TEST XBOX ONE : Call of Duty : Infinite Warfare


Call of Duty : Infinite Warfare Infinity Ward

XBOX One All Zones

Catégorie Action
Genre(s) FPS
Thème(s) Guerre - Science-Fiction - Espace - Futuriste - Zombie
Sortie 04/11/2016
Description Call of Duty: Infinite Warfare prend place dans un futur lointain où l'humanité a dû s'élancer à la conquête du système solaire après avoir consommé toutes les ressources naturelles disponibles sur Terre à cause de la surpopulation. Les nations du monde se sont unies sous la bannière de l'UNSA (United Nations Space Alliance, « l'Alliance...

Le Test

Le nouveau Call of Duty est sorti ! "Courrez l’acheter, il fera office de renouveau pour la saga… Ou pas". Il faut dire que depuis son premier trailer explosif, Call of Duty : Infinite Warfare (ainsi que toute sa com') n’a pas vraiment atteint le cœur des joueurs avant la sortie du jeu. Est-ce dû à un manque de prise de risque comparé aux précédents volets ? Ou est-ce à cause du concurrent qui revient dans le passé avec la Première Guerre mondiale, chose rare pour un FPS ces dernières années ? Infinity Ward n’en a que faire des autres et décide de se lancer dans les étoiles avec cet opus.

Vers l’infini et au-delà !

Call of Duty : Infinite Warfare (que nous résumerons à « Infinite Warfare » pour le test) est le dernier-né de la saga Call of Duty.

Call of Duty : Infinity Ward - Image 1Cette fois-ci, nous enfilons l'uniforme du lieutenant Reyes, pilote d’une unité d’élite qui deviendra par la suite le commandant du dernier vaisseau en état de fonctionnement de la flotte terrestre : le Retribution. Nous serons missionné afin de protéger notre chère planète face à l’envahisseur martien, la Settlement Defense Force, ayant pour leader le charismatique Kit "Jon Snow" Harrington qui incarne le personnage de Salen Kotch.

Le jeu se résume à un affrontement lambda entre le bien et le mal où les réels intérêts du SDF et de Salen Kotch sont juste définis par un " On est les méchants et on veut tous vous tuer ". C’est avec ce scénario tenant sur un post-it que le jeu nous propose une expérience légèrement différente de ce que l'on avait pu voir dans les précédents Call of Duty.

Sur votre droite vous pourrez voir Jupiter, tandis qu'à votre gauche apparaît Saturne.

Exit donc la terre et bienvenue dans les étoiles : Infinite Warfare fait en effet le pari osé de nous offrir un voyage à travers le système solaire. On pourra donc visiter, entre autres, Vénus, Titan (la lune de Saturne), la Terre (oui, faut bien la voir un peu), Mars, la Lune... Infinite Warfare propose au joueur de s'attaquer aux missions comme bon lui semble... Et oui, pas de dimension tactique dans leur conception qui aurait permis différentes approches !

7 missions principales et 11 missions secondaires sont au programme des hostilités. Il est dommage que ces missions secondaires soient juste présentes afin de renforcer la durée de vie et récupérer "des équipements optionnels" pour votre chasseur car, il est en fait possible de terminer le jeu en 5-6h si l'on s'en tient aux missions principales.

À cela, Infinite Warfare se décompose alors en deux phases de gameplay distinctes : d'un côté les phases habituelles à pied sur une planète où on affronte bon nombre d’ennemis à la chaine. De l'autre, les phases en chasseur spatial où l'on dégomme bon nombre de vaisseaux ennemis dans l’espace.

Call of Duty : Infinity Ward - Image 2Concernant les phases à pied, le jeu propose plusieurs ambiances. Les objectifs varient entre deux missions : soit nous passons en "mode Terminator" en tuant tout ce qui bouge sur notre route sans prendre de gants, soit en "mode infiltration totale" dans un vaisseau ennemi afin de voler des plans d’équipement pour notre chasseur spatial. Les gardes étant principalement aveugles lors de ces phases, on n'aura aucun mal à les terminer. Bon gré mal gré, elles permettent d’éviter une redondance abusive.
Malheureusement ce n’est pas du côté des objectifs de missions que le bât blesse, mais du décor qui réutilise des lieux et des zones entières. Et oui, la majeure partie des missions secondaires se déroulant dans un vaisseau, l’architecture est toujours la même et donc le sentiment de déjà-vu arrive trop rapidement.

Pour terminer avec les phases à pied, la recette habituelle des Call of Duty ne change pas vraiment, on reprend les bases du dernier opus et on l'améliore juste un brin, histoire de... Quelques glissades et courses sur les murs, un peu de jet pack, de nouvelles armes et gadgets... Et nous voilà prêts pour la cuvée 2016 !

La grosse nouveauté de cet épisode concerne les phases en chasseur spatial. Les sensations de jeu sont évidemment plutôt orientées arcade que simulation, et ce ne sont pas les objectifs sommaires (éliminer tous les ennemis présents) qui vont offrir un grand intérêt. Ces séquences ne sont pas non plus aidées par un verrouillage des ennemis réduisant considérablement le champ de vision (à un point où il est difficile de différencier le décor des autres éléments), même si elles restent plaisantes à jouer malgré tout.

Michael Bay présente : "EXPLOSION !"

Call of Duty : Infinity Ward - Image 3Que serait un Call of Duty sans une fournée de scènes d’actions toutes plus impressionnantes visuellement les unes que les autres ? Infinite Warfare ne déroge pas à la règle et propose donc son lot de séquences intenses comme l'ouverture à Genève, l'arrivée de l'Olympus Mons, les 2 deux dernières missions principales...
Avant chaque début de mission, nous aurons la possibilité de gérer notre équipement et nos armes récupérées sur le terrain lors des missions secondaires.  Ce système de personnalisation nous permettra d'affirmer notre coté "Badass", bien aidé par une modélisation des personnages très convaincante. On n’aura ainsi aucun mal à distinguer Kit Harrington en "bad guy" ou David Harewood en Sergent Omar.

Malgré tout, le mode solo de cet opus reste plutôt banal. Ce n’est ni le meilleur ni le pire, mais la combinaison gameplay peu inventif et scénario quasi inexistant n'est jamais passionnante. Le wall-run étant quasiment inutile et les scènes en zéro gravité se comptant sur les doigts d’une main, heureusement que quelques séquences ainsi que les personnages d’Ethan et Salter relèvent un peu le niveau !

Ce que j’aime par-dessus tout... C’est le mode mêlée générale !

Tournons-nous maintenant du côté du multi d’Infinite Warfare, éternel recueil de tous les adolescents pendant quelques mois. Commençons par le mode multi classique.

Peu de nouveauté cette année, hormis l’apparition du système de Rig permettant de choisir la carrure de votre avatar. Au début, comptez 3 classes disponibles (normal, bourrin et robot), qui influenceront légèrement votre façon de jouer. Vous gagnerez alors des capacités supplémentaires en fonction de la classe choisie. De l’amélioration de vos déplacements, de vos munitions ou même de votre armure, le choix s’offre à vous. De plus, une fois une jauge remplie, vous pourrez, à l’instar d’Overwatch, utiliser votre "ulti" intitulé Payloads. Plusieurs variétés sont aussi disponibles, autant sur le plan offensif que défensif.

Call of Duty : Infinity Ward - Image 4Même si la saga ne le considère pas comme tel, il est forcé de reconnaître que ce système s’apparente beaucoup à un système de classes et cela aurait été sympa d’y voir un aspect teamplay. Ce système se révèle finalement défaillant et purement décoratif puisque chaque "classe" spécialisée dans une catégorie d'armes peut se répercuter avec toutes ses améliorations sur un autre type.

En occultant cela, on se retrouve avec le même multi que Black Ops 3 tant les similarités sont visibles, le peps en moins. Les maps, au nombre de 10 environ, ne remontent pas l’intérêt de ce multijoueur. Certaines valent le coup d’essai, tel District, mais certaines loupent totalement le coche. On pense notamment à Frontier, petite map d'une station spatiale aux dédales meurtriers au moindre faux pas, à mille lieues du gameplay de cet opus où il y est impossible d’utiliser convenablement le wall-run par exemple.

Concernant les modes de jeu, les développeurs ont voulu plaire au plus grand nombre en proposant pas moins d’une quinzaine de modes différents : mêlée générale ou en équipe, course à l’armement, infection, Search and Destroy… Chacun y trouvera son compte, mais il ne manquait finalement qu’un "mode zéro gravité" et un "mode vaisseau" pour avoir une bonne idée générale de ce qu’aurait pu proposer le mode multi d’Infinite Warfare.

Bienvenue dans les années 80, je suis David Hasselhoff et je serai votre guide.

Le mode zombie, ancré dans le cœur des fidèles de Call of Duty depuis déjà quelques années, revient en force avec un parc d’attractions, des personnages clichés (le nerd à lunettes, le sportif, le black gangsta et la bimbo), des néons, une ambiance kitch et David "Fucking" Hasselhoff aux platines !

Call of Duty : Infinity Ward - Image 5Comme d’habitude, il sera question de survivre à des vagues de zombies seul ou à plusieurs, et d’avancer dans le parc en débloquant les zones et des armes. Pour se faire, il sera nécessaire de gagner de l’argent en tuant les zombies afin de parvenir à la fin, en aidant par la même occasion votre ami le robot N31l. Vous pourrez aussi bénéficier ou non (en suivant les indices éparpillés dans le niveau) de l’assistance de David Hasselhoff, qui campe le rôle du DJ invulnérable.

En plantant le décor dans un parc d’attraction, les développeurs se lâchent avec tout ce qui leur est passé par la tête en proposant une multitude d’activités et d'easter eggs. Entre la salle d’arcade avec de vieux jeux Activision, le train fantôme et les mini-jeux en attendant de réapparaître, vous avez de quoi faire. On notera aussi une amélioration de la visibilité générale, les zombies étant alors plus faciles à distinguer que dans le précédent volet.

Un moteur à la traine.

Jetons désormais notre dévolu sur le côté technique du jeu. Encore une fois, les développeurs font fort avec la modélisation des visages du mode solo. Malheureusement, ce n’est franchement pas la joie pour tout le reste. À l’heure où des jeux tels que Battlefield 1 proposent des maps géantes et détaillées, Call of Duty continue dans sa lancée des jeux de couloirs avec des décors propres, mais dont la qualité stagne sur de l’acceptable à cause d'un moteur de jeu vieillissant. Les explosions, nuages de poussières et autres effets lumineux sont jolis à voir, pour peu qu’on ne les regarde pas de trop près. On peut se consoler en se disant qu’au moins, grâce à ce côté technique pas à la hauteur de son concurrent direct, le framerate reste stable dans les moments intenses de la campagne solo.

Le Verdict

6.5 / 10

Sans grande surprise, ce Call of Duty fait partie de ces nouveaux jeux qu’on jurerait avoir déjà vu. Peu de grosses nouveautés dans cet épisode même si on sent que les développeurs ont voulu sortir des sentiers battus en proposant des phases en chasseur spatial, des combats en gravité zéro, une sélection de missions moins linéaires... Mais le reste du jeu sent le réchauffé. Avec un multi qui est clairement l’un des moins bons de ces dernières années, seul son mode zombie sauvera l’honneur pour qui saura l'apprécier !

Au final, Call of Duty : Infinite Warfare perd totalement la guerre des FPS de cette année face à Battlefield 1. Nous restons très déçus du résultat car il y avait de quoi faire largement mieux...

Les tops
  • Bon feeling des armes
  • De bonnes idées (jackal, combat en zéro gravité)
  • Le mode Zombie qui sauve l'ensemble
  • Temps de chargement discrets en solo
  • Les personnages d'Ethan et de Salter
Les flops
  • Techniquement à la traine
  • Un multi peu attirant
  • Un scénario pas intéressant
  • Le personnage de Kit Harrington inutile

Les screenshots

Par Quentin ELUAU