TEST BLU-RAY : A Touch Of Zen (Xia nü)


A Touch Of Zen Carlotta Films

B Blu-ray 1080p 2.35:1 - Cinémascope AVC-MPEG4 DI - ?

Version Anglaise DTS HD Master Audio 1.0 1 Mb/s

Version Française DTS HD Master Audio 1.0 0.85 Mb/s

Autres pistes Aucunes
Sous-titres Français
Sortie Blu-ray 21/09/2016
Awards Aucun

Le test

Comme pour Dragon Inn, l'encodage a été confié à David Mackenzie qui avait déjà effectué l'encodage du film pour l'édition UK parue chez Masters of Cinema. On retrouve donc la même configuration ici avec une partie image directement reprise de l'encodage UK, et donc aucune différence entre l'édition UK et française.

A Touch of Zen a été restauré en 4K à partir de son négatif original 35mm dans le même élan que Dragon Inn : même année (2013), même laboratoire (L'immagine ritrovata Bologne), même résolution (4K) et même complexité due à l'absence de copie pouvant servir de référence absolue pour l'étalonnage. Ici, les recherches et le travail effectués pour Dragon Inn et une copie de A Touch of Zen de 1992 ont servi de support à la restauration 2013. Le directeur de la photo Hua Hui-ying a supervisé l'étalonnage.

De fait, les restaurations de A Touch of Zen et Dragon Inn partagent les mêmes qualités visuelles, mais aussi tristement les mêmes limites.

Là où la restauration a été particulièrement efficace, c'est à stabiliser et nettoyer le film. Le montage très rapide du film avait généré beaucoup de marques qui ont été profondément éliminées ici. La stabilité du film (tant côté cadre que le couple contraste / luminosité) est aussi particulièrement impressionnante. Le niveau de détails fluctue par endroits, avec certains plans à l'aspect un peu doux (cf capture 9), mais est le plus souvent très élevé. Les gros plans sur les acteurs offrent des détails fins sur les visages et les costumes des acteurs (captures 3, 4, 13, 14 et 15), tandis que la majorité des plans larges permet de profiter des larges décors utilisés (captures 7 et 12).

Cependant, et probablement de façon encore plus flagrante que sur Dragon Inn, l'étalonnage semble à la ramasse dès que la luminosité baisse un peu. Le film parait, dans sa globalité, assez jaune mais cela passe tant que la luminosité reste élevée (captures 3, 4, 7 et 12) ou que des couleurs primaires sont fortement présentes (captures 3, 4 et 15). Dès que les plans sont plus sombres, les détails dans les zones d'ombre disparaissent complètement dans des aplats délavés, bouchant complètement les noirs (captures 5 et 9). L'étalonnage déséquilibré colore en plus les noirs dans les scènes les plus touchés, donnant à l'image un aspect voilé souvent vert (captures 10 et 11), nuisant fortement au rendu visuel du film. Tous les plans sombres ne sont heureusement pas autant affectés, mais l'élimination des détails sombres reste une constance tout le long du film.

Plus généralement parlant, il est assez surprenant de voir autant de films aussi différents les uns des autres sortir de L'immagine Ritrovata Bologne avec cette dérive jaune et ce contraste délavé à la ramasse. Arrow en souffre sur leurs gialli, le cinéma asiatique en souffre aussi (on le voit ici avec les King Hu, mais Le syndicat du crime et Fist of Fury ont été récemment restaurés en 4K par la branche hong-kongaise du laboratoire et souffrent aussi de ce type de colorimétrie), Mariage à l'italienne en a aussi fait les frais. Il semble que dès que le laboratoire italien gère en interne l'étalonnage, même une supervision technique externe (comme un directeur de la photo) ne suffit pas à éviter d'obtenir le même rendu jaune délavé discutable. Pourtant, lorsqu'un éditeur prend en main la chose (comme Criterion avec Lee Kline ou Arrow avec James White), leurs restaurations possèdent des étalonnages beaucoup moins étranges, et surtout beaucoup plus différents les uns des autres (Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon, Les frissons de l'angoisse, A Brighter Summer Day, Breaker Morant, etc).

Il y a clairement quelque chose se passant dans les coulisses, et il est difficile de ne pas se demander si cet étalonnage n'est pas en train de devenir au Blu-ray ce que la dérive magenta (le Magenta Push) était au DVD, à savoir quelque chose de systémique et complètement infidèle à l'étalonnage original des films.

 

Comme sur Dragon Inn, la partie sonore reste beaucoup plus limitée que l'image. Si A Touch of Zen ne souffre pas des mêmes problèmes de distorsion, la VO mono a un rendu particulièrement étriqué et daté. Le rendu sonore fonctionne le mieux lors des combats, avec des effets sonores qui ressortent bien, mais sinon, c'est assez faible et plat.

La VF semble se baser sur les mêmes fondations sonores Musique + Effets, mais avec le doublage par-dessus. L'intégration des dialogues étant assez approximative (les dialogues sont trop forts et trop "propres"), la VF fait très artificielle dès que les acteurs dialoguent.

 

Comme pour Dragon Inn à nouveau, les suppléments vidéo de l'édition anglaise sont repris ici. On trouve ainsi :

Golden Blood (17 min 37, 1080p) : essai visuel de David Cairns sur le film

Bande annonce pour la ressortie du film (1 min 43, 1080p)

Et à nouveau une introduction au film par Pierre Rissient (7 min 11, 1080p), qui nous explique ici comment il a vu le film à Taiwan en 1972 et a aidé à amener le film à Cannes en 75.

A noter que le coffret Dragon Inn + A Touch of Zen inclut un DVD contenant le documentaire King Hu : 1932-1997 de Hubert Niogret (47 min 59). Le documentaire revient sur la vie et la carrière du réalisateur à travers de nombreuses interviews.

Les notes

Piste 1 (VO) Piste 2 Audio Vidéo
Version Anglaise 3.5 Version Française 3 6.5 / 12 9.5 / 12
Verdict Bonus Artistique
16 / 24 Dans les règles Un très bon moment en perspective.

Les screenshots

Par Rémy Pignatiello

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