TEST BLU-RAY : Mystery Men


Mystery Men L'Atelier d'Images

A-B Blu-ray 1080p 1.85:1 - Panoramique AVC-MPEG4 DI - ?

Version Anglaise DTS HD Master Audio 5.1 3.2 Mb/s

Version Française DTS HD Master Audio 5.1 3.2 Mb/s

Autres pistes Aucunes
Sous-titres Français
Sortie Blu-ray 21/07/2020
Awards Aucun

Le test

Un master HD clairement daté...

Malheureusement, faute de nouveau master HD, L'atelier d'images doivent faire avec ce qui est disponible pour leur édition de Mystery Men, soit un master HD Universal montrant tous les signes d'un travail technique très daté.

Tout d'abord, la définition du film, tourné en argentique et pourtant plutôt récent, s'avère très médiocre. L'image manque de piqué et parait lissée, en particulier les visages (captures 8 et 9), et cet aspect bidouillé n'est pas aidé par la tentative de compensation par une accentuation artificielle des contours (capture 14 typiquement). Cela confère à l'image un aspect très peu naturel et trop électronique, et limite en plus le niveau de détails fins (les cheveux de Ben Stiller et William H Macy sont souvent un bon repère). Les arrière-plans et les étoffes souffrent eux aussi de cette limite et peinent à montrer de la finesse, tandis que les plans larges manquent eux aussi de précision et de détails. Le grain, lui, s'avère très épais et est probablement mélangé à du bruit vidéo (capture 6) quand il n'a pas été lissé numériquement.

L'étalonnage est lui aussi tout aussi typé "master HD ayant 20 ans" : souvent excessivement rosé (captures 2 et 8), avec un contraste à l'ancienne manquant à la fois de peps et de finesse (captures 11 et 16), l'ensemble s'avère étonamment terne pour un film pareil, et nul doute qu'il s'agit là moins d'un choix esthétique que la signature colorimétrique de l'âge du matériel utilisé. De même, on trouve une tendance là aussi typique à brûler les blancs (captures 6 et 9) et de boucher sans trop de doutes les noirs, souvent signe d'un travail manquant de soin. Qui plus est, dans le cas de Mystery Men, cela donne lieu à de nombreuses scènes paraissant trop sombres (captures 2 et 8), comme si tout le film avait été sous-éclairé, y compris les scènes en extérieur plein jour.

Enfin, la propreté de l'image est correcte malgré des poussières récurrentes (mais peu gênantes) (captures 10 et 14), tandis que la stabilité du cadre est elle aussi décente malgré un léger tremblement récurrent.

 

Un point sur l'encodage : le film a été encodé avant la réception de tous les nouveaux bonus, dont certains étaient encore en cours de montage. En cette période particulière, l'éditeur a alors préféré laisser de la place afin ne pas avoir à tout ré-encoder et re-vérifier dans l’urgence. Problème : difficile de comprendre le calcul ayant estimé qu'il fallait réserver 63% d'espace disque pour les bonus et ne laisser au film qu'un débit vidéo moyen parmi les plus bas vus sur le support. Si le master HD est de toute manière ce qu'il est, le film est ici anormalement sur-compressé, plus d'ailleurs que les suppléments (la plupart encodés à 20 Mbps) et avec au final 30% d'espace encore disponible. Malheureusement, avec un tel débit moyen, le moindre aplat donne lieu à des soucis de compression (le ciel sur les captures 6 et 14, le plafond bleu et l'encadrement de porte sur la capture 8, le fauteuil en arrière-plan sur la capture 9, le mur rose sur la capture 10 et le mur sur la capture 18), tandis que le "grain" de l'image peine à être restitué de façon stable (captures 19 vs 20 et 21 vs 22). Les scènes sombres, elles, descendent à des débits vidéo équivalents à ceux d'un DVD (6 Mbps), générant là aussi des soucis de compression (capture 1).

Dommage, car il était largement possible d'encoder le film a un débit vidéo quasi doublé (ou, au moins, à 20 Mbps) ET conserver bien assez de place pour les bonus, et ainsi sans doute éviter la majorité des problèmes de compression visibles. Les éditeurs n'étant pas tributaires des encodages comme ils peuvent l'être des masters ou restaurations disponibles sur le marché, il est toujours frustrant de voir une sortie se prendre les pieds dans cette étape finale et se créer des problèmes évitables.

...mais deux pistes sons plus convaincantes.

Les 2 pistes sons s'avèrent bien plus convaincantes. Assez similaires (la VF a des dialogues légèrement plus en avant), elles offrent toutes deux un rendu 5.1 plutôt énergique. Même si ce n'est évidemment pas des démonstrations de force, elles soutiennent bien l'action (et parfois la cacophonie) à l'écran tout en faisant bon usage de l'ensemble des enceintes. Les 2 pistes sont plutôt claires et rondes, offrant une reprise correcte dans les graves, et manquant surtout que d'un peu plus de punch côté dynamique.

Suppléments

Issue d'une campagne Kiss Kiss Bank Bank, l'édition ne lésine par contre pas sur les bonus, reprenant les bonus existants mais incluant aussi les récents suppléments créés pour l'édition anglaise parue chez 88 Films, le tout dans un steelbook illustré par un nouveau visuel signé Paul Shipper. On est loin de ce qu'on trouvait il y a quelques années et c'est tant mieux.

Nouveaux suppléments :

  • Dans les coulisses de Mystery Men : interview du réalisateur Kinka Usher (23 min 31, 1080p)
  • Les costumes de Mystery Men : interview de Marilyn Vance, costumière (11 min 56, 1080p)
  • Les effets spéciaux de Mystery Men : interview de Todd Tucker, responsable des effets spéciaux (9 min 22, 1080p)
  • La musique de Mystery Men : interview de Daniel Schweiger, historien des musiques de film (8 min 28, 1080p)
  • Présentation du film par Quantin Durand, alias Le stagiaire des affiches (11 min 19, 1080p)

Suppléments d’époque :

  • Commentaire audio du réalisateur Kinka Usher (VOST)
  • Les coulisses du tournage (17 min 39, 1080i upscalé)
  • Scènes coupées (19 min 41, 480i)
  • Bande-annonce d’époque (2 min 25, 1080i upscalé)

Et en bonus caché, la "bande-annonce" de la campagne Kiss Kiss Bank Bank (2 min 38, 1080p), trouvable dans le menu des bonus, soit en se positionnant sur "Un regard sur le film par Le stagiaire des affiches" et en allant à droite, soit en se positionnant sur "Bande-annonce d'époque" et en allant en bas.

Enfin, on trouve aussi 4 bandes-annonces de l'éditeur (Darkman, Rollerball, Evil Dead et Les aventures de Jack Burton)

Les notes

Piste 1 (VO) Piste 2 Audio Vidéo
Version Anglaise 5 Version Française 5 10 / 12 7 / 12
Verdict Bonus Artistique
17 / 24 Le Nirvana Intéressant dans son ensemble.

Les screenshots

Par Rémy Pignatiello

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