TEST XBOX ONE : Ōkami


Ōkami HD HexaDrive

XBOX One All Zones

Catégorie Action / Aventure
Genre(s) Aventure
Thème(s) Héroic Fantaisy - Exploration
Sortie 12/12/2017
Description Amaterasu, déesse du Soleil et de la Lumière et reine des hautes plaines célestes (Takama ga Hara) réincarnée dans une statue en l'honneur du légendaire loup blanc Shiranui, est réveillée par Konohanasakuya Hime (Sakuya), déesse de la Flore, afin de rendre ses couleurs à un monde envahi par les ténèbres à la suite de la résurrection d'un...

Le Test

Originellement sorti le 20 avril 2006 sur PS2 et Wii, Ōkami est de retour sous le sobre nom d'Ōkami HD. En effet le célèbre concurrent de Zelda Twilight Princess a débarqué sur les plateformes next gen Xbox One et PS4 le 12 décembre 2017. De plus vous pourrez en profiter en 4K sur PC, PS4 Pro et Xbox One X. Mais cette "version définitive" est-elle à la hauteur de nos attentes ?

Amaterasu... Déesse du soleil

Okami HD - Image 1Le récit prend place dans le Japon médiéval au sein du Nippon dans le village Kamini. Ce village est malheureusement sous l'emprise d'Orichi, un dragon à huit têtes, qui exige régulièrement le sacrifice d'une vierge... Un jour, la jeune Nami est demandée par le dragon, mais son fiancé Nagi ne compte pas se laisser faire. Il attrape son courage à 2 mains et part affronter Orichi, mais le jeune homme ne fait pas le poids. Juste avant le drame fatidique, le loup blanc Shiranui, qui avait pour tendance d'errer dans les environs, vient à la rescousse. Nagi parvient alors à vaincre le dragon en lui coupant ses huit têtes par magie. Afin de protéger le village, les 2 compères scellent le mal avec l'épée de Nagi, une épée qui deviendra légendaire.

100 ans plus tard, Susano décide de récupérer l'épée pour son compte... Libérant Orichi, ce dernier répand alors le mal sur le monde. Sakuya, l'esprit protecteur du village apparaît alors et appelle Amaterasu, la déesse du soleil, qui se réincarne en Shiranui. Le Loup Blanc part alors sauver le Nippon des ténèbres et des démons, accompagné d'Issun...

Une œuvre d'art interactive

Visuellement la première version était déjà aboutie, mais aujourd'hui nous pouvons considérer ce jeu comme une réelle œuvre d'art. Le style très inspiré de l'art japonais est sublimé par les couleurs éclatantes de la Haute Définition avec des contrastes équilibrés. Nous pouvons aussi noter une plus grande finesse dans les détails et le fait qu'il soit désormais possible de jouer au format 16/9 ou au format 4/3 originel. Et dernier gros point positif pour l'aspect visuel, les animations du loup blanc sont d'une telle élégance que vous vous surprendrez à le contempler courir.

Malgré son âge avancé, Ōkami reste une perle, tant pour son univers graphique incroyable que pour son ambiance musicale majestueuse.

Mais comme dit plus tôt, Ōkami HD ne surprend pas que pour l'aspect visuel. Il profite aussi d'une B.O. s'alliant à merveille avec l'univers traditionnel japonais qui plaira à tout un chacun, surtout si vous êtes un amateur du Japon. La bande sonore n'est pas en reste non plus et votre système 5.1 sera mis à contribution pour poser l'ambiance au travers d'une multitude de détails. Seul petit bémol, les menus peuvent paraitre un peu kitsch et auraient peut-être mérité un petit lifting.

Un gameplay classique où le joueur est invité à exprimer ses talents artistiques

Ōkami n'inventait pas grand'chose avec une progression assez similaire à la série des Zelda. La narration nous emmène, la plupart du temps, sauver des villages en détresse. Pour ce faire, il faudra éliminer le mal de la zone généralement engendré par un boss terré dans son antre. On peut donc considérer (sans être péjoratif) le déroulement comme classique. Si le gameplay est dans l'ensemble assez simple à prendre en main, il faudra néanmoins assimiler un concept assez novateur, le "Pinceau Celeste" (contrôlé avec les sticks sur Xbox One et par le pad sur la manette de la PS4).

Okami HD - Image 2Le Pinceau Celeste est la pierre angulaire de l'aventure, il permet non seulement de progresser et interagir dans les différents environnements mais aussi de se défaire du mal. Tout au long de notre périple, le Pinceau Celeste pourra acquérir de nouveaux pouvoirs auprès de plusieurs divinités, mais pas que, afin d'élargir la manière d'aborder les différents obstacles. Il vous faudra donc jongler avec vos différents pouvoirs afin de progresser dans l'aventure. Pour ce faire, vous pourrez réparer ou détruire, trancher, refleurir, ralentir le temps... Vous serez donc au cœur de cette immense fresque qui s'immobilisera le temps que vous puissiez y poser votre empreinte.

La magie artistique mise entre vos mains sera aussi nécessaire pour vaincre le mal lors de vos combats. Si les affrontements contre les boss sont assez originaux dans l'ensemble, les autres combats peuvent entraîner une certaine redondance une fois la technique assimilée. Néanmoins, il vous faudra aussi gérer votre arsenal, car un objet placé en arme principale ou secondaire n'aura pas le même effet... Ces passages sont assez nombreux et apportent un soupçon de RPG. Vous pourrez ainsi gagner en expérience pour qu'Amaterasu monte en puissance face à une adversité de plus en plus forte. En plus des points d'expériences, vous glanerez aussi des Ryo, la monnaie du jeu, afin d’acheter différents objets chez les marchands.

Un investissement sur le long terme pour un jeu qui divise

Ōkami offre une durée de vie assez conséquente. Avec seulement la quête principale, vous pouvez compter au bas mot 30 heures de jeu et si vous rajoutez les quêtes secondaires comptez un minimum de 20 heures supplémentaires. On se laisse facilement emporter par ce joli conte nippon qui souffre malheureusement de quelques défauts de narration.
Si certains textes sont parfois mal écrits, c'est surtout le style donné aux voix qui finit par devenir tout bonnement insupportable, surtout si vous n'y accrochez pas du tout. Rajoutons à cela que les longs textes de l'histoire principale ne peuvent pas être accélérés et cassent complètement le rythme. Ces détails peuvent paraître anodins mais au bout de plusieurs heures de jeu, l'ensemble peut devenir pénible. Certains joueurs sauront passer outre et d'autres non.

Le gros problème, si l'on peut dire, avec cet univers, c'est qu'il marche constamment sur un fil entre l'adhésion totale et le rejet total. Tout ce qui fait sa force, fait aussi sa grande faiblesse, c'est assez paradoxal mais c'est comme ça. Rares sont les joueurs qui restent assez neutres, on aime ou on n'aime pas. 

Le Verdict

8 / 10

Ōkami a bien vieilli et son lifting HD pour nextgen est de qualité. Si on aime le matériau de base on ne peut qu'adorer cette version. Son ambiance unique et sa pâte artistique sont les gros points forts du jeu. Les couleurs sont beaucoup moins ternes que sur les versions précédentes et l'esthétisme profite d'une plus grande finesse des détails. Quand au reste, rien n'a évolué. Le jeu divise, c'est indéniable, mais si vous êtes curieux, vous pourrez avoir de bonnes surprises avec Ōkami. Alors si jamais vous n'avez pas eu l'occasion de l'essayer, ce jeu vaut largement le détour, surtout pour 20€. Laissez-vous aller dans un univers nippon sublimé par la HD.

Les tops
  • Un univers envoûtant
  • Longue durée de vie
  • Animations très fluides
  • Des couleurs très vives
  • Des contrastes équilibrés
  • Respectueux de l'art traditionnel japonais
  • Son prix
Les flops
  • Beaucoup de textes trop longs qui ne peuvent pas être accélérés
  • Un rythme saccadé
  • Les voix vite pénibles
  • Des menus kitsch

Les screenshots

Par Adrien CARAPENCEA