TEST BLU-RAY : Une Nuit en Enfer (From Dusk Till Dawn)


Une Nuit en Enfer Studio Canal

B Blu-ray 1080p 1.85:1 - Panoramique AVC-MPEG4 DI - ?

Version Anglaise DTS HD Master Audio 5.1 5.7 Mb/s

Version Française DTS HD Master Audio 5.1 5.7 Mb/s

Autres pistes Aucunes
Sous-titres Français - Anglais
Sortie Blu-ray 20/11/2012
Awards Must Have

Critique image

Sous un soleil torride, la définition nous accueille très chaleureusement. La première chose qui frappe, c'est l'intensité des couleurs. Déjà élégante sur l'édition DVD THX (seul point réellement satisfaisant à l'époque), on atteint ici un « degré » incroyable. C'est fort et désuet de toute saturation abusive. La façade du commerce permet de distinguer aisément tous ses écrits. Par ailleurs, cette dernière se trouve bien aidée par un piqué convaincant. Ce n'est pas un découpage type - laser- cependant le rendu est honorable. Très honorable même. Les petits drapeaux triangulaires sont saisissants de distinction. L'intérieur du magasin est également boulimique en offrandes et de la matière, il y en a. La pénombre ne gène en rien à la parfaite lisibilité des linéaires. Aucune date de péremption à l'horizon. Prenons les étagères de pop-corn se trouvant derrière le shérif (Rouge/bleue), elles n'ont jamais été aussi appétissantes. Les bouteilles d'alcools se trouvant derrière le commerçant - au comportement si naturel, qu'il mérite assurément un oscar à Hollywood - sont facilement identifiables. « Amis d'la gnôle, la gnôle nous appelle » ! Et même le moindre petit détail coloré se trouve être facilement identifiable. Preuve en est le petit point rouge du viseur de « Mr44 » de George Clooney, ce dernier est parfaitement visible. Ça tue ! "Buscando una fiesta !" : La deuxième partie « Boucherie » du film est assurément la plus dur à traiter. Dans une atmosphère – basse lumière – le résultat est plus que surprenant. Clairement. Si jamais vous ignorez encore à quoi peut ressembler la couleur du sang, et autres membres corporels vous allez avoir à boire et à manger en abondance! Passez le sulfureux Lap-Dance de la très sexy Salma «Satanico - Pandemonium » Hayek qui n'a d'ailleurs jamais aussi bien donné visuellement(bonne tenue des noirs), le découpage est encore plus abouti qu'en première partie. Ça coupe sec. Toutes les actions et autres décors d'arrières plans sont parfaitement lisibles. Si par le passé on avait tendance à se - focaliser - sur les premiers plans, c'est avec un plaisir sadique que l'on découvre ce qui se trame au fond! Et même avec des mouvements de caméra énergiques, ça reste costaud techniquement parlant. Quelle joie de pouvoir distinguer autant de détails comme jamais. « Carlooos, enfonce la poooorte » : La « nuit en enfer » terminée, on aboutie sur ce qui est assurément le zénith de l'édition. Cette dernière partie en plein jour se révèle parfaite. Telle une arrivée au paradis, c'est du pain béni pour nos écrans. Des noirs luisants donnent la réplique à la flamboyante luminosité mexicaine. Le pied total! Si vous êtes en possession de l'édition collector THX 2-DVD de l'époque, essayez de comparer, vous allez être sacrément surprit du rendu. A prendre en compte : N'ayant pas bénéficié d'un gros budget, les conditions de tournages n'ont pas été optimales. En toute honnêteté, il sera très difficile d'obtenir mieux sur support Blu-Ray. Notre excitation sur le rendu visuel, tient bien-évidement compte de ce – minuscule - détail. On fait bien mieux on vous l'accorde, mais on fait bien pire également.


Critique sonore

Attention faite bien chauffer vos tympans, il s'agit d'un véritable enfer sonore ! Une énergie de tous les diables se déchaine dès la séquence d'ouverture. Les premiers échanges - fins - du shérif et du commerçant laissent place à une véritable fusillade démentielle. Un choc entre deux mondes diamétralement opposés. La dynamique est d'une virulence sans nom. Les impacts des balles en surround sont tout également puissants. Cette démence acoustique libérée par la folie cérébrale du cadet des frères Gecko qui pense avoir entendu "sauve-moi" de la bouche de l'oscarisable commerçant, annonce la couleur d'une bande son (valable en v.o comme en v.f) qui n'a pas finit de mettre au tapis votre installation. Ça fuse dans tous les coins et l'explosion du commerce donne du grave comme il le faut. Ça commence fort bon-dieu ! On s'est amusé à comparer la version française DTS (755 Kb/s) du DVD, il n'y a pas photo. Alors imaginez la version originale en Dolby Digital (384 Kb/s) ! Déjà un point de réglé : le rendu en Blu-Ray est largement supérieur ! Même de petits détails comme le regard « psychopathe » de Quentin Tarantino envers – l'otage – dans le motel provoque un soulèvement du canal dédié aux basses très surprenant. On en arrive à espérer encore d'autres dans le genre. Le rendu musical est également aux honneurs. La sonorité est généreuse, le message est clair et la dynamique toujours pas avar en surprises. La séquence du lap-dance qui constitue la virgule scénaristique, est un moment que l'on attend avec grande impatience quand on connait déjà l'œuvre culte de Robert Rodriguez. Son rendu est très agréable à l'oreille. Des basses rondes accompagnent un morceau de guitare d'une bonté qui n'a d'égale que la voix suave de son chanteur. Un grand moment. Et après ça ? « Le diner est servi » ! Alors là, c'est la furia multi-canal. Ça va de partout, de grognements en craquements, difficile d'être épargné par la cour de récréation qui s'offre à nous. C'est « too much », mais "bon-sang" que c'est bon ! Et attendez d'entendre au chapitre 12 (1h12) l'arrivée des chauves-souris. Ces dernières vont squatter vous surround pendant un long moment (ça se compte en minute !). Leur entrée fracassante vous ouvrira les portes de l'enfer acoustique. Cette dernière partie façon « tête brulée » vaut son pesant de cacahuètes. Concernant le combat entre la V.O et la V.F, le rendu est sensiblement le même à quelques exceptions prés, comme la réverbération du speaker du « Titty Twister » très fortement prononcée en version française alors qu'en version originale son discourt ne trouve preneur que sur la centrale et ne donne que très peu en réverbération. Après entendre Quentin Tarantino avec la voix de Tom Hanks est un choix qu'on vous laisse bien volontiers.


Conclusion technique

Testé à partir du somptueux coffret "Titty Twister" il s'agit ni plus ni moins d'un "Must-Have" d'Anthologie. Et le mot est faible... MONSTRUEUX!


Suppléments

Une édition absolument terrifiante niveau contenu. De Goodies en suppléments réparties spécialement sur un 2ème disque, voici une édition des plus complètes! Contenu & Suppléments: - 2 Blu-ray et 1 DVD - 1 affiche du Titty Twister - 3 badges du film - 1 plaque du bar Titty Twister - 6 cartes postales du film - 1 tatoo - 2 verres à shots Titty Twister - Interviews de George Clooney et Robert Kurtzman - Commentaire audio de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez (VOST) - Scènes coupées et prises alternatives (commentées par - Robert Rodriguez - 5'29" - VOST) - Bêtisier (6'04" - VOST) - "Hollywood va en enfer" (Hollywood Goes To Hell) : making of (13'28" - VOST) "L'art de réaliser un film" (The Art of Making the Movie) (commenté par Robert Rodriguez - VOST): - l'ouverture (10'47") - l'otage (2'16") - Titty Twister (27'08") - Rat Man et Battle 3 (6'03") - "Sur le plateau" (On the Set) (commenté par Robert Rodriguez - 2'05" - VOST) - "Full Tilt Boogie" : le film du film (1997 - 96' - VOST) Clips : - Tito & Tarantula "After Dark" (4'06") - ZZ Top "She's Just Killing Me" (3'50") Bande-annonce


Critique artistique

Comment une virgule scénaristique devient culte : Une Nuit en Enfer!


Les notes

Piste 1 (VO) Piste 2 Audio Vidéo
Version Anglaise 6 Version Française 6 12 / 12 12 / 12
Verdict Bonus Artistique
24 / 24 Le Nirvana Un très bon moment en perspective.

Par Sylvain Camps

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Commentaires sur " Une Nuit en Enfer "
  • ceka

    ceka le 29/05/2014 à 20:44

    Film génial servi par une édition aux petits oignons!

    Ce blu-ray fait honneur au film gravé sur sa face. Le possédant en DVD, j'ai redécouvert ce chef d'oeuvre grace au support qui nous intéresse.

    Ce qui fait peur avec ce genre de film c'est l'omni présence de ce grain cinéma si cher aux amateurs qui fini par manger le film lors de mauvaises conversions HD; ici que ninni! Le charme granuleux est superbe, le piqué et la colorométrie inespéré!

    Un film à redécouvrir sous cette forme pour en aprécier tout le charme!emoticone

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