TEST BLU-RAY 3D : Man of Steel


Man of Steel 3D Warner Bros

A-B-C | All Zones Blu-ray 3D 1080p 2.35:1 - Cinémascope MVC DI - ?

Version Anglaise DTS HD Master Audio 7.1 7.8 Mb/s

Version Française Dolby Digital 5.1 0.64 Mb/s

Autres pistes Espagnol - Italien
Sous-titres Français - Anglais sourds et malentendants - Espagnol - Italien
Sortie Blu-ray 23/10/2013
Awards Démo Son VO

Critique image

Deuxième exercice de style pour le réalisateur de 300 dans l'univers 3D. Après Le Royaume de Ga'Hoole - la légende des gardiens, Zack Snyder s'attaque à l'homme d'acier. Mais contre toute attente, aucune prise de vue en 3D native ne furent réalisées. Tourné en argentique et en numérique, suivant les séquences, Man of Steel, sait changer de costumes quand les situations l'exigent. Les flashbacks (entre autres) furent les scènes tournées en pellicule afin de décupler le côté "passé-souvenir", accompagnés de ce petit grain charmeur et si représentatif du sentiment souhaité. Une belle maitrise et idée que ce tournage hybride. Revenons-en à la 3D, c'est donc en postproduction que les dernières aventures de Superman connurent leur période de chrysalide. Si vous avez découvert le film sous ses effets "plat", il est évident et tout naturel de s'imaginer un mode relief explosif et sidérant tant l'œuvre regorge de situations "tape-à-l'œil". De Krypton à la Terre. Sous ce titre qui évoque la distance, c'est bien entendu de profondeur dont il s'agit. C'est assurément la maestria du mode relief. Le jaillissement et le débordement n'ont malheureusement pas de place de choix dans ce choc entre Kal-el et le général Zod. Gros regrets, mais force est de constater que la vitesse supersonique à laquelle se déroule les scènes d'actions n'auront surement pas eu le loisir de réellement nous émouvoir sur le plan du jet d'écran. Avec du recul, il paraissait inconcevable que Christopher Nolan (producteur) et Zack Snider (réalisateur) ne loupent un point technique aussi capital. Regardez bien, les effets ne sont pas loupés, ils n'ont tout simplement pas lieu. Voulant donner du volume à son univers, c'est tout naturellement que la profondeur prend place. Des espaces élargies (très bon dans les intérieurs des vaisseaux), des distances plus grandes parcourues en vitesse éclair lors des affrontements, des immeubles semblant s'effondrer d'encore plus haut, l'univers du superhéros démasqué est ainsi bien retranscris. À l'instar de Nolan et son IMAX, Snyder a opté pour la 3D (également en IMAX 3D) pour promouvoir une ville et un univers aux environs gigantesques. Des procédés différents pour un même objectif: l'immensité. Assurément pas la meilleure 3D qui soit (ou complète), c'est inéluctable, mais l'effet voulu fonctionne assez bien, et offre certains moments grisants. Pas aussi fort que l'IMAX, mais synonyme lointain tout de même. Un mot sur l'image elle-même qui, malgré une polarité toujours un brin prononcée, restitue une puissante définition, qui ne laisse entraver que très bons sentiments. D'acier!

 

Critique sonore

Très grosse bande-son que ce Man of Steel. Artère indispensable à tous gros blockbusters, les canaux sont mis à rudes épreuves, tandis que les tympans des spectateurs fument à outrance. Quelle gifle sonore que ces 2h30 qui viennent de passer. Le mode dynamique enclenche directement la cinquième, quand le mixage signé Chris Jenkins procure de violents torticolis sur les 7.1 enceintes sollicitées. L'homme d'acier sait également attendrir nos écoutes par la retranscription merveilleuse de la partition orchestrée par Hanz Zimmer. Une bande-son tonitruante… VO vs VF: … Essentiellement en version originale. Cousue en 7.1, la VO s'exprime de manière optimale. Une sollicitation sans temps mort, qui accouche d'une immersion trépidante. Comme pour TDKR, l'expérience cinéma était d'un autre calibre, cependant, ce spectacle à domicile est une petite bombe en Master Audio. Le Dolby Digital (pfff) français à de quoi (pas sûr!) satisfaire les anglophobes dans la limite du possible. Néanmoins, le mixage n'est pas aussi puissant qu'en américain. Certains effets disparaissent des voix surround. La séquence sur le bateau de pêche prouve que l'immersion n'est pas aussi profonde. Les vagues restent cantonnées aux enceintes frontales, quand en version originale, elles inondent tous les angles.

 

Conclusion technique

Man of Steel en Blu-ray 3D est une expérience agréable, sans être spectaculaire comme bon nombre l'aurait souhaité. Jouant uniquement de la profondeur, il est évident que beaucoup resteront sur le carreau à la fin de l'expérience. Finalement pas indispensable. A cela s'ajoute, une bande-son destructrice et épuisante (on en ressort décomposé), et de bons suppléments. Un Maximum Movie Mode aurait été un vrai gros plus.

 

Suppléments

Suppléments présents sur le disque 2D: - Copie digitale offerte donnant accès au bonus "Un voyage de découverte : créer Man of Steel" (174'03) - "Personnages marquants et rôles légendaires" : découvrez les personnages légendaires de Superman et leur évolution dans le nouvel épisode de l'histoire de Superman (25'59) - "Action totale" : l'entraînement de Henry Cavill, Michael Shannon et Antje Traue (26'02) - "Krypton décodé" : Dylan Sprayberry (Clark Kent à l'âge de 13 ans) donne toutes les explications sur les incroyables technologies, armes et vaisseaux spatiaux kryptoniens qui figurent dans "Man Of Steel" (6'42) - Court métrage d'animation pour le 75ème anniversaire de Superman (2'03) - "La Nouvelle-Zélande : Pays de la Terre du Milieu" : bonus du "Hobbit : un voyage inattendu" (6'35) - Bande-annonce de "Pacific Rim" (2'28 - VF/VO)

 

Critique artistique

Man of Steel est ce qu'on appelle, un gros morceau. Zack Snyder avait pour mission de ressusciter la franchise pour de bon, tout en offrant quelque chose de nouveau. Face à la déferlante Marvel, et la conclusion d'une trilogie historique que vient d'achever Christopher Nolan, à savoir Batman, le pari était sacrément copieux. Déjà entrainé avec le surdoué Watchmen, le réalisateur de 300 a réussi son challenge dans presque tous les compartiments. Un acteur accrocheur (Henry Cavill), une mise en scène explosive et surtout exponentielle comme les pouvoirs du superhéros, et une toute nouvelle bande originale. Bref, un blockbuster canon et irrésistible. Reste que Christopher Reeve et la bande originale de John Williams restent à ce jour, insurpassables. Un monstrueux moment tout de même.

 

Les notes

Piste 1 (VO) Piste 2 Audio Vidéo
Version Anglaise 6 Version Française 3 9 / 12 8.5 / 12
Verdict Bonus Artistique
17.5 / 24 Correct Un très bon moment en perspective.

Par Sylvain Camps