TEST BLU-RAY IMPORT Les Frissons de l'Angoisse (Profondo Rosso)

Les Frissons de l'Angoisse

A-B Blu-ray 1080p 2.35:1 - Cinémascope AVC-MPEG4

Version Italienne DTS HD Master Audio 5.1 3.5 Mb/s

Autres pistes Anglais - Italien
Sous-titres Anglais - Anglais sourds et malentendants
Sortie Blu-ray 25/01/2016
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Le test

Arrow upgrade son édition Blu Ray des Frissons de l'angoisse (aka Deep Red ou Profondo Rosso) en exploitant la nouvelle restauration 4K effectuée à partir du négatif Techniscope original 35mm (aidé par un interpositif pour un plan plus abîmé) à L'immagine Ritrovata Bologne.

La restauration 4K tourne dans les salles depuis quelques mois, et a notamment été projetée à Lyon dans le cadre du Festival Lumière 2015. Lors de la projection, nous avions relevé une dérive jaune notable ainsi qu’une image parfois un peu terne. Visiblement, nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé cela étrange car Arrow a repoussé de plusieurs mois cette nouvelle édition Blu Ray afin d’effectuer des corrections d’étalonnage supplémentaires (une première passe à L'immagine Ritrovata Bologne et une seconde à Deluxe Londres).

Et effectivement, les dérives jaunes et la luminosité un peu trop prononcées de nombreuses séquences ont disparu et on retrouve maintenant un étalonnage plus proche de celui des précédents Blu Rays. L’étalonnage ne correspond pas à 100% pour autant, en particulier au niveau de la saturation des couleurs (notamment les carnations des visages) qui semble un peu plus élevée que par le passé.

Le contraste est lui aussi plus proche de nos souvenirs vidéos passés, et (il faut le dire) plus convaincant que ce qu’on a pu voir en salles (reste à savoir si c’est plus ou moins respectueux de la colorimétrie d’origine) : l’image est équilibrée avec à la fois des noirs profonds mais des détails conservés dans les zones sombres.

Le niveau de détails, justement, est excellent. S’il est fort probable que certains possédant une incarnation précédente du film en HD (que ce soit chez Wild Side en France, Blue Underground aux USA ou Arrow en Angleterre) choisissent de la conserver et ne pas upgrader, d’un point de vue absolu, la nouvelle restauration propose en Blu Ray un excellent rendu visuel. Impeccablement encodé par David Mackenzie (y compris sur les nombreux aplats rouges où aucun problème de compression n’a été décelé), ce nouveau Blu Ray propose un confort de visionnage très appréciable, en particulier lors des nombreux gros plans sur les acteurs (Hemmings notamment). L'image a un aspect globalement très naturel, grâce à l'absence de tout filtrage numérique destructif : le grain fin typique des restaurations 4K répond bien présent, et aucune accentuation artificielle des contours n'est visible. Cet aspect naturel est d'autant plus visible lorsqu'on compare cette édition aux précédentes car le master HD utilisé à l'époque avait un aspect très électronique à cause d'un "bruit vidéo de scanner" généré lors de la numérisation de la pellicule. Ce bruit est totalement absent de la nouvelle restauration 4K.

A noter que le montage international du film, plus court, a été remonté à partir de la nouvelle restauration 4K, permettant à ce montage de profiter du bond qualitatif. Par contre, une erreur de remontage semble s'y être glissée durant ce processus : dans la séquence où Mark monte pour la première fois dans la voiture de Gianna, une image de l'Italien à vélo avec son drapeau est visible pendant 1 image. Rien de gênant, mais tout de même.

Enfin, on notera qu'il reste malgré tout plusieurs plans montrant des pulsations chromatiques.

Par rapport au Blu Ray français édité par Wild Side en 2012, on remarquera les différences suivantes : des couleurs beaucoup moins jaunes, une image qui parait plus sombre (moins éclairée), et un cadrage un peu plus serré, en particulier sur les bords gauche et droit de l'image. Des captures comparatives sont incluses sur ce test (les 1eres captures sont tirées du disque UK, les 2emes du disque FR).

 

Plusieurs pistes sons sont proposées en fonction du montage du film : une piste Italien mono, une piste Italien 5.1 et une piste Anglais mono (avec des passages en Italien pour les séquences non doublées) pour le montage long, et une piste mono 100% Anglais pour le montage international court.

Dans le cadre de ce test, le film a été majoritairement visionné dans son montage long avec la piste 5.1.

La piste 5.1 propose une excellente ouverture pour un remixage assez naturel et bien équilibré. Les dialogues sont clairs et intelligibles, la piste ronde (notamment sur la ligne de basse de la bande original comme à la 95e minute) et profite de la spatialisation musicale pour proposer une belle ampleur. A côté, les pistes mono (Italien comme Anglais) font pâle figure, en particulier à cause d'un rendu plus sourd.

A noter : une erreur sur la jaquette promet une bande originale isolée 2.0, en réalité absente du disque.

 

Arrow reprend les bonus de son édition de 2011 et y ajoute un essai visuel de Michael Mackenzie nommé Profondo Giallo (32 min 57, 1080p) analysant le film et sa place parmi la filmographie d'Argento et le giallo en général.

Le disque n°1 contient le reste des suppléments :

Introduction de Claudio Simonetti (23 sec, 1080p, anglais non sous-titré)

Commentaire audio de Thomas Rostock (anglais non sous-titré)

Rosso Recollections (12 min 26, 1080p, italien sous-titré anglais) : Argento discute de la génèse du film

Lady in Red (18 min 48, 1080p, italien sous-titré anglais + anglais non sous-titré) : Daria Nicolodi se rappelle du tournage du film

Music to Murder For ! (14 min 07, 1080p, anglais non sous-titré) : interview de Claudio Simonetti sur sa relation avec Argento, son travail musical sur le film, etc

Rosso From Celluloid to Shop (14 min 30, 1080p, italien sous-titré anglais + anglais non sous-titré) : Luigi Cozzi nous fait visiter la boutique romaine consacrée à Dario Argento et ses films

Bande annonce italienne du film (1 min 49, 1080p)

 

Le disque n°2, exclusif à l'édition limitée (déjà épuisée), contient le montage international court du film ainsi que la bande annonce US du film (2 min 43, 1080p, anglais non sous-titré).

 

Enfin, là aussi exclusifs à l'édition limitée, on trouve :

le CD de la BO (28 pistes, enregistré en 1975) (attention, il s'avère que les pistes 25 et 26 sont malencontreusement des répétitions des pistes 19 et 3, il manque donc les véritables pistes 25 et 26...)

un livret de 32 pages (en anglais) contenant un nouvel écrit sur le film par Mikel J. Koven (sur les thématiques du film, en particulier celles convoyées par les personnages principaux du film) ainsi qu'un article plus ancien de Alan Jones (sur le film et son tournage)

un poster réversible (environ 51 cm x 40 cm)

6 reproductions de Lobby Cards d'époque (au format carte postale)

Les cartes sont dans le boîtier Amaray, le poster et le livret sont glissés dans le fourreau entourant tout le package et utilisant un nouveau visuel créé par Gilles Vranckx

 

A noter que malgré tous ces suppléments, le Blu Ray Français édité par Wild Side en 2012 reste intéressant car il contient une compilatation d'interviews avec Argento, Cozzi et Mach Méril de 26 minutes ainsi, surtout, qu'un long documentaire d'environ 1h 53 sur le réalisateur et ses films.

Les notes

Piste 1 (VO) Note Son Note Image Verdict Bonus Artistique
Version Italienne 10 10 / 12 11 / 12 21 / 24 Le Nirvana Intéressant dans son ensemble.

Les screenshots

Rémy Pignatiello

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