TEST XBOX ONE : Devil May Cry 5


Devil May Cry 5 Capcom

XBOX One All Zones

Catégorie Action
Genre(s) Beat'em All
Thème(s) Horreur - Exploration - Gore - Gothique - Humour
Sortie 08/03/2019
Description Devil May Cry 5 (parfois abrégé DMC 5) est un jeu vidéo d'action de type beat them all développé par Capcom Production Studio 1 et édité par Capcom, sorti le 8 mars 2019 sur PlayStation 4, Xbox One et Windows. Le jeu est le cinquième volet canonique de la série Devil May Cry, onze ans après la parution de l'opus précédent, Devil May Cry...

Le Test

Onze années séparent ce Devil May Cry 5 du précédent volet de la saga (si on ne prend pas en compte le spin-off DMC - Devil May Cry). Le temps fut long pour les chasseurs de démons qui attendaient la suite des aventures de Dante et Nero. En ce mois de mars 2019, l’attente prend fin et Capcom nous offre aujourd’hui une excellente suite qui ne renie pas ses origines.

Le retour de la saga

Saga débutée en 2001 avec un très bon premier épisode, suivi d’un second épisode au résultat plus que mitigé, l’avenir de Dante ne tenait qu’à un fil. Par la suite, deux autres épisodes plus ou moins réussis sont sortis ainsi qu’un spin-off se déroulant lors de la jeunesse de Dante. Ce dernier, sorti il y a déjà six ans, ne rencontra pas le succès escompté (même si le jeu en lui-même reste dès plus sympathique). Alors que la concurrence se fait rude dans le domaine du Beat’em All (les trois premiers volets de God of War, les deux excellents Bayonetta...) Dante et son équipe font aujourd’hui leur retour pour casser du démon.

Dans cet opus, les trois personnages jouables disposent d'un gameplay complètement différent les uns par rapport aux autres. Après l’introduction du jeu qui met en place le contexte, un arbre géant rempli de démons et répondant au doux nom de Qliphoth, apparait au milieu de la ville et sème chaos et destruction.

C’est alors que le joueur prend le contrôle de Nero pour ce début d’aventure. Déjà présent dans Devil May Cry 4, il revient plus fort que jamais grâce à son revolver à deux coups, ainsi que sa fameuse épée Red Queen. La nouveauté de cet épisode pour ce personnage vient de sa prothèse de bras surnommée Devil Breakers. Nero aura l’occasion de s’équiper de différents modèles de bras au cours de l’aventure, lui octroyant différents pouvoirs : ralentissement du temps, restauration de la santé, onde de choc, fourchette pour manger des pâtes !!! Chaque prothèse se récupère dans les niveaux et sont destructibles afin de blesser les démons et d'en changer rapidement. Tout est calculé pour vous offrir la possibilité de faire des combos de plus en plus long une fois le personnage pris en main. Le gameplay de Nero se termine avec un style de combat plus lourd que V ou Dante, mais qui se révèle vite jouissif une fois la manette en main.

Second personnage jouable du jeu, V se démarque des autres personnages du fait de sa nature fragile. En effet, V reste en retrait car il est incapable de combattre. Il envoie alors ses sbires démoniaques : Griffon et Shadow, qui feront office d’armes à distance et de corps à corps. Agile, V évite au maximum les coups ennemis tout en lisant son livre préféré. Par ce fait vous rechargerez votre jauge de Devil Trigger afin d’invoquer Nightmare pendant un court instant. Attention, car ce troisième démon n’est pas là pour faire dans la dentelle. Si la palette de coups de V est moins impressionnante que pour Dante ou Nero, elle compense par son originalité. Une fois les ennemis affaiblis, V devra rejoindre le champ de bataille en dashant et ainsi leur infliger le coup de grâce à coups de canne.

Troisième et dernier personnage jouable : Dante. S'il ne débarquera qu'à la moitié du jeu, sachez qu'il ne viendra pas pour enfiler des perles ! Véritable bourrin, Dante se caractérise par sa force brute et sa complexité de gameplay. Dans ces conditions, il parait clair que maitriser les bases du jeu va de soi, avant de se lancer avec lui. Ceux qui auront joué à Devil May Cry 3 ne seront pas surpris de voir le système de styles avec Swordmaster, Gunslinger, Royal Guard et Trickster. Chacun de ces styles offre un gameplay différent : combo à l’épée, duo d’armes à feu, attaques au corps à corps en usant de ses poings ou de ses pieds... Chaque partie du corps de Dante est une arme à part entière. Tout est mis à disposition du joueur pour enchainer les combos sans pause, et ce, d’une simple pression d’une gâchette pour changer de style. Jouissif !

Un gameplay soigné

Depuis tout à l’heure, on vous parle de combos et d’enchainements toujours plus impressionnants. Pour réussir à obtenir le rang SSS lors de tout affrontement, il vous sera recommandé de récupérer des orbes rouges (les démonites rouges) faisant office de monnaie dans cet univers. Exit donc les Âmes Fières de DMC 4. Ces orbes pourront être échangées auprès de Nicoletta afin d’obtenir plus d’enchainements, d’armes et autres joyeusetés pour parfaire votre style et ainsi toujours plus "comboter". Tout ceci dans la plus pure tradition de Devil May Cry qui passe en mode combos délirant, enchainements abusés, mais toujours dans une logique de style. En plus d’être une foire aux combos pour la majorité des joueurs, c’est pour ceux qui recherchent le score parfait à chaque mission que tout le potentiel du jeu se dévoile. Toutes armes, enchainements et autre Power up rajoute des couches de gameplay au fur et à mesure du jeu, offrant ainsi continuellement des nouveautés aux joueurs.

Tous ces enchainements de combos ne seraient rien sans un bestiaire conséquent. Heureusement pour Capcom, c’est le cas avec ce cinquième volet. En renouant avec le style gothique du premier volet, le bestiaire de DMC 5 se voit varié et cohérent. On resent complètement l’inspiration des Darks Souls et autre Bloodborne pour certains monstres et le résultat final en vaut la chandelle. La peur d’affronter des monstres assez simplistes comme des zombies-like ou autres genres usés aurait pu être présente. Heureusement, on est obligé de constater que chaque apparition d’un nouveau mob nous fait souvent frissonner tant leur aspect est répugnant. A noter que leur arrivée est accompagnée d’un freeze et nous dévoile son nom car rien ne nous empêche de rester courtois ! On notera aussi le retour de certains ennemis bien connus des vétérans de la saga.

Le jeu gagne en dynamisme grâce à des ennemis qui sont moins agressifs qu’auparavant, mais bien plus résistants et violents. Quelques coups suffissent à mettre votre héros dans le rouge ! D'une certaine manière il faudra donc être plus exigeant et éviter de foncer tête baissée sur l’ennemi le plus proche. Mention spéciale aux boss du jeu qui offrent de beaux duels biens corsés même si certains, lors du dernier tiers du jeu principalement, auraient gagné à être plus percutants.

Quelques lacunes

Malheureusement, le jeu a aussi son lot de défauts. Si la caméra ne posera pas de problèmes dans 90% du temps, elle se positionnera de manière non optimale à certains moments de l’aventure. Le verrouillage des ennemis montrera aussi quelques imprécisions, mais qui se révèlent peu handicapantes. Si le moteur graphique RE Engine, qu’on a déjà vu à l’œuvre avec Resident Evil VII et Resident Evil 2, fait le boulot, on reprochera à la direction artistique son manque d'ambition et de pépites visuelles. Si le début de l’aventure laisse supposer le meilleur, le jeu nous force trop souvent à retourner dans Qliphoth et ses nombreux labyrinthes. Au bout de quelques heures de jeu au travers ce dédale, tout finit par fatalement se ressembler. Heureusement que la BO reste efficace lors des affrontements, bien que peu présente lors des phases d’exploration.

Le Palais Sanglant ré-ouvre ses portes

Apparu au début du mois d’avril via une mise à jour gratuite, et accessible une fois le mode histoire fini, le palais sanglant fait son grand retour dans ce cinquième volet. Comme d’habitude, le principe du palais sanglant consiste en une descente d’étages en étages où le seul objectif est de vaincre les vagues d’ennemis qui s’offre à vous le plus rapidement possibleÀ vous de choisir votre personnage préféré et de tenter l’aventure. Il est par ailleurs fortement recommandé d’améliorer le plus possible vos personnages avant de tenter l’impossible.Avec un personnage légèrement augmenté mais pas à son maximum, vous dépasserez difficilement le 20eme étage.

Au total, 200 étages vous attendent pour mettre vos combos à rude épreuve. Là où le tout ce complique, c’est que vous n’avez qu’une seule vie, et aucun moyen de régénérer votre barre de santé, sauf via les compétences spécial de vos personnages. Et pour combler le tout, vous avez un chronomètre qui décompte au fur et à mesure des étages. Il vous est possible de l’augmenter en finissant les niveaux le plus rapidement possible, en ne vous faisant pas toucher…Difficile d’accès pour le novice ayant terminé le jeu en mode facile, le palais sanglant s’adresse avant tout à ceux qui veulent une expérience de beat’em all plus intense que dans le mode histoire.

Le Verdict

8 / 10

Trois personnages jouables pour trois styles de jeu différents : voilà qui ravira les anciens joueurs de DMC et les nouveaux venus. Tout est fait pour prendre plaisir à enchainer les démons et obtenir les meilleurs combos. On apprécie que chaque nouvel élément enrichit de manière conséquente le gameplay. Par contre, on regrette les quelques soucis de caméra et un Qliphoth qui manque rapidement d’inspiration. Mais dans l’absolu, Devil May Cry V reste un très bon jeu, surtout si vous aimez les Beat’em all.

Les tops
  • Le retour en force du Beat’em All signé DMC
  • Trois personnages jouables pour trois styles différents
  • Des combos évolutifs en cours de partie
  • Le style visuel des ennemis
  • Une BO efficace
  • Joli dans l’ensemble
Les flops
  • La caméra pas toujours au top
  • Le Qliphoth et ses nombreux dédales

Les screenshots

Par Quentin ELUAU

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