TEST BLU-RAY 3D : Le Hobbit : Un Voyage Inattendu Version Longue (The Hobbit: An Unexpected Journey Extended Edition)


Le Hobbit : Un Voyage Inattendu 3D Version Longue Warner Bros

A-B-C | All Zones Blu-ray 3D 1080p 2.35:1 - Cinémascope MVC DI - ?

Version Anglaise DTS HD Master Audio 7.1 6.9 Mb/s

Version Française Dolby Digital 5.1 0.448 Mb/s

Autres pistes Espagnol - Italien
Sous-titres Français - Anglais sourds et malentendants - Espagnol - Italien - Néerlandais
Sortie Blu-ray 13/11/2013
Awards Démo Son VO

Critique image 3D

De l'encre il en a fait couler mon précieux. Cette version longue tant attendue (et déjà critiquée avant l'heure) déboule un mois avant la sortie en salles du second volet: La Désolation de Smaug. Cette fameuse version «Extended» propose donc 13 minutes supplémentaires (pour savoir les chapitres concernés, rendez-vous dans l'onglet synopsis) que nous avons eu le plaisir de tester ici en 3D.

Concrètement, il n'y a rien de bien nouveau dans cette Terre du Milieu en mode relief. Une maitrise toujours aussi propre, bien qu'un brin décevante au (long) décompte final. On y récupère une profondeur exploitée assez judicieusement comme l'intérieur de la demeure de ce vieux Bilbon (longs couloirs), quelques portées de styles décomplexées (effet vertigo…), et une belle incursion du Slave Motion grâce à la 3D rendant du coup la fameuse «perspective forcée» de la trilogie de l'Anneau inopérante. Le jaillissement sait tout aussi bien se faire remarquer, seulement quand les circonstances l'exigent. Point d'effet loupé, ou autre mal mené. Ça reste quantifié et maitrisé. Le troisième maillon du groupe, le débordement, rejoint l'idée du précédent pour n'apparaitre qu'à (très) bon escient. Pour voir tout ce bon monde réuni pour une même et seule idée, celle de nous divertir, jetez-vous sur le chapitre 24 «sur la colline» du second disque avec le choc des collines. Un vrai moment 3D.

D'autres très bons créneaux sont à découvrir. Sans revenir en long et en large sur ce qui a été dit (version cinéma), cette version longue n'apporte rien de frais en termes de 3D. Retenez surtout que cette dernière s'expose royalement lors des scènes d'actions, et profite à ce voyage tant -attendu- par une très bonne profondeur.

La vision de l'anneau:

Sous la polarisation, l'image prend une nouvelle fois la route du parfait. Approfondi, décuplé suivant les circonstances, le visuel s'évertue à nous bluffer plusieurs fois durant. La décélération en 24 images/seconde (48 en HFR) se fait sans hic, et la captation en caméras RED Epic (5K) porte grandement ses fruits.

Bravo!

Critique sonore

Une quête de l'immersion toujours aussi forte. Exploitation maximale de ce que sept canaux peuvent offrir à domicile.

La baguette d'Howard Shore chante et rythme l'aventure sous un angle classe et limpide, tandis que le début de la trépidante aventure de Bilbon mène tambour battant notre soif d'écoute jusqu'au bout du (second) disque. Un fourmillement de détails à la fois fort et discret, superbement charpenté. L'excellente collaboration de David Farmer et Dave Whitehead (Sound Designer) procure à l'œuvre, une identité toute particulière, et lui permet de vivre et respirer parmi les meilleures auspices techniques de l'année. Entre le choc des collines (chap24 – second disque), l'excellente introduction, "sous la colline" (chap - 25) en compagnie du grand Gobelin… il y a de quoi attendrir son plaisir. Une ambiophonie délicieuse.

VO vs VF:

Courageuse que cette conspuée piste française en Dolby Digital. Bien que logiquement inférieure à sa cadette américaine, et seulement en 448 Kb/s, elle assure de savoureux moments à son étage. Pour vivre intensément «Un Voyage Inattendu», il faut choisir la langue de Shakespeare. Plus précise, plus profonde, plus riche, plus généreuse dans le bas du spectre, la version américaine tramée en 7.1 canaux porte l'anneau qui les gouverne tous. Un véritablement moment d'assise acoustique prenant et cossu.

Conclusion technique

En elle-même, la version longue du Hobbit en Blu-ray 3D n'apporte rien de nouveau sur le plan technique. Identique à la version «cinéma», elle sera vous faire profiter d'une belle 3D, et d'un florissant rendu sonore (VO).

Nouveaux et prévisibles regrets sur la version française SD.

Côté suppléments, le disque 4 offre un monumental Making-of de plus de quatre heures trente. Et quand on sait que la version longue du second volet offrira la suite (idem pour le troisième), il y a de quoi devenir cinglé. Même Georges Lucas et Disney avec leur quantité stratosphérique de trésors ne nous l'avaient pas faite celle-là. Le disque 5 lui va encore plus loin dans le timing et les pépites qui croustillent. Ce «Retour en Terre du Milieu» va vous instruire sous prêt de 5 heures! 4h45 pour être plus précis.

Concrètement, cette version longue du Hobbit: Un Voyage Inattendu» pousse le délire jusqu'au bout. Car par delà les fameuses treize minutes supplémentaires du long métrage, c'est près dix heures de nouveaux suppléments qui vous attendent! Un beau coffret, une édition Blu-ray carrée, des suppléments pharaoniques et bien entendu succulents, bim, un des Must-Have de ce Noel 2013.

Suppléments

Suppléments présents : Reprise des suppléments de la version cinéma

Blu-ray 2 :

  • "La Nouvelle-Zélande : Pays de la Terre du Milieu" ( 6'35)
  • 10 videoblogs du tournage:
  • 1. Début de la production - 14 avril 2011 (10'32)
  • 2. Repérage des décors extérieurs - 9 juillet 2011 (10'20)
  • 3. Tournage du bloc numéro un - 21juillet 2011 (13'19)
  • 4. Tournage en 3D - 4 novembre 2011 (10'46)
  • 5. Extérieurs 1e partie - 24 décembre 2011 (12'04)
  • 6. Extérieurs 2e partie - 2 mars 2012 (12'28)
  • 7. Les studios Stone St. - 6 juin 2012 (13'59)
  • 8. Fin du tournage principal - 24 juillet 2012 (14'42)
  • 9. Aperçu de la postproduction - 24 novembre 2012 (14'08)
  • 10. Avant-première mondiale à Wellington - 14 décembre 2012 (14'42)
  • Première bande-annonce (2'34)
  • "Les nains" (2'34)
  • "La lettre" (2'50)
  • "Le contrat de Bilbon" (2'48)
  • "Le pari de Gandalf" (2'45)
  • "Les chemins de Gollum" (2'44)
  • Bandes-annonces jeux vidéo - Le Hobbit : les Royaumes de la Terre du Milieu (57") - Gardiens de la Terre du Milieu (37") - LEGO Le Seigneur des Anneaux (40")

Blu-ray 3 :

  • Commentaire audio de Peter Jackson et Philippa Boyens Nouveaux suppléments

Blu-ray 4 :

  • Les Annexes, 7ème partie : "Un Voyage Très Attendu" en 15 parties, avec introduction de Peter Jackson (4h31 - VOSTFR)
  • Ouverture - Le Voyage de retour en Terre du Milieu
  • Énigmes dans l'obscurité
  • Une Fêtes inattendue
  • Mouton Rôti
  • Bastion de Vertbois
  • Une courte Pause
  • Sur la montagne...
  • ... Sous la montagne
  • Tomber de Charybde en...
  • De Retour à Hobbitbourg
  • L'Épopée de la scène 88
  • La Bataille de la Moria
  • Aux abords de la Terre Sauvage
  • La maison est derrière nous, le monde nous attend
  • Générique "High Fells" : aperçu de "Le Hobbit : La Désolation de Smaug"

Blu-ray 5 :

  • Les Annexes, 8ème partie : "Retour en Terre du Milieu" (4h45 - VOSTFR)
  • "La Compagnie de Thorin" : exploration des personnages et 5 familles de nains
  • "M. Saquet : le 14ème membre" : portrait de Martin Freeman
  • "Le Peuple de Dürin" : Création des nains
  • "Les Peuples et Créatures de la Terre du Milieu" : design et création des nouvelles créatures
  • "L'univers du troisème Age" : de Cul-de-Sac à Gobelinville
  • "Les Chansons du Hobbit" : réalisation des chansons de Tolkien
  • Générique

Critique artistique

«Le Hobbit: Un Voyage Inattendu» version longue procure le même effet (à l'auteur de ces lignes) que le premier volet de l'Anneau.

Avec une introduction plus profonde et quelques retouches et nouveautés, l'immersion prend aux tripes sans presque jamais relâcher l'appétit. On regrettera toujours certaines séquences trop longues (Chant des nains, passage à Fondcombe...), qui n'empêchent tout de même pas ce premier volume d'être un vrai grand spectacle.

Les notes

Piste 1 (VO) Piste 2 Audio Vidéo
Version Anglaise 6 Version Française 2.5 8.5 / 12 10 / 12
Verdict Bonus Artistique
18.5 / 24 Le Nirvana Un très bon moment en perspective.

Par Sylvain Camps