TEST XBOX ONE : Assassin's Creed Origins


Assassin's Creed Origins Ubisoft

XBOX One All Zones

Catégorie Action
Genre(s) Infiltration
Thème(s) Exploration
Sortie 27/10/2017
Description Suite de l'excellent Red Dead Redemption sorti en 2010 sur PlayStation3 et Xbox 360. Cette suite sera disponible fin 2017 sur PlayStation 4 et Xbox One.

Le Test

La dernière fois que deux Assassin's Creed sortaient avec deux années d'écart remonte au temps entre le premier et le second volet. S'autorisant une pause après la sortie de Syndicate, qui était tout juste moyen, Ubisoft Montréal revient en 2017 avec Assassin's Creed Origins qui se déroule cette fois-ci en Égypte antique. Quête annexes scénarisées, système de combat renouvelé et sable à perte de vue... Que vaut donc ce renouveau de la saga ?

Aléa jacta est

48 av. J.C. Le pharaon Ptolémée dirige l'Égypte d'une main de fer. Vous incarnez Bayek, un protecteur du peuple, de la veuve et de l'orphelin. Medjay dans l'âme, il cherche à se venger pour une raison qu'on ne dévoilera pas ici.

Vous rencontrerez durant votre aventure de grandes figures de l'époque telles que Cléopâtre ou Jules César... Le récit personnel de Bayek, fil rouge de votre périple, se verra inscrit dans l'histoire avec un grand H où il sera possible de revivre certains grands évènements de l'époque. Les deux trames de l'histoire se mélangent plutôt bien grâce à certains personnages principaux crédibles et dont l'animation faciale rend le tout plutôt convaincant.

Sans pour autant être un chef d'œuvre dans le genre, le scénario du jeu arrivera à vous tenir en haleine tout au long de son épopée. Il est par ailleurs possible de jouer Aya, femme de Bayek, lors de certaines séquences. Les séquences dans le présent font elles aussi leur retour même si elles servent plus à poser les bases pour la suite que de faire avancer la trame des précédents épisodes.

L'aspect RPG renouvelé

Nouveauté de cet épisode, l'aspect RPG s'est vu étoffer. Équipements à niveau, crafts de ces équipements, carte divisée en une multitude de zones à niveau, arbres de talent plus développés... Assassin's Creed Origins reprend les bases des deux derniers volets pour leur redonner un nouveau souffle qui était franchement nécessaire. Le tout se veut plus clair, plus simple d'accès et d'utilisation. On le ressent principalement avec le HUD qui se veut minimaliste. Maintenant, via les menus, vous pouvez améliorer votre équipement : lame secrète, santé, dégâts des armes, quantité de munitions transportables...

La personnalisation s'en retrouve plus poussée que dans les précédents volets. Avec deux armes de main et deux arcs à choisir parmi une multitude d'alternatives, vous trouverez forcément ce qui vous conviendra. Du côté des arcs, quatre variétés s'offrent à vous dont l'arc de prédateur (dispose d'un zoom) ou l'arc du guerrier (tire trois flèches en même temps).

Concernant les armes de main, vous aurez la possibilité de choisir entre des épées à une main, des doubles épées, des épées à deux mains, un cimeterre... Chaque catégorie d'armes à bien évidemment des avantages et des inconvénients.

Un système de combat repensé - Ça fait plaisir !

Qui dit composante RPG, dit système de combat adéquat. Fini les ennemis qui venaient un par un pour se faire charcuter grâce à un contre bien placé. Dans Assassin's Creed Origins, c'est un système de lock et d'esquives (sous forme de roulade) qui feront office de mécanique de jeu. Cet épisode se rapproche volontairement de The Witcher 3 et de Bloodborne afin d'offrir au joueur des sensations de duels plus efficaces que ce qu'avait pu proposer la licence auparavant.

Esquives, roulades, contres avec boucliers, coups puissants et finish moves offrent ainsi un gameplay varié. Les coups puissants et les finish moves varient selon le type d'armes que vous tenez en mains au moment où votre barre est remplie au maximum. On note par ailleurs l'arrivée d'un système de difficulté, une première pour un Assassin's Creed.

L'infiltration et l'IA manquent d'efficacité - Ça fait pas plaisir !!

Tout n'est pourtant pas complètement réussi dans le jeu et c'est le côté infiltration qui en fait les frais. Non pas que ce soit complètement loupé, mais on sent que cette partie est légèrement moins convaincante que le reste. La recette marche toujours. Les ennemis sont cette fois-ci un peu moins aveugles et plus agressifs qu'avant. Les infiltrations en mode "lame secrète only" sont donc plus ardus qu'avant, votre lame ne tuant pas directement un ennemi si son niveau est supérieur au vôtre. Heureusement, vous pourrez profiter d'un bref ralenti au moment où vous êtes repéré afin de réparer (ou pas) votre erreur.

Le level design, dans une majorité d'endroits de la map, se prête plus à une infiltration terrestre contrairement aux épisodes précédents. Pendant ces phases, on notera quelques petits problèmes d'IA. Ainsi, il n'est pas rare de pouvoir tuer un ennemi en étant cachée dans les fougères sans qu'un de ses collègues ne vous détecte malgré la proximité. Le jeu vous considérant caché, cet ennemi ne vous verra pas, même si vous êtes dans son champ de vision ! L'IA a tout de même été améliorée sur certains points. Mais concernant la réactivité en mode patrouille, on reste sur notre faim.

Il vous sera par ailleurs possible de faire appel à votre aigle afin de survoler la zone. Vous pourrez ainsi repérer et marquer : les ennemis, les trésors et autres points d'intérêts tout autour de vous. Précisons que les points d'observations sont toujours présents dans le jeu et permettent d'élargir le champ de perception de Senu, votre aigle. Dommage pour le coup qu'ils ne soient pas activables avec Senu justement.

Du contenu pharamineux

Ubisoft Montréal n'a pas fait les choses à moitié pour Assassin's Creed Origins. Le monde ouvert est immense avec des quêtes secondaires scénarisées avec plus ou moins de réussite. Ces missions vous demanderont entre cinq et quarante-cinq minutes pour les accomplir entièrement. Ces nombreux points à visiter offriront toujours quelque chose en retour. Il sera par exemple possible de valider une quête annexe dès votre premier dialogue avec le PNJ puisque vous aurez déjà visité le lieu auparavant et rempli les objectifs sans le savoir au préalable.

On sent bien l'inspiration Witcher 3 avec des phases d'enquêtes et d'explorations à travers la plus grande carte proposée à ce jour dans un Assassin's Creed. Et même avec cela, le jeu n'est pas vide... sauf dans les grandes étendues désertiques évidemment (bien que quelques surprises puissent s'y cacher). Entre les courses de chars, les planques de brigands, les tombeaux, les lieux secrets, le jeu vous donnera facilement du contenu pour une soixantaine d'heures. En parlant de tombeaux, c'est derniers sont très bien pensés avec des énigmes aux contextes variés.

Des décors somptueux

Visuellement parlant, le dernier bébé d'Ubisoft tient la route techniquement et graphiquement. La somptueuse direction artistique redonne merveilleusement vie à l'Égypte antique. L'univers du jeu est très varié : plaines désertiques, montagnes, oasis, villes, marais... De plus, certains panoramas vous donneront envie de vous détendre quelques instants afin d'en profiter. Le tout est accompagné d'une bande-son discrète mais efficace.

D'un point de vue technique, le jeu n'est pas parfait et accuse les mêmes défauts que quasiment tous les jeux en monde ouvert : passages sous le décor, objets qui s'envolent, ralentissements.

Concluons en précisant que les voix françaises ne sont pas sur la galette et devront être téléchargées (un peu plus d'un Go). Dommage que le jeu ne soit pas disponible en Égyptien afin de rendre le tout encore plus cohérent !

Le Verdict

8.5 / 10

Pari réussi pour ce nouveau Assassin's Creed qui a bien profité de sa pause pour revoir ses bases. S'il ne représente pas une refonte totale, il donne un second souffle à une série qui était en perdition depuis quelques volets déjà. Une narration peaufinée, des personnages marquants, un système de combat repensé et un sentiment de découverte constant lors de l’exploration de l’Égypte nous donnent l’épisode le plus abouti depuis bien longtemps. Même si le jeu compte quelques défauts (IA encore perfectible, légers bugs), ils n’entachent en rien le plaisir de jeu qu’offre Assassin's Creed Origins. À voir si Ubisoft tiendra la barre pour le prochain volet.

Les tops
  • Une immense liberté d’action
  • Un monde ouvert et vivant
  • Des quêtes secondaires scénarisées
  • Le HUD peu gênant
  • Le nouveau système de combat
  • L’aigle Senu
  • Une histoire prenante
Les flops
  • Une introduction un peu confuse
  • Quelques bugs
  • L’IA encore perfectible
  • Les séquences dans le présent

Les screenshots

Par Quentin ELUAU

Publicité Amazon - Soutenez Retro-HD

Publicité Google - Soutenez Retro-HD

Publicité Google - Soutenez Retro-HD

Laissez un commentaire

Publicité Google - Soutenez Retro-HD

Tests