TEST PS4 NieR : Automata

NieR : Automata

PS4 All Zones

Catégorie Action
Genre(s) Combats - Beat'em All - Shoot'em Up - Action-RPG - Hak'n Slash
Thème(s) Science-Fiction - Exploration - Futuriste - Monde Ouvert - Ambiance - Post-Apocalyptique
Sortie 10/03/2017
Description Nier: Automata est un jeu vidéo de type action-RPG développé par PlatinumGames et édité par Square Enix, sorti le 23 février 2017 au Japon, le 7 mars en Amérique du Nord et le 10 mars en Europe et en Australie sur PlayStation 4, et le 17 mars 2017 sur PC. Le jeu se déroule dans le même univers que celui de Nier, un spin-off de la série Drakengard....

Le test

Suite du méconnu NieR sorti en 2010 et racontant l’histoire d’un père à la recherche d’un remède pour sa fille atteinte d’une maladie mystérieuse, NieR : Automata s’impose comme une suite faite par amour de la licence créee par Yoko Taro. Cette fois-ci, c’est PlatiniumGames (Bayonetta, Vanquish…) qui reprend le flambeau du développement. Au programme, robots, androïdes, vengeance et beat’em all. Que vaut donc cette suite du premier spin-off de la saga Drakengard ?

Un univers intrigant

La base de l’histoire de Nier : Automata est la suivante : plusieurs siècles après les événements de NieR et suite à l’arrivée d'une armée de robots envoyée sur Terre par des extra-terrestres, l’Humanité n’eut d’autre choix que de se réfugier sur la Lune afin de préparer son retour. L’humanité mettra en place une organisation, nommée YoRHa, afin d’affronter l’ennemi sur la Terre. Vous incarnez donc l'unité YoRHa 2B, un androïde de combat...

Le jeu commence alors sur la mission qui était proposée dans la démo, 2B et son unité sont dépêchées sur Terre afin d’enquêter sur l’apparition d’une machine à fort potentiel de destruction. On y croise par ailleurs l’unité de reconnaissance 9S. Ce duo sera votre équipe jusqu’à la fin du jeu. Ils devront s’entraider afin de réussir les missions que vous donneront les humains de la base ainsi que les autres protagonistes que vous croiserez sur Terre. C’est sur ce postulat assez simple que repose le jeu qui prendra un malin plaisir à questionner le joueur.

Le jeu se veut donc complexe d’un point de vue scénaristique puisqu'il traitera de sujets tels que l’existence même, l’attachement sentimental, l’Humanité en général et donc le sens de la vie et ce, du point de vue des androïdes. De plus, le jeu dispose d’une vingtaine de fins différentes dont 5 importantes. Il vous faudra pour ces dernières reprendre et aborder l'aventure sous un point de vue différent à chaque fois. Les autres fins sont sont plus humoristiques et anecdotiques qu’autre chose.

Un gameplay nerveux

Là où PlatiniumGames l’a joué fine, c’est en incluant une variété de gameplay. En proposant une aventure action-RPG typée beat’em all, le jeu vous proposera aussi des phases en shoot’em up, en mode plate-forme vu en 2D... Le tout est effectué en jeu via des changements de point de vue de la caméra tous plus fluides les uns que les autres. La majeure partie du jeu reposera bien sûr sur le savoir-faire de PlatiniumGames en matière de beat’em all nerveux et accessible à tous. Deux boutons pour attaquer, un bouton pour commander votre pod de soutien, le tout accompagné de nombreux combos pour pimenter l'action. Vous avez aussi la possibilité d’esquiver les attaques ennemies afin de leur infliger un contre puissant.

Les hordes d’ennemis ne feront pas de vieux os faces à vos attaques et les combats contre les boss, plutôt nombreux, deviendront épiques grâce à ce gameplay rapide et efficace. De plus, on sera porté par des musiques toutes meilleures les unes que les autres. Un seul petit bémol cependant, il manque un peu de variété concernant les ennemis.

En mode 100% customisable

Qui dit Androïde, dit modification, et de ce côté-là, le jeu est bien fourni. Le jeu vous propose alors de modifier les puces de fonctionnalités qui composent votre androïde. Cela peut aller d’une simple augmentation des dégâts, à une augmentation de la distance d’esquive… Tout est mis à votre disposition pour créer votre androïde comme vous le souhaiterez. Vous pourrez si le cœur vous en dit, retirer toutes les puces de fonctionnalités correspondant à votre HUB (barre de vie, expérience gagnée, mini map…) afin d’utiliser les points gagnés pour placer d’autres puces. Plus vous progresserez dans l’aventure, plus vous récupérerez des puces de fonctionnalités différentes et d’emplacement.

Autre particularité du jeu, vous croiserez lors de votre aventure des cadavres d’androïdes, vous aurez alors le choix de soigner cet androïde (cela offre un bonus de santé au joueur qui est mort à cet endroit-là), de récupérer certaines de ses puces qui seront actives pour vous, ou alors de le réactiver pour en faire un partenaire pendant un court moment. Et si vous venez à mourir durant votre aventure, vous devrez alors récupérer votre corps ainsi que la quasi-intégralité de vos puces de fonctionnement.

Une zone de jeu concentrée

Après avoir parlé du gameplay de ce volet, abordons maintenant l’aspect RPG du jeu.

À l’instar des récents Horizon : Zero Dawn et The Legend of Zelda : Breath of the Wild, NieR : Automata dispose lui aussi d’un monde ouvert et d’une multitude de quêtes données par de nombreux PNJ qui n’attendent que vous pour les aider. Après avoir fait l’introduction et avoir atteint le camp de la résistance, la grande zone du jeu s’offre à vous. Vous y trouverez ennemis, coffres, matériaux à récupérer ainsi que des marchands et des événements particuliers. Ne vous attendez toutefois pas à un univers vaste comme le dernier jeu de la franchise Zelda. Dans NieR, le terrain de jeu se veut plus petit, mais aussi plus compact. Vous aurez donc plus à faire dans une même zone. Vous pourrez alors chercher à farmer les matériaux afin d’améliorer vos armes auprès des marchands adéquats.

Au cours de votre périple, vous traverserez plusieurs zones qui vont de la ville dévastée à un désert, en passant par une forêt contenant un château en ruines… Le teint terne des décors accentue le côté désolé et inhabité des zones. Il vous sera bien sûr possible de vous téléporter via certains points d’accès assez tôt dans le jeu.

Des dialogues profonds pour une histoire intéressante

Le cœur même du jeu réside en ses quêtes que vous donneront certains PNJ. Il est intéressant de constater que l’écriture des dialogues des quêtes s’améliore au fil des années dans les RPG, et NieR : Automata apporte une autre pierre à l’édifice. De nombreuses trames narratives vous mettront en haleine jusqu’à la résolution de la quête, certains PNJ dialogueront avec vous de thèmes matures et très intéressants, que ce soit avant de vous donner la quête, ou à la fin, de façon à troubler votre vision du jeu petit à petit. Un bon nombre de missions secondaires, quasiment toutes plus intéressantes les unes que les autres, vous permettront de tenir une quinzaine d’heures lors de votre première partie. Comme dit plus haut dans le test, le jeu dispose de cinq actes et donc d’autant de visions différentes de la même histoire, on note cependant une légère redondance lors de la deuxième partie.

Une technique à la traîne mais une B.O. efficace

Pour conclure ce test, nous aborderons le côté technique du jeu et malheureusement, il ne s’en sort pas très bien. PlatiniumGames et Square Enix ont tout fait pour assurer une fluidité quasi constante dans le jeu, au détriment de quelques effets tels que les résolutions détaillées de certaines textures (sur une PS44 classique, le jeu tourne à 900P/60fps. Malheureusement le reste n’est pas mieux : les décors urbains manquent de finition et les zones sont quand même plutôt vides. Certains décors pop à l’horizon quand vous vous en approchez.
Heureusement que la direction artistique de certains lieux et personnages sauvent la mise. Le jeu ne dispose d’aucune sauvegarde automatique, c’est donc à vos risques et périls de vous lancer dans une zone si votre niveau n’est pas assez élevé.

Du côté sonore, le jeu dispose d’une piste japonaise et anglaise, ainsi que d’une traduction textuelle française complète. Les deux versions sonores s’en sortent bien même si la V.O. (japonaise) colle plus à l’univers selon mon propre avis. Pour terminer, évoquons la B.O. qui est juste excellente. Les deux compositeurs Keiichi Okabe et Keigo Aoshi, qui avaient déjà travaillé sur le premier NieR, remettent la main à la pâte et nous offrent des pistes musicales qui font, encore une fois, c’est mon avis personnel, partie des meilleures que j’ai pu entendre dans un jeu vidéo.

Le Verdict

8.5 / 10

Pari réussi pour Square Enix et PlatiniumGames concernant cette suite de NieR. Le jeu se veut beau (bien que daté techniquement), intrigant, fluide et nerveux dans ses combats, tout en proposant une histoire qui interroge grandement sur la possible humanisation des machines et des androïdes.

Nous vous conseillons grandement de mettre la main sur ce jeu qui ne vous laissera pas de marbre si vous n’étiez pas encore convaincu.

Les tops
  • L’univers intrigant et envoûtant
  • L’histoire qui vous tient en haleine sur l’ensemble des cinq actes
  • La B.O.
  • Le gameplay simple et nerveux à la fois
  • La personnalisation dans les moindres détails de votre personnage
  • Des PNJ très humains (mention spéciale à Pascal)
Les flops
  • Quelques baisses de framerate et des lacunes techniques sur les décors
  • Un monde ouvert légèrement vide
  • Un deuxième acte un peu redondant

Les screenshots

Quentin ELUAU

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