TEST BLU-RAY La La Land

La La Land

B Blu-ray 1080p 2.55:1 - Cinémascope AVC-MPEG4

Version Anglaise DTS X - DTS-HD Master Audio 7.1 5.2 Mb/s

Version Française DTS X - DTS-HD Master Audio 7.1 5.2 Mb/s

Autres pistes Audio Description Français
Sous-titres Français imposé - Français sourds et malentendants
Sortie Blu-ray 25/05/2017
Awards Aucun

Le test

NB : comme sur le Blu-ray de Mademoiselle, le film démarre automatiquement après les logos et textes de lancement du Blu-ray, sans permettre au spectateur de passer par le menu principal (pour choisir la langue et les sous-titres, par exemple). Il s’agit là d’un authoring peu pratique, et nous ne pouvons que conseiller à M6 Video d’arrêter au plus vite ce lancement automatique et de revenir à un passage par le menu principal. Et s’il s’agit d’une volonté d’accélérer l’accès au disque, nous recommandons alors de faire comme certains de leurs collègues : raccourcir leur logo et déplacer les textes légaux à la fin du film plutôt qu’au début.

 

Tourné sur pellicule 4-perforations s35mm Kodak, avec des lentilles anamorphiques spécialement créées pour le film par Panavision, La La Land possède un visuel particulièrement flamboyant, renvoyant volontairement aux classiques musicaux Cinemascope des 50s, notamment la version 54 de Une étoile est née. On retrouve cette flamboyance de façon particulièrement bien retranscrite en Blu-ray, avec des couleurs primaires resplendissantes (captures 1, 5 et 15), tandis que la précision et le piqué typiques des pellicules utilisées sont facilement décelable à l’écran. On retrouve aussi les distorsions classiques des lentilles anamorphiques, notamment en bord de cadre.

Les séquences de jour sont les plus belles du film, avec une précision de tous les instants, que ce soit sur les acteurs, les costumes ou les décors. Les séquences moins éclairées sont très légèrement derrière, la faute à une douceur légère mais perceptible.

Enfin, aucun souci n’est notable (contraste, luminosité, format d’image) et la compression semble adéquate.

 

Contrairement au Blu-ray US qui proposait une VO Atmos et une VF DD 5.1 640 kbps, M6 nous propose une VO DTS:X et la toute première VF encodée en DTS:X du marché. Si vous n’êtes pas équipés, pas de panique : comme le Dolby Atmos qui passe alors en simple Dolby TrueHD 7.1 (ou 5.1, à défaut), le DTS:X passe alors en DTS HD MA 7.1 (ou 5.1 à défaut).

Globalement, les différences entre VO Atmos, VO DTS:X et VF DTS:X sont finalement assez limitées (au niveau de notre installation, c'est-à-dire du simple 5.1). Même en poussant l’analyse sur l’ensemble des informations encodées en 7.1 sur les pistes, la principale différence est une question de niveau sonore légèrement variable d’une piste à l’autre. Si l’on prend la VO Atmos US comme référence, la VF DTS:X a un volume sonore proche, mais des dialogues plus en avant (un peu trop), tandis que la VO DTS:X du disque français a le volume sonore global le plus faible des 3 (ce qui se voit particulièrement au niveau des enceintes arrière). Les autres enceintes (caisson de basses inclus) sont utilisées de façon très similaire dans les 3 cas.

En pratique, cela donne 3 pistes à l’ouverture très nette, avec un rendu ample et aérien, et dont les passages musicaux remplissent efficacement l’espace à 360° pour immerger totalement le spectateur. L’ensemble possède aussi une belle rondeur, très plaisante à l’oreille, mais plait surtout pour l’ensemble des petits éléments bien intégrés aux mixages, ce dès la scène d’ouverture. Le ballet musical de l’épilogue est à ce jeu le passage le plus impressionnant, permettant de passer en revue toutes les qualités sonores du Blu-ray en quelques minutes : équilibre du mixage, reprise des graves, puissance sonore et dynamique : tous les curseurs sont dans le vert. Le seul léger point d’accroche se situe au niveau de certaines lignes de dialogues, un tout petit sourds en VO, un peu trop en avant en VF. Cependant, il en faudra probablement bien plus pour gêner qui que ce soit.

 

Côté suppléments, l'édition française se débat comme elle peut mais fait assez pâle figure à côté de l'édition US. Pour cause, elle n'en reprend qu'une interactivité très partielle, et ce ne sont malheureusement pas les modules exclusifs qui compensent.

En provenance de l'édition US, on retrouve ainsi :

Commentaire audio de Damien Chazelle et Justin Hurwitz

Another Day of Sun : une ouverture triomphale (10 min 36, 1080p)

La musique de La La Land (13 min 31, 1080p)

Galerie d'affiches du film

Manquent donc à l'appel 8 modules supplémentaires (sur les entraînements de Gosling au piano, sur la place de Los Angeles dans le film, le tournage de la fête en début de film, le design visuel du film, John Legend, le tournage du climax du film, le duo d'acteurs principaux et la genèse du projet), 2 démos musicales (What a Waste of a Lovely Night et City of Stars) et 3 bandes annonces. Cela représente un total d'environ 70 minutes manquantes (+ les bandes annonces).

M6 a cependant inclus 3 modules exclusifs à l'édition française (mais tous malheureusement très promos) :

La La Land enchante Paris (9 min 11, 1080p), soit une compilation d'interviews à la première du film à Paris

La La World : le phénomène autour du monde (9 min 12, 1080p), une autre compilation d'interviews mais un peu partout dans le monde

À la découverte de La La Land (4 min 07, 1080p), micro-making of / résumé du film, à l'intérêt extrêmement limité

Tous les suppléments sont sous-titrés.

NB : une édition exclusive à la FNAC contient aussi une masterclass de Damien Chazelle d'environ 40 minutes.

Les notes

Piste 1 (VO) Piste 2 Note Son Note Image Verdict Bonus Artistique
Version Anglaise 5.75 Version Française 5.75 11.5 / 12 12 / 12 23.5 / 24 Correct Intéressant dans son ensemble.

Les screenshots

Rémy Pignatiello

Laissez un commentaire

Connectez-vous ou inscrivez-vous afin de laisser un commentaire.