TEST PS4 : The Inpatient


The Inpatient Supermassive Games

PS4 All Zones

Catégorie Action
Genre(s) Aventure
Thème(s) Ambiance - Psychologique
Sortie 21/01/2018
Description The inpatient est un jeu d'action horreur sur PS4. L'action prend place dans l'asile de Blackwood 60 ans avant les événements de Until Dawn. Vous vous réveillez dans un étrange établissement médical en ayant perdu la mémoire et vous devez découvrir pourquoi vous êtes enfermé ici.

Le Test

Après les jeux Until Dawn et Until Dawn Rush Of Blood, Supermassive Games revient cette fois-ci avec The Inpatient. Le jeu est un préquel qui se passe soixante ans avant les événements d’Until Dawn. Nous restons donc dans l'horreur au travers du casque PSVR uniquement. The Inpatient saura-t-il faire aussi bien que ses aînés ?

Plongez dans l'antre de la folie

Vous êtes un patient amnésique du Sanatorium de Blackwood Pines situé tout en haut d’une montagne. Dans la quasi pénombre et les mains attachées à votre chaise, un docteur s’approche et vous demande quels sont vos souvenirs. Si l'atmosphère des lieux est magnifiquement retranscrite, ce qui frappe au premier abord, c'est la symbiose entre la magnifique modélisation des visages et la synchronisation labiale. Cela tombe plutôt bien vu la quantité de dialogues à venir... S'engage alors la conversation et vous aurez le choix entre deux réponses. Pour se faire, il vous sera possible de répondre en utilisant le micro du casque. Cet aspect est d'autant plus intéressant qu'il permet une meilleure immersion dans le jeu. Une question, une réponse, et vous voilà enfermé à double tour dans une chambre décrépie avec les cafards pour seule compagnie.

Mais vous ne resterez pas très longtemps tout seul. Un homme ou femme vous rejoindra suivant le personnage que vous aurez choisi au début de l'aventure. Le jeu propose alors des phases de discutions et de balades. Les conversations avec votre nouveau résident et le personnel de Blackwood alternera avec des visites guidées des lieux en fauteuil roulant. Très bien réalisées, ces dernières font monter la tension avec quelques jump-scares bien placés. Étant amnésique, votre personnage aimerait bien retrouver la mémoire... Forcément ! Pour cela, il faudra toucher certains des objets brillants disséminés dans les couloirs et autres pièces du Santorium. Ces objets lanceront alors des flashbacks qui permettront de reconstituer le puzzle qui vous a amené ici.

Fuis, pauvre fou !

Après une première partie plutôt convaincante qui avait posé de bonnes bases, le jeu bascule. Vous devenez alors intégralement maître de vos mouvements pour partir à l'assaut des secrets de l'asile... Et là, c'est le drame ! Comme si votre personnage était prisonnier de sa psychose, il a toutes les peines du monde à se déplacer. Pour progresser dans l'asile, vous devrez attraper des objets ou appuyer sur des boutons. Mais il ne suffira pas de s'en approcher pour les récupérer automatiquement, vous devrez utiliser vos deux mains avec une grande précision. Le problème, c'est que votre personnage a des pinces à la place des mains. Ramasser un objet ou appuyer sur un bouton est un vrai calvaire et il faudra recommencer l'opération à plusieurs reprises, frustrant!  Autre souci de taille, la lampe torche. Le faisceau lumineux étant trop court, la lampe nous éblouit plus que de nous éclairer dans les couloirs très sombres du Sanatorium.

Un jeu coupé en deux qui n'arrive malheureusement pas à sublimer sa formidable ambiance de départ

Vous voila contraint de déambuler dans des couloirs en vous déplaçant avec le plus grand mal du monde. Peut être que votre personnage est sous l'effet d'un cocktail médicamenteux sévère ! Quoi qu'il en soit, il vous sera difficile de fuir le plus vite possible dans ces conditions, vous en conviendrez. Pour essayer de vous en sortir, vos actions se limiteront à suivre un personnage, à toucher un objet brillant ou à appuyer sur un bouton. L’intérêt du jeu s’écroule donc assez vite et l'ambiance angoissante du début fait désormais place à l’ennui.

Le jeu se termine assez vite et il faudra compter 3 petites heures pour le finir en essayant de trouver tous les objets cachés. Pour éviter de mettre The Inpatient rapidement au placard et vous inciter à rempiler, les créateurs ont placé le même principe que dans Until Dawn: l'effet papillon. Lorsque vous répondez à certaines questions clefs, des papillons bleus s’envolent pour vous indiquer qu'il existe un choix narratif. L'inconvénient est que ces choix ont peu d’influence sur l'aventure. Seules quelques phrases et la toute dernière partie du jeu seront impactées. Néanmoins, plusieurs fins seront déblocables en fonction de vos choix et du sort que vous réserverez aux personnages. Dommage par contre que l'arbre des choix ne soit pas disponible comme ce fût le cas pour Until Dawn.

Voir la bande annonce de The Inpatient.

Le Verdict

5.5 / 10

Grâce ses graphismes et son ambiance, The Inpatient nous plonge immédiatement au cœur de son contexte. L'immersion est totale et les sursauts sont au rendez-vous. Étrangement, la seconde partie du jeu ne tient plus ses promesses. La jouabilité devient hasardeuse, la gestion de la lampe torche est maladroite et l'ennui prend rapidement le dessus. Assez court, l'effet papillon aurait pu nous inciter à revenir dans cet asile, mais pour cela, il faudrait qu'un patch correctif de la jouabilité arrive rapidement.

Les tops
  • Graphismes magnifiques
  • On sursaute avec plaisir
  • Utilisation du micro pour répondre
  • L’ambiance générale du jeu
Les flops
  • Une deuxième partie décevante
  • Faible durée de vie
  • Effet paillon trop peu présent
  • Jouabilité d’une lourdeur incroyable

Par Sebastien BRUCELLE

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