TEST BLU-RAY : Thérèse


Thérèse Tamasa

B Blu-ray 1080p 1.66:1 - Panoramique AVC-MPEG4 DI - 4K

Version Française Dolby Digital 2.0 0.224 Mb/s

Autres pistes Audio Description Français
Sous-titres Français sourds et malentendants
Sortie Blu-ray 25/11/2020
Awards Aucun

Le test

Une belle restauration 4K, mais un étalonnage trop signé et une compression dommageable...

Thérèse a été restauré en 2020 en 4K par Eclair, à partir du négatif original et avec un étalonnage réalisé par Bruno Patin et Alain Cavalier.

Sur le fond, la restauration effectuée par Eclair est typiquement dans les canons réussis du laboratoire. On trouve en effet une image à la texture argentique conservée et naturelle, et offrant une définition très appréciable. Evidemment, les partis-pris esthétiques du film limitent un peu la quantité de plans mettant cela en avant, mais les gros plans émaillant le film (captures 5, 8 et 15 par exemple) permettent de sentir plus instantanément la précision de cette nouvelle restauration. Les plans plus larges ne sont pas en reste en jouant plutôt sur les détails des "décors", costumes et accessoires (captures 6, 9 et 17), tandis que les arrière-plans unis permettent (quand la compression le permet, cf plus bas) de retrouver la texture argentique fine typique d'une restauration 4K récente faite à partir du négatif original 35mm.

L'étalonnage nous laisse, comme d'autres avant lui, perplexes tant la touche de Bruno Patin est instantanément reconnaissable. Un bleu typique du laboratoire Eclair recouvre le film, que ce soit sur les zones sombres (capture 15), les chemises blanches (capture 5), les cheveux blancs (capture 5) et tous les arrières-plans unis (captures 1, 2, 5 et 14 par exemple), dans la digne lignées des habitudes du laboratoire depuis 6 ans maintenant. Restent heureusement quelques plans dont la palette de couleurs un peu plus variée s'échappe de cette signature colorimétrique (capture 10), mais ils restent rares de par l'esthétique du film qui favorise les plans faisant ressortir la signature colorimétrique du laboratoire. On notera aussi des noirs parfois un peu trop décollés (en plus d'être colorés), ce qui donne par endroits (rares, cependant) un rendu légèrement terne (captures 1 et 15 typiquement). Dommage car le couple contraste / luminosité est sinon plutôt bien ajusté et l'image parait tout de même rarement voilée.

Enfin, si l'on excepte quelques plans dont les densités vacillent légèrement, le film a été parfaitement stabilisé et nettoyé.

Difficile enfin de ne pas questionner la stratégie d'encodage utilisée pour cette sortie : entre une VF en Dolby Digital mais une piste audio-description en LPCM, un Blu-ray double couche utilisé qu'à 70% pour un film prenant tout juste 32% de l'espace disque disponible, et des bonus en SD mais encodés à des débits vidéo équivalents (voire supérieurs pour 2 d'entre eux) à celui du film principal (fraichement restauré en 4K, donc), on se demande ce qui a pu pondre un authoring pareil. Le film s'en retrouve inutilement contraint à un débit plus faible qu'il n'aurait pu (et du), générant une pixellisation des aplats sombres (le visage sur la capture 1, les vêtements noirs sur les captures 4, 5 et 11) et surtout un grain argentique aggloméré de façon cyclique en pâtés de pixels, faisant scintiller l'image de façon désagréable (comme c'était déjà le cas chez Tamasa sur Les adolescentes, mais comme on le voit sur de nombreux autres Blu-rays en France). C'est d'autant dommage dans des cas comme Thérèse, dont la restauration permet justement de retrouver la texture argentique du film avec son grain pellicule très fin. Enfin, on notera (en plus) un problème d'encodage assez notable mais ponctuel (il dure un peu moins d'une seconde) à la 14e minute (capture 7).

...et une piste son logiquement discrète mais plutôt efficace.

La piste son 2.0 du film est assez austère, à l'image d'un film minimaliste. Les dialogues sont pour autant plutôt clairs et intelligibles, quoique légèrement voilés par endroits. On conseillera par ailleurs de monter légèrement le son, la piste étant un chouia sous-mixée. Au-delà de ces points, la piste fait un travail plutôt efficace mais discret compte tenu de son contenu.

A noter que la piste son est étonamment encodée en DD 2.0 224 kpbs alors que la piste audio-description a, elle, droit à du LPCM 2.0, là où la logique aurait voulu que ce soit l'inverse.

Suppléments

Quoiqu'il en soit, Tamasa n'a pas lésigné sur la partie éditoriale, même si les bonus sont avant tout centrés autour d'Alain Cavalier et non pas directement sur le film. Sur le disque, on retrouve en effet l'ensemble des bonus issus du DVD Arte 2003 :

  • Alain Cavalier, sept chapitres, cinq jours, deux pièces-cuisine (55 min 25, 1080i upscalé), un documentaire de Jean-Pierre Limosin, issu de l'émission "Cinéma de notre temps"
  • Georges de la Tour par Alain Cavalier (26 min 41, 1080i upscalé) : documentaire d'Alain Cavalier sur le peintre
  • Lettre d‘Alain Cavalier (13 min 05, 1080i upscalé) (extrait de l'émission "Cinéma Cinémas")
  • Vingt ans après par Alain Cavalier (4 min 24, 1080i upscalé) : introduction du film par Cavalier enregistrée pour la sortie DVD 2003 du film

Le médiabook contient aussi un livret de 72 pages. Il embarque le découpage plan par plan du film par Carmen Fernandez et Catherine Schapira, originellement paru dans L'Avant-scène n°364.

Les notes

Piste 1 (VO) Audio Vidéo
Version Française 9 9 / 12 10 / 12
Verdict Bonus Artistique
19 / 24 Le Nirvana Un très bon moment en perspective.

Les screenshots

Par Rémy Pignatiello

Publicité Amazon - Soutenez Retro-HD

Publicité Google - Soutenez Retro-HD

Publicité Google - Soutenez Retro-HD

Publicité Amazon - Soutenez Retro-HD

Laissez un commentaire

Publicité Google - Soutenez Retro-HD

Tests