TEST PS4 : Spider-Man


Spider-Man Insomniac Games

PS4 All Zones

Catégorie Action / Aventure
Genre(s) Combats - FPS - Beat'em All - Infiltration - Aventure
Thème(s) Exploration - Monde Ouvert - Ambiance - Super-Héros - Humour - Bac à Sable
Sortie 07/09/2018
Description Marvel's Spider-Man est un jeu vidéo d'action développé par Insomniac Games et édité par Sony Interactive Entertainment en collaboration avec Marvel, sorti le 7 septembre 2018 en exclusivité sur la console PlayStation 4.

Le Test

Dévoilé la première fois lors de l’E3 2016, Spider-Man promettait un monde ouvert plus vrai que nature ainsi qu’une aventure originale. Retrouver New York depuis le point de vue de l’araignée sympathique du quartier nous fait plaisir, vu que ses précédentes itérations étaient dans l’ensemble correct, mais sans plus. Que vaut donc cet épisode d’Insomniac Games ?

Une araignée au plafond

Alors que le titre se lance, on commence notre aventure avec un Spider-Man installé depuis plusieurs années. L’araignée humaine a déjà fait ses preuves et certaines de ses Némésis les plus connues ont déjà eu affaire à lui. Alors que les dernières relances de loyer lui parviennent, Peter n’en à que faire et décide d’aller en découdre avec Wilson Fisk, le Caïd (Kingpin en VO) qui au final se fera mettre derrière les barreaux à la fin du tutoriel. Dès les premiers instants du jeu, on peut déjà conclure une chose : le tout est visuellement quasi irréprochable. Hormis quelques textures qui mettent un peu de temps à s’afficher, le jeu n’a aucun défaut de ce côté-là.

On peut toutefois voir un léger point noir sur la modélisation des visages de certains personnages qui semblent plus être des robots comparés à d’autres. Pour le reste de la technique, le jeu pousse encore une fois la PS4 à fond (le titre a été testé sur une PS4 vieillissante, qui mettait ses ventilateurs à rudes épreuves au bout de 30 minutes), mais cela n’empêche pas le jeu de tourner parfaitement sans ralentissements ni coupures. Les effets de lumière sont pour la plupart impressionnants surtout au lever et au coucher du soleil et les différentes animations du héros sont bluffantes de réalisme.

On sent que les développeurs se sont fait plaisir à créer le maximum de mouvements pour Spider-Man. Chaque saut, coup de poing ou mouvement mettant en scène notre héro rend toutes actions réalistes et fluides. Certaines animations ont été d’ailleurs créées uniquement pour certains cas (le passage entre les barreaux du château d’eau dans la vidéo de gameplay de l’E3 2017). Tout ceci dans le seul but de nous offrir une liberté d’action immense dans un terrain de jeu immense qu’est la ville de New York.

Une sensation de puissance au bout de la toile

On en parlait précédemment: la première mission, qui d’ailleurs en met plein la vue, sert de tutoriel. La touche R2 servant à tisser des toiles pour vous balancer entre deux buildings et une touche de saut seront vos deux plus grandes amies lors de l’exploration de la ville. À côté de cela, on retrouve un bouton pour frapper, un pour esquiver, un autre pour tisser des toiles, et voilà le minimum pour les combats.

Au fur et à mesure que l’histoire avancera, vous débloquerez des compétences permettant de rendre votre personnage plus puissant. Un uppercut mettant KO direct un ennemi, un lancement de toile permettant de retourner à l’envoyeur les roquettes, des gadgets à foison vous aidant lors des affrontements contre plusieurs ennemis… Spider-Man n’a donc aucun problème pour s’occuper des vermines. Le jeu en profite par la même occasion pour nous offrir à certains moments de l’aventure des QTE. Heureusement ils sont plutôt rares. Le seul véritable problème restera la caméra qui suivant le lieu où vous vous trouvez pourra se bloquer dans un mur (cela ne m’est arrivé que deux fois dans tout le jeu). Tous ces nouveaux coups seront à débloquer dans un menu grâce à des jetons qui eux-mêmes seront déblocables via des activités annexes.

Du contenu à foison

En ouvrant le menu vous aurez une map de la ville avec les objectifs principaux et secondaires. En naviguant dans les sous-menus, vous pourrez acheter de nouveaux costumes pour votre héros, qui chacun dispose d’un pouvoir (qu’il est possible d’assigner à un autre costume; il vous est donc possible d’avoir le costume de Scarlet-Spider avec la compétence spéciale du Spider-Man du film Infinity War).

En plus, vous avez vos gadgets à débloquer et à améliorer entre 4 ou 5 fois chacun ainsi que 3 arbres de compétences à déverrouiller pour obtenir le Spider-Man ultime. Et comme si tout cela ne suffisait pas: pour tout débloquer il vous faut des jetons. Jetons qui sont des récompenses de missions annexes. Chaque type de missions vous récompensera d’un type de jeton différent. Vous voulez améliorer votre lance toiles de combat ? Il vous en coûtera 3 jetons découvertes, 1 jeton combat et 1 jeton recherche. Vous voulez le costume de Spider-Punk ? Alors cela fera 6 jetons sac à dos et 2 jetons défi. Autant dire que si vous voulez tout débloquer, il va falloir en avoir envie. D’ailleurs, qui dit map gigantesque, dit tour radio à débloquer (heureusement que l’ascension des tours se fait rapidement; malheureusement ils ont mis en plus un mini-jeu sympathique la première fois, redondant au bout de la quinzième).

Chaque style de missions annexes est assez différent des autres pour éviter de toujours faire la même chose. Cela va du sympathique (stopper des courses poursuites, des ventes de drogues…) au pénible (prendre des photos de monuments, résoudre les problèmes des stations de recherches d’Harry Osborn disséminés un peu partout en ville…). Tout ceci n’empêche pas le jeu d’être diversifié dans ses missions annexes. On lui reproche seulement de vouloir trop en faire (prendre 50 photos de monuments, trouver les 40 stations de recherche, trouver les 50 sacs à dos…) comme pour la majorité des jeux à mondes ouverts de nos jours.

À côté de cela, le jeu nous propose des missions principales qui sortent du lot, où il n’est pas question de jouer avec Spider-Man, mais avec Peter Parker, et même dans certains cas avec Mary Jane lors de quelques phases d’infiltration. Si dans l’ensemble ces scènes sont correctes, mais sans plus dans leur manière de faire, elles ont le mérite de laisser souffler un peu le joueur après 5 h d’acte héroïque en ville. L’autre point positif concerne les podcasts de Jonah J Jameson, qui surviennent après certains éléments de l’histoire ou selon le costume que vous portez. Fidèle à lui-même, il profitera de ses podcasts pour vous casser du sucre sur le dos en écoutant la parole des citoyens de New York (mais en coupant court à ceux qui défendent Spider-Man).

Une histoire agréable à défaut d’être épique

Concernant l’histoire du jeu, on peut déjà s’estimer heureux de ne pas avoir à retracer les origines-story de Spider-Man, exit la morsure de l’araignée, la mort d’oncle Ben et autre découverte des pouvoirs. À l’inverse, le jeu profite pour mettre en avant l’origin-story d’autres personnages, tels que Miles Morales, qui reviendra probablement plus souvent dans les suites, ou encore Mister Negative, qui sert d’antagoniste principal pendant une grosse partie de l’aventure. Si vous connaissez l’univers de Spider-Man, vous ne serez pas étonné de découvrir certains personnages, mais le traitement de certains peut agréablement vous surprendre, à voir comment ils seront développés dans les suites.

Profitons-en au passage pour féliciter la bande-son et la VF qui fait un très bon travail, notamment grâce à Donald Reignoux (que l’on pouvait déjà entendre donner la voix de Peter Parker dans les Amazing Spider-Man avec Andrew Garfield) ainsi qu’à toutes les autres voix qui rendent le tout cohérent. Si l’adaptation est une réussite, cela reste bizarre d’entendre la majorité des New-yorkais continuer de parler en anglais. Les musiques collent parfaitement aux ambiances, on croirait entendre le thème des Avengers à certains moments, et même les musiques de Dany Elfman de la première trilogie à d’autres.

Le Verdict

7.5 / 10

Au final, que retenir de ce Marvel’s Spider-Man ? Très sympathique dans l’ensemble, il offre une liberté d’action totale et un terrain de jeu propice pour notre héros en collant rouge. Si le tout est équilibré dans sa démarche, on regrette cependant le trop grand nombre d’activités annexes pour le peu de diversité qu’elles ont. Si le joueur et connaisseur lambda de l’univers aura vite fait de terminer le jeu, l’aficionado de l’univers du tisseur prendra plaisir à chercher les easter eggs et autres références. Un bon titre dans l’ensemble et on a hâte de voir la suite des aventures de Spider-Man.

Les tops
  • La liberté de mouvement
  • La ville : vivante et splendide
  • Un scénario un peu simple mais efficace
  • Plus de 25 costumes
  • Un bon doublage
  • Une bonne durée de vie
Les flops
  • Pas de prises de risque dans le genre
  • Les mini jeux répétitifs
  • Quelques rares soucis de caméra et autres bugs
  • Beaucoup, beaucoup de missions annexes

Les screenshots

Par Quentin ELUAU

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