TEST BLU-RAY IMPORT : How You Live Your Story : Selected Works by Kevin Jerome Everson


How You Live Your Story : Selected Works by Kevin Jerome Everson Second Run DVD

A-B-C | All Zones Blu-ray 1080i 16/9 - Divers AVC-MPEG4 DI - ?

Version Anglaise PCM 2.0 2.3 Mb/s

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Sous-titres Aucuns
Sortie Blu-ray 09/11/2020
Awards Must Have

Le test

Des films au rendu globalement satisfaisant mais variable...

Pour cette sélection de travaux signés Kevin Jerome Everson, Second Run a inclus (et réparti) sur 2 disques les films suivants :

Disque 1 :

  • Longs-métrages : Spicebush (2005, 1h 08 min 12, 1080i, captures 1 à 4), The Island of St. Matthews (2013, 1h 04 min 49, 1080p, captures 5 à 8) et Tonsler Park (2017, 1h 19 min 39, 1080p, captures 9 à 12)
  • Courts-métrages : Fe26 (2014, 7 min 22, 1080p, captures 13 et 14), Sound That (2014, 11 min 41, 1080p, captures 15 et 16) et Ears, Nose and Throat (2016, 10 min 11, 1080p, captures 17 et 18)

Disque 2 :

  • Long-métrage : Erie (2010, 1h 20 min 42, 1080i, captures 19 à 22)
  • Courts-métrages : Old Cat (2009, 11 min 26, 1080i, captures 23 et 24), Company Line (2009, 29 min 52, 1080i, captures 25 à 27), BZV (2010, 28 min 06, 1080i, captures 28 et 29), Ten Five in the Grass (2012, 34 min 12, 1080p, captures 30 et 31), Grand Finale (2015, 4 min 42, 1080p, capture 32), Three Quarters (2015, 4 min 37, 1080p, capture 33), Eason (2016, 14 min 59, 1080p, capture 34), IFO (2017, 9 min 35, 1080p, capture 35), Rams 23 Blue Bears 21 (2017, 8 min 07, 1080p, capture 36), Polly One (2018, 6 min 15, 1080p, capture 37), Round Seven (2018, 18 min 56, 1080p, captures 38 et 39), Union (2019, 3 min 01, 1080p, capture 40), Sanfield (2020, 20 min 13, 1080p, captures 41 et 42) et Brown Thrasher (2020, 2 min 41, 1080p, capture 43)

Les films ont été tournés sur une variété de supports, avec une prédominance tout de même pour le tournage en 16mm. Dans l'ensemble cependant, s'il fallait simplifier et tenir les comptes, on pourrait découper les choses ainsi :

  • Films en 16mm joliment filmiques : Tonsler Park, Fe26, Ears, Nose and Throat, Three Quarters, Eason, IFO, Round Seven, Sanfield
  • Films en 16mm moins bien traités : Sound That, Ten Five in the Grass, Polly One, Brown Thrasher
  • Films numériques profitant du support HD : The Island of St. Matthews (bien qu'indiqué tourné en 16mm, le rendu général du film semble plutôt celui d'un tournage numérique), BZV, Grand Finale, Rams 23 Blue Bears 21, Union
  • Films clairement limités techniquement, voire tenant de l'upscale SD : Spicebush, Company Line, Erie, Old Cat.

De fait, la balance est plutôt positive et la grande majorité des films profitent d'une manière ou d'une autre de la HD (même si 2 des 4 longs métrages sont limités). Les films en numérique HD notamment sont très simplement mais efficacement retranscrits, avec une image définie et détaillée, bien que sans chichi. Les films en 16mm et bien traités comme Tonsler Park ou Three Quarters ont une patine, eux, argentiques très jolie et très agréable, avec une texture palpable qui ne plaira certes pas aux allergiques du grain mais qui est sinon logiquement marquée (et marquante). A contrario, plusieurs films indiqués comme tournés en 16mm ont probablement été transférés en numérique il y a plus longtemps et leur aspect ressemble plus à un ancien master HD, comme Polly One et Ten Five in the Grass, avec parfois des effets de dédoublement comme si l'image avait été mal convertie d'une cadence à une autre. Brown Thrasher est légèrement supérieur, avec un rendu assez propre mais qui semble un peu trop électronique. Il y a aussi The Island of St. Matthews, indiqué tourné en 16mm (c'est aussi ce qu'indique IMDB) mais dont la patine ressemble bien plus à un joli tournage numérique HD. Plus clairement gênant, Erie et Old Cat semblent carrément tirés de masters SD tant leur niveau de détails et définition générale (sans compter l'aliasing visible un peu partout) sont limités. Restent enfin Spicebush et Company Line, qui ont été tournés en MiniDV et donc directement en SD, pour un résultat forcément limité à la source.

Côté couleurs, à chaque film sa tendance mais rien ne choque particulièrement. Certains films comme The Island of St. Matthews sont un peu moins chatoyants que Sound That ou Eason, mais cela semble d'origine, tandis que les films en pur N&B comme Tonsler Park ou Three Quarters offrent une photo retranscrite de façon là aussi convaincante et un noir et blanc suffisamment nuancé sans pour autant paraître voilé ou contraire excessivement contrasté. Côté propreté, les films en 16mm conservent quelques défauts ci et là, mais ils se limitent à quelques poussières ou rayures brèves et légères (mais fréquentes) ou à des poils en bords de cadre, tandis que les films en numérique n'ont pas de souci (hormis Union qui possède 2 bandes jaunes verticales - cf capture 40).

Par contre, la compression souffre énormément sur de nombreux films, dont malheureusement les plus détaillés. Tonsler Park est tout particulièrement touché, avec des aplats de compression sur quasiment toute sa durée, parfois de façon extrêmement intense (capture 11), mais Ears, Nose and Throat, Eason ou Sanfield ne sont pas épargnés non plus. Avoir dû faire tenir autant de matériel sur seulement 2 disques plutôt que 3 explique sûrement en partie le résultat, mais les réglages de l'encodeur manquent certainement de finesse, et la stratégie de compression aurait clairement pu être améliorée : fallait-il dédier autant d'espace à des films tournés en MiniDV comme Spicebush ou Company Line ? Pourquoi avoir encodé en LPCM 2.0 des films muets (Old Cat, Three Quarters, Polly One, Union) ? Autant de petites économies qui auraient évité de niveler par le bas les films les plus fins. Ce n'est pas la première fois que l'encodage d'un titre Second Run laisse à désirer, et on ne peut qu'espérer que l'éditeur ira d'ici peu discuter avec son prestataire d'encodage (Silversun) afin que la situation s'améliore enfin.

...et des pistes son simples mais adéquates.

Attention : l'ensemble des films sont proposés en VO non sous-titrée (hormis quelques lignes de BZV), pas même en Anglais pour sourds et malentendants.

Moins de variations côté son et des pistes généralement simples et intimistes mais retranscrites de façon propres et confortables. Les dialogues sont parfois un peu limites (Fe26, Sound That, Erie) mais restent dans l'ensemble compréhensibles, avec heureusement des pistes sans défaut ni souffle. Les films sont très peu démonstratifs hormis le feu d'artifice de Grand Finale, mais Sound That se permet quelques jeux acoustiques. Bref, c'est simple mais efficace et adéquat aux programmes de toute manière.

Suppléments

Le seul supplément est un livret de 28 pages, principalement composé de photos d'Everson et complété par une page présentant le réalisateur et 2 pages détaillant les films inclus dans cette édition (on notera d'ailleurs que les durées données dans le livret ne sont pas toujours très exactes...). On aurait apprécié quelques analyses du travail d'Everson, qui n'hésite parfois pas à sortir du pur documentaire et à reconstituer des situations sans qu'on sache forcément ce qui est directement capté et ce qui est reproduit pour sa caméra.

Les notes

Piste 1 (VO) Audio Vidéo
Version Anglaise 9.5 9.5 / 12 9 / 12
Verdict Bonus Artistique
18.5 / 24 Délaissé Un très bon moment en perspective.

Les screenshots

Par Rémy Pignatiello

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