TEST XBOX ONE : Resident Evil VII : Biohazard - Gold Edition


Resident Evil VII : Biohazard - Gold Edition Capcom

XBOX One All Zones

Catégorie Action
Genre(s) FPS - Survival-Horror
Thème(s) Horreur - Survie - Exploration - Zombie - Gore - Psychologique
Sortie 12/12/2017
Description Resident Evil 7 : Biohazard - Gold Edition réuni le jeu principal en plus des DLC Vidéos Interdites vol.1 et 2, ainsi que le nouveau contenu ; "End of Zoe". Ce dernier contenu dévoile ce qui arrive à Zoé après que Mia et Ethan l'aient abandonnée à son sort. Elle doit se sortir du marais aux alentours de sa maison, ce qui donne l'occasion de...

Le Test

Resident Evil VII - Biohazard Gold Edition - Image 1Souviens-toi l'été 1996... Le nombre d'heures passées sur le premier Resident Evil sur PS1... Resident Evil VII : Biohazard Gold Edition nous replonge au cœur de l'horreur comme à la bonne époque et surtout comme un certain Resident Evil Rebirth. Resident Evil 7 : Biohazard nous proposait une aventure qui transpirait la peur. Avec la version Gold Edition, le jeu de base s'enrichit de tous les DLC (sortis depuis janvier 2017, plus 2 petits nouveaux) qui lorgnent un peu plus vers l'action.

Un jour, notre héros Ethan Winters reçoit un message de son ex, Mia, qui a disparu depuis trois ans. Sans attendre, il décide de partir en Louisiane afin de découvrir ce qui lui est arrivée. Une fois sur place, il fait face à une grande maison délabrée dont le portail est clos. Il décide alors de passer par l'arrière afin de pénétrer à ses risques et périls dans ce lieu inconnu. Ce début d'aventure fait écho à nos références cinématographiques ou sériephiles. On se croirait dans Massacre à la Tronçonneuse ou True Detective. On s'attend à voir débarquer un tueur en série cannibale qui n'est pas là pour rigoler... Quoi que !

Notre belle famille

Dans ce nouvel épisode, le déroulement se fait en vue subjective. Vous ne faites alors plus qu'un avec Ethan, renforçant le coté extrêmement flippant du jeu. Et l'aventure commence plutôt bien. Il faudra se faufiler par delà les cadavres d'animaux dépecés trainant un peu partout. N'écoutant que son courage, Ethan avance prudemment dans cette grande maison délabrée, prêt à voir surgir un maniaque. Il s'avère que nos craintes vont vite prendre tournures...

Une famille bien étrange et cannibale de surcroit fréquente les lieux. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, Les Bakers n'ont pas l'intention de nous  laisser repartir. Nous voilà donc pris au piège à l'intérieur du domaine et on comprend assez vite qu'une fois Mia retrouvée, il va falloir faire preuve d'ingéniosité pour survivre à cette famille de déjantés. Mais les retrouvailles avec Mia ne se passent pas vraiment comme prévu, évidemment !

Ambiance Mission Impossible pour Ethan

Resident Evil VII - Biohazard Gold Edition - Image 2Comme au bon vieux temps, il faudra trouver des pièces où se reposer, utiliser un vieux magnéto pour sauvegarder (en plus des AutoSave assez courantes), combiner des plantes pour se régénérer, gérer son inventaire dans des caisses sans fonds. Pour avancer toujours plus profondément dans la maison, il faudra trouver des clefs et résoudre quelques petites énigmes (liées à des jeux d'ombres chinoises). On trouvera aussi des cassettes vidéo qui nous aiguillerons en montrant certains lieux qui n'ont pas encore été visités.

Parce que s'il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir; autant faire en sorte que l'on ne puisse pratiquement pas se cacher ! La tension, déjà bien présente, se voit donc renforcée. Capcom arrive à nous captiver en créant une ambiance oppressante qui, si on n'en sort pas au plus vite, risque de vous rendre fou. La peur est distillée au compte goutte et quand on croit que c'est fini, que l'on a visité la maison du sol au grenier, il nous faut encore faire un tour dans le jardin et les annexes. Un vrai dédale labyrinthique dans lequel on navigue grâce à une carte bien pratique qui se complète au fur et à mesure des morceaux récupérés dans la maison.

L'atmosphère crade et poisseuse à souhait est très bien retranscrite dans une ambiance qui vous prend aux tripes

Si la musique se fait assez discrète au profit des bruitages, elle sait jouer d'intensité et faire monter la pression si besoin. Présente, elle n’envahit pas l'espace sonore, laissant le soin aux bruitages de faire figure de proue. Le champ sonore permet donc de créer une belle atmosphère angoissante et les cris qui se font entendre nous plongent parfaitement dans l'ambiance horrifique du jeu. On notera aussi le tour de force de Capcom avec l'une des plus belles introductions chantées pour cet épisode. Il s'agit du morceau"Go Tell Aunt Rhody" par la chanteuse Néo-Zélandaise, Jordan Reynes.

Court Forest... court

Resident Evil VII - Biohazard Gold Edition - Image 3On se rend vite compte que notre Ethan n'est pas issu d'un corps d'élite et qu'il est assez mou du genou. Il s'agit d'un personnage lambda qui est mal à l'aise avec les armes à feux et qui n'est pas très dégourdi avec le combat au corps à corps. Il faudra donc se rendre à l'évidence: fuir sera votre meilleure option devant les ennemis, sauf si vous n'avez pas le choix. Les combats contre les boss sont plutôt bien amenés et il faudra souvent bien réfléchir pour trouver leur point faible. Ce qui rend la tension des combats encore plus stressante sachant que les munitions sont comptées et que l'on n'est pas sûr d'en trouver à proximité. Heureusement, il est possible de faire un demi-tour rapide afin d'esquiver et prendre du recul si les choses tournent mal.

Les habitués des jeux d'horreurs le savent, il est difficile de maintenir la tension une fois l'effet de surprise passé. Étant dans la veine des standards actuels, Resident Evil VII : Biohazard essayera de vous tenir en haleine durant la petite trentaine d'heures qu'il vous faudra pour terminer l'aventure principale, une première fois (en lambinant un peu beaucoup). Si la routine n'est généralement pas à l'ordre du jour, il faut bien dire que certaines mécaniques de jeu deviendront un petit peu redondantes. Pour changer un peu la donne et ajouter une dose de rejouabilité, on aura droit à un choix moral qui nous poussera (ou pas) à refaire le dernier tiers du jeu afin de connaitre la deuxième fin. Une fois terminé, on se rendra vite compte que l'histoire laisse volontairement des questions en suspens. Vont-elles trouver leurs réponses dans les DLC ou bien dans un prochain Resident Evil ?

Des DLC à foison

Répartis en plusieurs genres distinct, les DLC sont plus ou moins intéressants.

"Les vidéos Interdites Vol. 1 et Vol. 2" sont de petites expériences courtes :
"Cauchemars" est un mode horde. Dans la cave du manoir, il faudra fabriquer des pièges pour espérer survivre.
"La Chambre" nous met dans la peau de Clamsy qui doit essayer de s'échapper d'une pièce où il est retenu prisonnier façon Misery.
"21" est un jeu de blackjack sadique qui vous oppose à un autre adversaire, le perdant étant éliminé par le fils Lucas Baker.
"Filles" nous plonge dans la nuit précédant les événements qui ont plongé les Baker dans l'horreur. Malgré des fins multiples, on reste sur notre faim.
"Le 55ème anniversaire de Jack" nous pousse à ramener le plus de nourriture possible en parcourant le manoir en un temps limité.
"Ethan Doit Mourrir" vous propose d'essayer d'atteindre la sortie avec rien au départ. Des caisses au contenu aléatoire seront disponibles sur votre route.

"La Fin de Zoé" et "Pas un Héros" sont les DLC les plus intéressants dans leur déroulement. Non seulement ils permettent d'approfondir l'histoire mais en plus ils vous feront découvrir de nouveaux lieux:
"La Fin de Zoé" permettra de faire la connaissance de Joe Baker, le frère de Jack. Joe part à la rescousse de sa nièce uniquement par la force de ses points. Sans aucune arme, un sentiment de puissance vous envahira. Joe ne fait pas dans la dentelle et affrontera les ennemis au corps à corps.
"Pas Un Héros" est un DLC gratuit qui mettra en scène notre cher Chris Redfiled. Le coté action vient mettre de coté le gameplay de la trame principale. Vous êtes le propriétaire d'un arsenal conséquent et vous partirez à l’assaut de la maison des Bakers.

Le Verdict

8.5 / 10

Avec cet épisode, Capcom revient à ses premières amours du Survival/Horror. Finie l'orientation action prise depuis Resident Evil 5, ici on retrouve le plaisir d'une maison gigantesque avec des énigmes à résoudre. L'atmosphère crade et poisseuse à souhait est très bien retranscrite dans une ambiance qui vous prend aux tripes. Cette version Gold Edition vient enrichir l'histoire principale avec de nombreux DLC (plus ou moins réussis). On a affaire ici au meilleur jeu d'horreur signé Capcom depuis longtemps. Il serait vraiment dommage de passer à côté de Resident Evil VII : Biohazard Gold Edition, surtout si vous n'y avez jamais joué!

Les tops
  • Le retour de la peur dans un Resident Evil
  • Une grande aventure effrayante comme à la grande époque
  • Une ambiance oppressante
  • Univers gore et dérangeant
  • Les DLC "Pas un Héros" et "La Fin de Zoé"
Les flops
  • Pas beaucoup d'adversaires en dehors de la famille
  • Armes très lentes à tirer
  • Une troisième partie moins palpitante
  • Les DLC "Les Vidéos Interdites Vol. 1 & 2"

Les screenshots

Par Sebastien BRUCELLE

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