TEST PS4 No Man's Sky

No Man's Sky

PS4 All Zones

Catégorie Action / Aventure
Genre(s) FPS
Thème(s) Science-Fiction - Survie - Exploration - Espace - Futuriste
Sortie 09/08/2016
Description Le joueur incarne un pilote de vaisseau spatial (marchand, explorateur, chasseur de primes, mineur, pirate, etc.) traversant l'espace pour percer un mystère caché au centre de la galaxie. Dans ce dernier, des milliards de milliards de mondes sont à visiter, chacun accueillant un écosystème différent des autres. Le but premier étant d'atteindre...

Le test

Attendu de toute part depuis son annonce en décembre 2013, le dernier jeu d’Hello Games (à qui nous devons les Joe Danger) a fait parler de lui de bien des manières durant son développement. Des milliards de milliards de planètes à visiter. La possibilité de faire ce que l’on veut dans cet univers, découvrir la faune et la flore et avoir la possibilité de la renommer à sa guise. Tout semblait parfait. Tout ?

Pas vraiment. Entre deux interviews où Sean Murray se contredisait lui-même et les multiples reports de la sortie du jeu, l’attente se faisait longue. Finalement, le jeu est sorti le 9 aout sur PS4 et le 12 aout sur PC et que pouvons-nous en retenir de ce jeu indépendant ?

Enter The Void

No Man's Sky - Photo 1No Man’s Sky vous place dans la peau d’un astronaute paumé au milieu d’un univers gigantesque avec comme seul but : atteindre le centre de la galaxie.

Vous vous réveillez sur une planète avec un vaisseau endommagé et votre premier objectif sera de trouver des matériaux afin de quitter cette planète et commencer votre périple.

En voyagent à travers l’univers vous aurez la possibilité de croiser des espèces afin de marchander avec eux, malheureusement ne comprenant pas leur langage, vos premiers dialogues avec eux se solderont par un choix entre deux ou trois possibilités de dialogue qui vous permettront, ou non, de faire avancer votre quête vers le centre de la galaxie.

Rajouter à cela le fameux aspect aléatoire tant vendu par le développeur. Tout ce que vous verrez, entendrez, récolterez et même tuez sera généré de manière procédurale par un algorithme mathématique permettant ainsi d’avoir à chaque fois le sentiment de voir quelque chose de nouveau. On espérait des planètes sortant de l’ordinaire, farfelues et incohérentes au possible. Malheureusement, cet aspect ne se ressent pas trop lors du jeu puisque toute la flore se ressemble au bout d’une dizaine d’heures de jeu. La faune de son côté, s’en sort un peu mieux puisqu’on peut croiser toute sorte d’animaux, herbivores, carnivores, omnivores, petit comme un chien, grand comme un éléphant, ou ressemblant à un t-rex à aile de poulet, tout est possible. La quantité est là, mais pas la qualité.

No Man's Sky - Photo 2À vous donc de voyager de planète en planète, à récolter des matériaux en tout genre (du carbone en passant au plutonium en cristaux…) tout en essayant de survivre. Car oui, le principal aspect du jeu est la récolte et ensuite vient la survie.

Vous passerez donc la plupart du temps à pied, avec votre pistolet multifonction à récolter le nécessaire afin de remplir le carburant de votre vaisseau, et celui de votre combinaison, car tout ce que vous faites requiert du carburant. L’aspect survie est donc présent.

Tout ce que vous récolterez sera intégré dans votre inventaire portatif ou dans celui du vaisseau, et c’est là que le jeu commence à poser problème. Tout ce que vous récoltez se retrouve automatiquement dans l’inventaire de votre combinaison ou dans celui de votre vaisseau si le premier se retrouve complet.

La navigation dans les menus, à la manière d’un Destiny, n’est pas intuitive. Le curseur est lent et le nombre d’emplacements dans les inventaires au début du jeu est peu nombreux. Vous vous battrez donc le plus souvent avec l’inventaire afin de pouvoir garder le maximum de composant important à la suite de votre voyage.

Bien évidemment, le nombre d’emplacements augmentera au fur et à mesure du jeu, mais durant une grande partie du jeu, cela sera votre principal souci. À cela, rajouter un système de crafting qui vous permettra de voyager entre les galaxies, d’améliorer votre vaisseau, etc.

On ne s'attardera pas trop dessus, mais disons que dans la première moitié du jeu, trois étapes d’artisanat afin d’avoir un item permettant le saut entre les galaxies n’est pas des plus pratiques.

La majeure partie du jeu se résumera donc à : vérifier les matériaux requis, atterrir sur une planète, farfouillez un peu partout à pied, car rien que le fait de faire décoller son vaisseau et se poser 50 mètres plus loin dépense tellement de ressources que vous préférerez y aller à pied, retourner dans l’espace, revendre votre butin, allez dans une autre galaxie et recommencer encore et encore.

Dans l’espace, personne ne vous entendra crafter.

No Man's Sky - Photo 3Parlons maintenant d’un des points importants, le voyage dans l’espace. Si vous aimez l’espace, vous serez servie. Chaque galaxie comporte quelques planètes et lunes, ainsi qu’une base marchande.

Libre à vous de vous promener dans cette galaxie qui s’offre à vous grâce aux trois vitesses que vous offre votre vaisseau. Prenons un exemple. Vous souhaitez vous rendre sur la planète voisine, en vitesse de croisière il vous faudra 3h pour rejoindre la planète, en mode turbo, seulement 15 minutes et en mode supra-extra seulement 1 minute 30. Et bien évidemment, cette dernière consomme des ressources, heureusement facilement récoltable en détruisant des astéroïdes.

À cela s’ajoute les combats dans l’espace, car oui vous n’êtes pas le seul à vous balader dans cet univers. Malheureusement, les combats sont lents et vos boucliers sont à recharger manuellement via le menu qui ne met pas le jeu en pause bien évidemment. Vous aurez vite envie de fuir plutôt que de tenter d’affronter les ennemis.

Le jeu nous promettait d’être ce que l’on voulait. Marchand, explorateur, archiviste, guerrier… C’est possible, mais à moindre mesure. Prenons l’exemple de l’explorateur. Vous vous voyez scanner, renommer tout ce que vous voyez durant vos explorations ? C’est possible. Vous pensez que vous pourrez le partager avec les autres joueurs ? Vous vous trompez. Il y a très peu de chances que quelqu’un vienne sur votre planète et rigole en voyant votre similimouton baptisé « Shaun ».

Et bien évidemment, le jeu à sa sortie était glitcher. Il n’était donc pas surprenant de voir des animaux tituber en marchant sur leur tête ou de croiser un vaisseau bloqué sur sa trajectoire à cause d’un énorme rocher.

Pendant ce temps-là, dans une galaxie lointaine, très lointaine…

No Man's Sky - Photo 4Le jeu s’en sort pas trop bien, beaucoup de promesses, beaucoup de déceptions, mais quelques points arrivent à faire mouche auprès des joueurs.

Les premières heures de jeu sont vraiment intéressantes. On se retrouve happé par cette envie de tout découvrir. Les planètes ne se ressemblent pas toutes dans l’ensemble et l’ambiance sonore vous plonge dans l’univers du jeu. Les différentes races rencontrées durant le jeu et les stèles racontant des histoires du temps passé vous donnent envie d’en savoir plus.

Pour avoir testé le jeu sur la version PS4, cette dernière ne s’en sort pas avec les honneurs, la console affiche le jeu en 1080p et en 30fps, avec quelques baisses légères si vous mettez à mal le moteur du jeu, mais semble constamment à bout de souffle alors que les éléments et autres reliefs apparaissent à cinquante mètres de vous, mais le fait de survolez les planètes à la recherche d’éléments importants à votre aventure relève du plaisir.

Le FOV ridiculement bas vous posera problème au début du jeu, mais n’empêchera pas d’avoir des moments de grâce durant l’aventure quand météo, reliefs, angle de vue et autres paramètres seront au mieux. Le jeu propose quand même un fil rouge, aussi maigre soit-il. Au début de votre voyage, le jeu vous offre trois écoles afin d’arriver au centre de l’univers. Exploration libre, Atlas, et trous noirs seront de la partie pour vous faire avancer.

Mais malheureusement, même si tout est beau au début du jeu, au bout de quinze sauts dans l’espace, les planètes commenceront à se ressembler outre quelques différences telles que la couleur de l’eau qui change, qui passe du bleu au vert…

On en finit par se demander si l'on ne tourne pas en rond.

Le Verdict

6.5 / 10

No Man’s Sky est le jeu passe-temps par excellence au final. Vous avez trente minutes à perdre avant d’aller au cinéma ? Jouer à No Man’s Sky. Le jeu vous surprendra lors de la première dizaine d’heures de jeu, mais si vous n’aimez pas faire et refaire les mêmes choses en boucle, vous n’en verrez pas le bout. La faute à une publicité qu’on pourrait qualifier de mensongère ainsi qu’à son mode de jeu non attractif : miner-revendre-avancer et recommencer. No Man’s Sky se fait un croche-pied à lui-même en ajoutant ce système d’inventaire mal optimiser et autres petits problèmes qui mis bout à bout empêchent le plaisir de venir. On ne dira pas que personne n’y trouvera son plaisir, mais pour la majeure partie des acheteurs, ce jeu ne restera pas dans leurs bibliothèques vidéoludiques bien longtemps, et c’est dommage.

Les tops
  • 1.8x10^19 planètes visitables
  • Une aura mystique
  • Artistiquement intéressant
  • Un bon univers sonore
Les flops
  • 1.8x10^19 planètes visitables et qui se ressemblent au bout d’un moment
  • Le farming inintéressant
  • L’inventaire mal optimisé
  • FOV non réglable sur PS4
  • Des combats dans l’espace mou

Les screenshots

Quentin ELUAU

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