TEST XBOX ONE : Resident Evil 7 : biohazard


Resident Evil 7 : biohazard Capcom

XBOX One All Zones

Catégorie Action
Genre(s) FPS - Survival-Horror
Thème(s) Horreur - Survie - Exploration - Zombie - Gore - Ambiance - Psychologique
Sortie 24/01/2017
Description Resident Evil 7: Biohazard, est un jeu vidéo en développement par Capcom de tir à la première personne de genre survival horror, prévu pour le 24 janvier 2017 sur PlayStation 4 (PlayStation VR optionnel), Xbox One et Windows. Il s'agit du 7e opus de la série Resident Evil, ainsi que le premier à être en vue à la première personne. Capcom a...

Le Test

Le monde a changé. Bien des choses sont différentes depuis le 5e volet de Resident Evil, moins d’horreur, plus d’action et de QTE… Heureusement que Capcom a écouté ses fans et a choisi de revenir à l’essence même de Resident Evil pour ce nouveau volet : l’horreur et le stress tout le long du jeu. Laissant de côté la vue au-dessus de l’épaule, ce septième volet tente l’expérience en vue à la première personne. Alors ? Prêt à entrer dans le bayou pour rejoindre la Famille ?

Resident Evil 7: mega-mix horror compilation

Tout commence en juillet 2017, vous incarnez Ethan Winters, qui après avoir reçu une vidéo de son ex, Mia, portée disparue il y a 3 ans, décide de prendre quelques jours de congé pour tenter de la retrouver dans le fin fond des États-Unis : la Louisiane et son fameux Bayou.

Après quelques minutes de marche, vous tombez nez à nez avec une vieille bâtisse abandonnée, ceux ayant joué à la démo la reconnaitront au premier coup d’œil. Bravant la chaleur, les moustiques et les cadavres d’animaux mis en scène pour vous accueillir chaleureusement, vous décidez de rentrer dans la maison à la recherche de votre bien-aimée, mais c’était sans compter sur les Baker qui comptent bien vous inviter à la fête familiale.

Les développeurs ont pris un malin plaisir à s’inspirer de tout ce qui s’approche de près ou de loin à l’horreur dans le cinéma

Nous ne détaillerons pas plus le scénario du jeu afin que vous gardiez toutes les surprises que l'histoire vous réserve. Mais sachez que les développeurs ont pris un malin plaisir à s’inspirer de tout ce qui s’approche de près ou de loin à l’horreur dans le cinéma. D'Evil Dead en passant par Massacre à la tronçonneuse, The Devil’s Rejects et j’en passe, le jeu est bourré de clins d’œil dans la mise en scène et les dialogues. Bien évidemment le jeu a sa propre identité, ce n’est pas juste un mix de pop références sans intérêt.

Malheureusement, à vouloir être touche-à-tout au niveau de l’horreur, le jeu oublie assez souvent qu’il s’appelle Resident Evil 7. À la fin du jeu, on en vient à se demander comment il peut s’ancrer dans le lore de Resident Evil vu que quasiment rien ne fait allusion aux précédents volets. Le jeu prend alors plus le ton d’un spin-off que d’un épisode à part entière. Nous verrons donc la démarche complète de Capcom lors du prochain jeu Resident Evil.

Une ambiance réussie

Malgré tout cela, le jeu réussit parfaitement ce qu’il a entrepris, vous faire peur. Bénéficiant de la vue à la première personne, le jeu usera de toutes les méthodes possibles pour vous faire trembler. En effet, la plupart du temps votre seul moyen de survivre sera de vous enfuir le plus vite possible. Le jeu sera plutôt radin au niveau des munitions et des soins durant le jeu (tout du moins dans sa première partie), et contrairement à certains de ses collègues survival-horror, il n’y a aucun casier où se cacher dans la demeure des Baker.

Vous aurez alors toujours ce sentiment de malaise lors de vos phases d’exploration. D’autant plus qu’à certains moments, les ennemis se baladeront dans la même zone que vous, vous traquant afin de vous offrir une mort agréable. À cela rajoutez des décors infects et pourris, une ambiance malsaine et une famille de tarés, cela fait de ce jeu un exemple du genre. Petit aparté concernant la VR du jeu : ne l’ayant pas testé avec, nous ne pourrons vous dire si la qualité est au top, ni rentrer dans les détails. Mais on sent que la VR a été mise en avant lors du développement du jeu, certaines scènes, déjà bien flippantes de base, ne le seront qu'encore plus en VR.

Du gameplay simple, mais efficace

Bien que le jeu se veut totalement différent de ce qui se faisait lors des derniers épisodes de la série, son gameplay reste fidèle à lui-même. On y retrouve donc les herbes pour se soigner, la limite de l’inventaire, les points de sauvegarde en forme de magnéto audio. Capcom conserve donc ici ce qui se faisait de bien dans les précédents volets et l’adapte au mieux pour celui-ci. Nous vous disions plus tôt qu’il était impossible de se cacher pour échapper à la vue des ennemis... Pensé afin de ne pas relâcher la pression durant le jeu, il n'y aura pas de temps mort, seules les safes-zones pourront vous faire souffler un moment et sauvegarder la partie !

On parle de survival-horror mais cette appellation ne pourrait convenir qu’au deux premiers tiers du jeu, votre personnage devenant Rambo à la fin grâce à toutes les armes trouvées lors du périple (pistolet, fusil à pompe, mitraillette, bombes...). On ne ressent donc plus trop de peur sur la fin mais cela est compensé par le dénouement de l'intrigue.

Capcom réunit les atouts des précédents volets dans un jeu où la routine n'a pas le temps de s'installer

Le jeu se dote également de quelques énigmes. Rien de bien méchant évidemment, mais elles sont clairement dans l’esprit Resident Evil : des morceaux de figurines à retrouver pour ouvrir une porte, des jeux d’ombres avec des statues, etc. Tout ceci pourrait sembler poser problème sur le rythme du jeu, mais ce n'est pas le cas. La routine n’a pas le temps de s’installer, les zones à découvrir se font petit à petit et au gré du scénario avec des antagonistes qui se feront un malin plaisir à vous balader en long et en large dans leur résidence.
Au total, vous visiterez cinq environnements différents par vous-même ainsi que par le biais de vidéos visionnées un peu avant l’accès à la zone. C'est d'ailleurs le point un peu WTF du jeu : on est en 2017 et les quelques vidéos que l'on aura le loisir de visionner ont été tournées par une caméra à la main ou par une caméra style go-pro... Pourtant ce sont des VHS que l’on trouve durant le jeu...

Tout n’est pas rose chez les Baker

Concernant le reste du jeu, le résultat se veut en demi-teinte. Le level design se veut très réussi. On imagine sans peine une famille de psychopathes vivre dans cette demeure lugubre aux multiples portes dérobées, passages secrets et raccourcis à ouvrir avec des clés spéciales. Les affrontements contre les ennemis sont moins bien nerveux qu’on pourrait le penser. OK, le personnage principal n’est pas un soldat d’élite, mais le recul de l’arme sans prendre de stimulant l’améliorant sera votre plus grand ennemi dans le jeu. Rajouter un champ de vision assez réduit et des combats au corps-à-corps assez brouillons pour avoir une idée. Heureusement qu’il y a un fusil à pompe et qu’un coup dans la tête suffit à tuer la plupart des ennemis.

Le bestiaire quant à lui se retrouve assez pauvre. Si l’on ne compte pas la famille Baker, vous croiserez cinq types d’ennemis, dont trois variantes du même monstre. C’est peu en effet, d’autant plus que leur IA n’est pas des plus réalistes, ils sont effrayés par une porte close, ils n’essayeront jamais de passer outre.

Le scénario se dote par la même occasion de quelques lacunes et autres zones d’ombres qui seront (ou pas) résolues lors des DLC. Mention spéciale pour le choix moral du jeu qui vous obligera (ou pas) à refaire le dernier tiers du jeu pour voir la deuxième fin. Parlons rapidement du mode survie, qui se débloque après avoir fini le jeu une première fois. Difficulté rehaussée, emplacement des objets différents, ennemis plus rapides et plus résistants, ce mode de jeu rendra votre aventure plus complexe avec à la clé des armes un peu plus puissantes.

Nous terminons sur le fait que le jeu se termine entre 8 et 10 heures suivant votre façon de jouer, que le doublage est plutôt sympathique en VO mais que la VF loupe le coche et que la rejouabilité du jeu ne sera pas un souci... Les jumpscare et la découverte du scénario en moins.

Le Verdict

7.5 / 10

La peur et l’horreur sont enfin de retour dans la saga Resident Evil. Après plusieurs volets orientés action, Capcom a décidé de faire machine arrière et de reproposer une expérience plus proche de ce que l’on a pu avoir lors du premier Resident Evil. La vue à la première personne rajoute une tension au jeu que l’on peut imaginer encore plus dense en VR. Malheureusement tout n’est pas bon dans le jeu. Les combats sont un peu mous et les relations avec les autres volets se font de manière rapide à la fin du jeu. Au final, on ne peut que vous le recommander si vous souhaitez renouer avec le genre du survival-horror et la saga Resident Evil.

Les tops
  • La peur est de retour chez Resident Evil
  • L’ambiance et la direction artistique horrifique
  • La famille Baker « charismatique »
  • Les boss bien dégueus
Les flops
  • Le dernier tiers manquant d’un peu de punch
  • Le bestiaire peu développé
  • La VF pas terrible
  • Le lien avec les anciens Resident Evil très (trop) discret

Les screenshots

Par Quentin ELUAU