TEST BLU-RAY Star Wars : Episode VII - Le Réveil de la Force (Star Wars : Episode VII - The Force Awakens)

Star Wars : Episode VII - Le Réveil de la Force

A-B-C | All Zones Blu-ray 1080p 2.40:1 - Cinémascope AVC-MPEG4

Version Anglaise DTS HD Master Audio 7.1 6.7 Mb/s

Version Française DTS HD High Resolution Audio 5.1 2 Mb/s

Autres pistes Audio Description Anglais - Hindi
Sous-titres Français - Anglais sourds et malentendants - Néerlandais - Arabe - Autres
Sortie Blu-ray 16/04/2016
Awards Démo Son VO - Référence Image

Le test

Photo 1 - Star Wars: Episode VII - Le réveil de la ForceD'une trilogie mythique à une prélogie abhorrée, J.J. Abrams a la lourde tache de perpétuer une saga légendaire par l'engouement et la passion qu'elle déchaîne. Satisfaire les millions de fans à travers le monde et attirer une nouvelle génération de spectateurs, telle est l'équation que le réalisateur de Star Trek se doit de résoudre. Redorer un phénomène de société qui a transcendé l'histoire du cinéma ne sera pas une sinécure, et s'attaquer à la future madeleine de Proust de toute une génération pourrait devenir, pour le cinéaste, un vrai chemin de croix. Grand fan de la saga, "Jiji" partira à l'aventure avec Michael Arndt et Lawrence Kasdan. Si Michael est connu pour sa qualité d'écriture - il a su renouveler la saga Toy Story et retranscrire à merveille les relations humaines dans Vice Versa -  c'est surtout avec Lawrence que la continuité Star Wars a son plus gros atout. En effet, monsieur Kasdan est juste un des instigateurs des trames scénaristiques de L'empire Contre Attaque (Leigh Brackett) et le Retour du Jedi (Georges Lucas)... Ça vous parle ? Alors tant mieux. Avec ces trois là à la baguette, il est certain que l'épisode VII de la saga à du être "pété et répété" jusqu'à plus soif, tout en essayant au maximum de faire le lien entre le passé et le futur.

Photo 2 - Star Wars: Episode VII - Le réveil de la ForceLe lien, éternel casse tête endigué par la recherche obsessionnelle de l'équilibre parfait, se nourrissant avec délectation de rêves utopiques. Un problème à multiples inconnues dont les différentes variables ne cesseront d'invoquer le doute sur les choix à établir. Prendre par la main l'imagination collective sur un arc narratif conçu avant tout pour réveiller la flamme des anciens et attirer des padawans sur les codes de la saga, n'est sûrement pas l'Enterprise la plus facile à mettre en scène. Un passage de flambeau ostentatoire qui n'est pas sans conséquences. De ce fait, l'analogie avec un Nouvel Espoir est criante mais s'arrêter à ce seul épisode ne serait pas très honnête bien que fatalement réaliste. De subtiles références résident de part et d'autre du film, mais le sentiment d’abandon de la prélogie est réelle, à quelques exceptions près. Le tiraillement et la fureur de Kylo Ren n'est pas sans rappeler ceux d'Anakin dans la Revanche des Sith et dans L'Attaque des Clones où il pète complètement les plombs en massacrant la tribu des hommes des sables. La base de cette nouvelle trilogie est belle est bien posée, mais il faut bien prendre en compte que ce septième épisode ne se suffit pas à lui même comme son grand frère, laissant volontairement en suspens énormément de questions. Si l'on peut lui reprocher un manque d'équilibre et des maladresses dans la forme, le divertissement est bien présent avec en ligne de mire une grosse technique.

L'image proposée est magnifique du début à la fin, une référence dans l'argentique.

Mais sans maîtrise, la technique n'est rien, et J.J. Abrams va s'entourer des meilleurs afin de perpétuer l’œuvre de Ralph McQuarrie, créateur de l'univers visuel de la première trilogie de La Guerre des Étoiles (Les Aventuriers de l'Arche Perdue, Cocoon). Pour affiner le côté artistique, le réalisateur a fait appel à l'un des piliers de la prélogie en matière de design, le dénommé Doug Chiang. Afin de rester fidèle aux années 70, J.J. a décidé d'abandonner le tout numérique avec des prises de vues en 35mm à l'aide des caméras Arri Alexa et Panavision. Seule la fuite de Jakku à bord du Faucon Millenium a été tourné à l'aide de caméra IMAX en 65mm. Une fois dans la boîte, un master intermédiaire 4K fut élaboré afin de profiter pleinement de l'énorme travail de conception.

Photos 3 - Star Wars: Episode VII - Le réveil de la ForceEn effet, il aurait été dommage de ne pas pouvoir profiter de l'énorme richesse du monde créé pour l’occasion. Pas de surprise ou de cataclysme, cette édition Blu-ray est juste splendide de bout en bout malgré les différents environnements proposés. La maîtrise du contraste était un point essentiel afin de profiter de l'immense palette colorimétrique au travers un étalonnage réglé au millimètre. Passer d'un village obscur à des déserts arides, de forêts chatoyantes à des repères confinés ou encore d'une atmosphère chaleureuse à des vaisseaux morbides, ne se fait pas d'un claquement de doigts. L'équilibre ne tenant qu'à un fil, le résultat aurait pu être catastrophique, surtout lors de l'insertion des effets spéciaux. L'aspect argentique a légèrement été affiné par rapport à la version cinéma, mais le piqué n'a rien perdu dans la manœuvre, le nombre de détails visibles est juste ahurissant. Que l'on regarde les costumes, les visages, les décors ou encore les créatures, le résultat est magnifique. Le point de ravitaillement de Maz permet d'apprécier à leur juste valeur les créatures animatroniques, et les marionnettes réalisées par les équipes de Neal Scanlan, alors que les lieux confinés proposent une palette de textures pléthoriques supervisée par Rick Carter.

Photo 4 - Star Wars: Episode VII - Le réveil de la ForceMais tout ceci n'aurait pas pu prendre vie et exceller sur certaines séquences sans le savoir-faire du réalisateur et de son directeur de la photographie Daniel Mindel (Star Trek Into Darkness, MI3). Car il faut bien le dire, les plans larges dans le désert, Rey dans l'épave d'un destroyer, la base Starkiller, le cargo, ou encore la forêt enneigée ont vraiment de la gueule. On n'oubliera pas cependant la fuite de Jakku à bord du Faucon Millenium où les rencontres avec Snoke, qui mettent en évidence la fluidité d'intégration, totale ou non, des effets spéciaux. A noter cependant, et c'est fort dommageable, que la fuite de Jakku ne soit présentée qu'au format 2.40 et non en IMAX. On finira par la profondeur et le relief aiguisé de l'ensemble qui donne cette impression de gigantisme avec son approche à l’échelle humaine bluffante. Mais où est donc la version 3D qui donnait tellement de vertige ?

Ne pas avoir de pistes en Dolby Atmos sur la VO et sur la VF, est totalement impardonnable pour un tel film !

Évidemment, un film ne se résume pas à son image, la bande son se doit de l'accompagner à l’unisson. Rentrons directement dans le sujet qui fâche, nous sommes en présence de Star Wars, l'avènement du label THX et du Skywalker Sound. Même si le format ne touche qu'un nombre assez réduit de passionnés, ne pas avoir de Dolby Atmos sur la VO et sur la VF est juste impardonnable pour un tel film, et ne nous dites pas qu'il n'y avait plus de place (voir le scan disc). Attardons-nous maintenant à ce qui nous est proposé, à savoir une piste originale en DTS-HD Master Audio 7.1 et une piste française en DTS-HD HRA 5.1 (format compressé). La logique aurait voulu du Dolby Atmos et un core en Dolby Digital TrueHD, mais bon, passons...

Restons objectif et rendons à César ce qui est à César, cette VO est de premier choix et nous aurions pu lui mettre un démo son si il n'y avait ce léger manque d'impact dans la dynamique. Quand à la VF, elle ne fait pas le poids surtout si l'on monte le volume afin d'en avoir pour son argent. Et c'est là que tout le charme disparaît, la magie sonore de la version salle ne fait plus partie de l'équation en Blu-ray.

Photo 5 - Star Wars : Episode IV - Un Nouvel EspoirLe mixage en lui même n'est pas à plaindre au niveau des effets multicanaux (vous entendrez parfois l'enceinte fantôme), mais cette VF souffre d'un manque d'équilibre. La bande originale est parfois trop envahissante, la voix des personnages secondaires à l'action sont plus présentes, et le niveau des basses trop poussé. Le canal LFE introduit une dynamique boostée artificiellement (notamment lors de l'utilisation de la force) qui envahit l'espace sonore avec maladresse. Ce manque de justesse n'est pas catastrophique en soit, mais la comparaison avec sa consœur anglaise lui fera du mal, surtout à fort volume.

Ce que l'on attend de Star Wars sont des batailles épiques, des duels aux sabres laser, et une séquence d'anthologie, comme la course de Pods pour ne citer qu'elle. De telles séquences existent, mais pour en apprécier toutes les coutures il faudra obligatoirement passer par la case version originale. Le résultat est une démonstration et on ose à peine imaginer une piste Atmos à la maison... Une référence peut-être !

Photo 6 - Star Wars : Episode IV - Un Nouvel EspoirLa VO offre un équilibre de qualité où chaque partie de la bande son sait rester en parfaite harmonie. On se réjouira de plusieurs passages et pas des moindres. Si la fuite de Jakku à bord du vaisseau légendaire est le must du film, il faudra aussi compter avec les Rathtars, qui, dans un espace cloisonné, apportent un coté Alien 3 bienvenue tout en faisant de l’œil à Indiana Jones. L'attaque de la base Starkiller ne sera pas en reste avec une précision de tous les instants. Le duel final sera riche en effets tout en alternant force et finesse. Vous l'aurez compris il faudra compter sur le travail des ingénieurs du son chapeauté par David Acord. Par contre, on vous conseille de monter le volume, et pas seulement pour en prendre plein les oreilles. Vous pourrez ainsi apprécier la clarté et l'ampleur d'une piste HD non compressée. La recherche de Rey par Kylo dans la forêt ou le pillage du destroyer sont d'une finesse rare, poussant l'ambiance comme il se doit, un vrai régal pour les deux canaux supplémentaires.

Coté suppléments le deuxième disque offre de nombreux renseignements très intéressants, dommage que la partie sonore ne soit pas plus développée et que les scènes coupées ne nous en apprennent pas plus :

  • Les secrets du Réveil de la Force : Un voyage cinématographique en 4 chapitres (69'14)
  • Le réveil de l'histoire : la lecture du scénario (04'01)
  • Les créatures du film (09'34)
  • Création de BB-8 (06'03)
  • Les secrets du duel final (07'02)
  • ILM : La magie visuelle de la force (07'55)
  • Scènes coupées (04'15)
  • John Williams : la 7ème symphonie (06'51)
  • Force pour change (03'22)
  • Pour information

Avant de conclure nous parlerons du côté commercial à la limite de l’indécence de la part de Disney. 3 éditions Blu-ray non localisées (Versions Benelux) se partagent les rayons. Le but serait-il de faire craquer le collectionneur à acheter plusieurs fois le film ? Évidemment ! De plus où est donc passée la version 3D ? Comment un film de l'ampleur de Star Wars ne propose-t-il pas de VF HD digne de ce nom ? Vous nous direz c'est toujours mieux que du DTS mi-débit ! Oui mais non...

Au final cette édition Blu-ray de Star Wars : Episode VII - Le Réveil de la Force ne peut être totalement dénigrée. L'image est irréprochable et sa piste anglaise en Master Audio plus qu'efficace. Par contre, il est clair que l'on aurait pu avoir beaucoup mieux au niveau sonore, surtout pour la VF. Ces choix techniques et surtout commerciaux, font que nous vous conseillons de prendre votre mal en patience et d'attendre une baisse de prix... Tout cela peut paraitre paradoxal, mais à un moment donné, il faut savoir dire stop !

Les notes

Piste 1 (VO) Piste 2 Note Son Note Image Verdict Bonus Artistique
Version Anglaise 6 Version Française 3.5 9.5 / 12 12 / 12 21.5 / 24 Dans les règles Un très bon moment en perspective.

Les screenshots

Frédéric Tribolo

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