TEST BLU-RAY : Mikio Naruse - 5 films


Mikio Naruse - 5 films Carlotta Films

B Blu-ray 1080p 16/9 - Divers AVC-MPEG4 DI - ?

Version Japonaise DTS HD Master Audio 1.0 1.1 Mb/s

Autres pistes Aucunes
Sous-titres Français
Sortie Blu-ray 21/11/2018
Awards Aucun

Le test

Les 5 films de ce coffret consacré à Mikio Naruse n'ayant pas fait l'objet de restaurations récemment, ils sont ici proposés à travers des masters HD logiquement anciens, venant de fait avec des limites visuelles variées mais visibles.

Généralement parlant, les limites visuelles les plus évidentes sont au niveau de la définition et de la finesse générale de l'image. Les détails fins sont en effet assez limités en nombre (ce qui se voit en particulier lors des plans serrés, que ce soit au niveau des détails faciaux des interprètes ou des textures des étoffes des vêtements), avec un rendu assez doux et un grain logiquement épais. Il est clair que nous ne sommes pas face à ce qu'auraient offerts de nouvelles restaurations, même simplement 2K. Cela ne signifie pas pour autant que l'aspect HD n'est pas palpable, au contraire. On apprécie notamment le rendu assez naturel de l'image, qui ne semble pas avoir été filtrée (ni accentuée, ni lissée) numériquement, et dans l'ensemble, cela permet un confort de visionnage décent, qui plus est compte tenu d'une absence d'alternative occidentale pour la majorité de ces films. Mais on aurait évidemment préféré être face à des restaurations récentes (comme ce fut le cas récemment pour les films d'Ozu) qui auraient très certainement offert un rendu visuel bien plus détaillé.

Sur ce point, Une femme dans la tourmente est clairement derrière, avec un aspect vraiment épais et très peu HD. Nuages épars est, lui, le film qui parait le plus frais niveau finesse générale.

L'étalonnage est lui aussi assez typique de masters pas tout jeune, avec une tendance à être assez terne et gris, manquant un peu de peps côté luminosité et contraste. Il évite les noirs bouchés et les noirs brûlés, mais en ressort une impression de grisaille permanente datant là aussi les masters utilisés. On notera cependant des plans très ternes sur Une femme dans la tourmente (cf capture 27), et au contraire un contraste un peu poussé sur Le grondement de la montagne (cf capture 2). Les autres films sont un peu ternes et avec un contraste pas très finement ajusté, mais les étalonnages sont plus neutres. Nuages épars, seul film en couleurs du coffret, possède lui aussi un aspect un peu terne mais avec des couleurs restituées de façon plus convaincante.

Côté stabilité et propreté, c'est là aussi largement imparfait. De nombreuses rayures verticales subsistent, ainsi que des poussières ci et là, tandis que les tremblements de cadre sont récurrents sur l'ensemble des 5 films. Nuages épars est le mieux loti, là où Une femme dans la tourmente et Le grondement de la montagne sont les plus abîmés. Le grondement de la montagne présente aussi une fluctuation de la luminosité (effets de pompage) bien plus prononcée que sur les autres films.

En résumé, les restaurations utilisées sont généralement correctes mais visiblement anciennes et limitées. Elles font le travail, mais laissent une marge nette pour être améliorées par des restaurations plus fraîches. Par contre, la copie d'Une femme dans la tourmente est vraiment plus que limite.

Notes image : Le grondement de la montagne : 7.5 / Au gré du courant : 8 / Quand une femme monte l'escalier : 8 / Une femme dans la tourmente : 6.5 / Nuages épars : 9

NB : les captures 1 à 7 sont tirées du Grondement de la montagne, les captures 8 à 14 de Au gré du courant, les captures 15 à 21 de Quand une femme monte l'escalier, les captures 22 à 28 de Une femme dans la tourmente et les captures 29 à 35 de Nuages épars.

 

Les pistes sons des différents films suivent à peu près leurs qualités visuelles.

Le grondement de la montagne et Une femme dans la tourmente sont un cran derrière, avec des pistes plutôt nasillardes et avec des dialogues voilés ainsi qu'une bande originale qui peine à décoller. Nuages épars, à l'opposé, est relativement mieux loti, même si cela reste encore étriqué et très plat, mais a au moins le mérite d'être plus propre et un peu moins pincé. Au milieu du courant et Quand une femme monte l'escalier se situent un très léger cran sous Nuages épars, conservant un aspect légèrement voilé et étriqué, mais toujours plus convaincant que Le grondement de la montagne et Une femme dans la tourmente.

Notes son : Le grondement de la montagne : 3.5 / Au gré du courant : 4 / Quand une femme monte l'escalier : 4 / Une femme dans la tourmente : 3.75 / Nuages épars : 4.25

 

Chaque film vient accompagné d'une préface de Pascal-Alex Vincent (7-8 min environ, 1080p).

Quand une femme monte l'escalier, Une femme dans la tourmente et Nuages épars possèdent aussi une bande-annonce pour leurs ressorties (2015-2016-2017) (1080p).

Enfin, le disque d'Une femme dans la tourmente inclus aussi un portrait de l'actrice Hideko Takamine (10 min 42, 1080p).

Les notes

Piste 1 (VO) Audio Vidéo
Version Japonaise 8 8 / 12 8 / 12
Verdict Bonus Artistique
16 / 24 Dans les règles Un très bon moment en perspective.

Les screenshots

Par Rémy Pignatiello

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