendu méritant sans atteindre le rendu cristallin et l’ampleur de la piste HD officiant sur le disque 4K. Le combattant Dolby Digital (disque UHD/VF/0.640 Mb/s), lui, donne le maximum de ses capacités mais termine bon dernier de ce comparatif.

Le chapitre 7, en boite de nuit, est sans appel pour nos tympans. La musique sonne sur toutes les enceintes avec une grandeur remarquable. C’est d’ailleurs sur cette piste que le seul dialogue audible devient intelligible. Le « You don't dance, do you ? » ne trouve parfait rendu que sur la piste DTHD. Le Master Audio est plus brouillon et moins étincelant. Encore une fois, le Dolby Digital (VF) du disque UHD ne pèse pas lourd sur ce point avec un dialogue totalement noyé par la musique. C’est assez notable et désolant.

Que penser de cette édition 4K ? Vaut-elle le détour ?

Comme toujours, suivant votre équipement, elle peut le valoir. Bien entendu, le fait d’avoir une image gonflée artificiellement ne donne pas une aussi pleine satisfaction que si le master intermédiaire avait été en 4K natif, mais il y a tout de même du mieux sur l’ensemble. Quant à la partie son, la piste TrueHD l’emporte sur ses petites sœurs. Autre avantage et pas des moindres : les deux éditions sortent en même temps, et avec le Blu-ray offert dans l’édition 4K, il y a donc possibilité d’éviter le rachat.

A noter également un menu pour le moins horrible et labyrinthe, qui ne possède pas d'affichage en surimpression. Incompréhensible !

 

Les suppléments se trouvent sur l’édition Blu-ray, excepté le commentaire audio.

- Scènes coupées
- "Agitation à la cantine"
- "Une histoire vraie" : découvrez la véritable histoire de ceux qui ont inspiré le film
- Commentaire audio de Peter Landesman

Les notes

Piste 1 (VO) Piste 2 Audio Vidéo
Version Anglaise 6 Version Française 2 8 / 12 10.5 / 12
Verdict Bonus Artistique
18.5 / 24 Correct Un très bon moment en perspective.

Par Sylvain Camps