TEST PC : A Plague Tale : Innocence


A Plague Tale : Innocence Asobo Studio

PC All Zones

Catégorie Action / Aventure
Genre(s) Aventure
Thème(s) Horreur - Survie - Exploration - Gore - Ambiance - Historique - Indépendant - Noir - Crafting
Sortie 14/05/2019
Description A Plague Tale: Innocence est un jeu vidéo d'action-aventure et d'Infiltration édité par Focus Home Interactive et développé par Asobo Studio à Bordeaux, sorti le 14 mai 2019 sur Windows, Playstation 4 et Xbox One. Le jeu propose une immersion dans la Guyenne (France) du XIVe siècle, en 1348, alors que la guerre de Cent Ans et la peste noire...

Le Test

Annoncé la première fois en 2017 par Focus Home Interactive, A Plague Tale : Innocence, développé par les bordelais d’Asobo, est maintenant disponible sur PS4, Xbox One et PC. Mettant en scène une sœur et son jeune frère durant la fameuse et triste période de la peste noire qui a sévi en Europe entre 1348 et 1352, vous devez trouver comment échapper à cette maladie tout en évitant l’Inquisition. Joyeux programme en perspective...

Il était une fois la Mort Noire

Notre aventure commence en 1348. Alors que les grandes puissances s’affrontent dans ce que l’on nommera longtemps après, la guerre de Cent Ans, les citoyens lambda vivent tranquillement de leur agriculture et autres joyeusetés. C’est dans ce contexte que nous faisons la connaissance D’Amicia De Rune, la protagoniste du jeu. Partie à la chasse avec son père, elle voit mourir son chien d’une façon bien étrange : comme s’il était aspiré sous terre par quelque chose de bruyant et vorace… Pas de temps à perdre pour papa De Rune et sa fille, il faut vite retourner à la maison. Pas de bol c’est à ce moment que l’Inquisition débarque pour capturer le jeune fils de la famille, Hugo. Sous les ordres de sa mère, Amicia et Hugo s’échappent du domaine en ayant comme objectif de rejoindre la ville pour retrouver le docteur qui s’occupe d’Hugo.

A peine le prologue du jeu terminé, on ressent la direction prise par le jeu : il est là pour vous mettre dans l'ambiance sans vous faire de cadeaux. Qui dit Inquisition et peste noire, dit forcement cadavres ! Des tas de personnes et d’animaux sont tués pour endiguer la maladie, des feux de joie avec des hommes et des femmes comme combustible... Tout ceci est mis en œuvre afin de ressentir le désespoir que traversent les deux protagonistes de cette histoire. Heureusement, A Plague Tale : Innocence s’accommode de quelques moments de "chaleurs" via les dialogues entre le frère et la sœur, mais ils reviendront vite dans la triste réalité, brutal !

Des airs de déjà-vu dans la manière de faire

Concernant sa prise en main, A Plague Tale se veut assez simpliste. On dirige Amicia en vue à la troisième personne, d’une simple pression de touches, on peut dire à notre frère d’attendre sur place ou de nous rejoindre. Le jeu se découpe alors en plusieurs parties distinctes : des phases d’explorations assez linéaires, des phases d’actions diverses et variées et des cinématiques à la réalisation soignées. On apprendra alors à connaitre les personnages au fur et à mesure du jeu, puisqu’eux-mêmes ne se connaissent pas vraiment. Amicia rêve d’aventures, est courageuse et dispose d’une fronde parée à toute épreuve, Hugo quant à lui, était principalement reclus dans sa chambre, souffrant d’une mystérieuse maladie qui l’empêche de vivre normalement.

C’est donc cet étrange duo (pas vraiment original) que l’on suivra au cours de ce jeu. Si pour Amicia, la dure réalité l’atteindra rapidement, ce n’est pas le cas pour Hugo qui découvrira le monde de son point de vue d’enfant. Si pour Amicia il sera parfois nécessaire de faire office de bourreau afin de survivre, Hugo lui, s’émerveillera devant quelques fleurs au milieu de cadavres dans une église, sans pour autant réaliser ce qu’il se passe autour de lui (tout du moins au début de l’aventure). Heureusement ce duo ne sera pas seul, car vous pourrez compter sur l’aide de certaines personnes qui deviendront vos amies. Citons par exemple Lucas, un apprenti alchimiste qui vous guidera vers le château d’Ombrage pendant que lui enquête sur le terrible fléau. Vous croiserez de nombreux autres orphelins durant votre voyage afin de nouer des liens et de se remémoré cette enfance trop vite perdue.

Personne ne s’attend à l’Inquisition ni à l'armée des rongeurs

En plus du fléau que sont les rats, vous devrez faire attention aux humains qui ne sont pas tous ici pour vous aider. Comme dit plus haut, l’Inquisition souhaite, pour une étrange raison, mettra la main sur Hugo. Il faudra donc, à travers diverses phases d’infiltration, avancer en évitant au maximum les gardes. À vous d’utiliser votre fronde pour vous frayer un chemin en attirant à un point précis un garde, en libérant le passage... Au cours de votre aventure, votre équipement s'étoffera pour acquerir de nouvelles options telles que les projectiles brulants et autres boules odorantes pour attirer les rats à un endroit précis.

Mais que serait un jeu sur la peste noire sans les fameux rats ? Véritable tsunami de dents, d’yeux rouges et de poils noirs, les développeurs ont développé un système afin de rendre crédibles les nuées de rats qui peuvent parfois atteindre plusieurs centaines de rats affichés à l’écran. Ils s’escaladent, se recouvrent et se déplacent à une vitesse impressionnante qui vous fait frémir dès l’instant ou vous en voyer un apparaitre. Si pour les humains, le but était de les éviter, pour les rats, le but est de se frayer un chemin. La lumière étant leurs points faibles, il faudra compter sur les torches et autres brasiers pour marcher au milieu de ces rongeurs. Un seul faux pas et s’en est fini d’Amicia et de son frère.

Du gameplay simple mais efficace, pour une histoire entrainante

Alors que le principal intérêt du jeu est son histoire et sa narration, on aurait pu penser que le gameplay serait nommé aux abonnés absents. Heureusement ce n’est pas le cas même s’il se retrouve être simplifié pour convenir aux plus grands nombres. Au travers des nombreuses situations, le jeu se réinvente petit à petit sans pour autant trahir son style. L'aventure ne se veut pas trop difficile, même si à certains moments on est en stress, car un seul coup porté à Amicia équivaut à un game over. Il dispose par ailleurs d’un système de récoltes et d’améliorations d’équipements afin de rendre encore plus facile un jeu qui l’est déjà bien assez. Cette chasse au trésor se veut être le seul point moderne du jeu, les développeurs mettant beaucoup en avant son histoire et son ambiance.

Du côté de la narration, À Plague Tale s’en sort plutôt bien. Il en profite même pour jouer avec nos nerfs. Si d’aventure, nos héros se retrouvent dans un moment calme, détendu et chaleureux, il y a de fortes chances que tout parte en vrille peu de temps après. Malheureusement le jeu se permet quelques écarts en termes d’histoire avec quelques ficelles scénaristiques un peu trop grosses, mais dans l’ensemble cette histoire s’en sort plutôt bien avec un final toutefois bien surprenant. Concernant le travail sonore, on ne peut qu’applaudir le boulot du compositeur français Olivier Derivière qui fait de la musique adaptative un outil à la contemplation. Il ne sera pas rare de s’adapter nous-mêmes à la musique afin de profiter des décors et de l’ambiance cinématographique que le jeu nous offre. Que ce soit la bande-son ou l’ambiance sonore en elle-même, dans les bruitages et les voix, tout est mis en œuvre pour rendre le tout plus vivant qu’il ne l’est. Pour un jeu de cette ampleur, il est important de le préciser.

Terminons ce test avec la partie graphique. Dans l’ensemble, il n’y a peu de choses à redire concernant ce jeu. Sublime dans son ensemble, le moteur graphique révèle toutefois quelques défauts, notamment dans les animations faciales lors des phases de gameplay. Mais pour tout le reste, les développeurs peuvent être fiers de leur moteur graphique. Que ce soit dans l’ambiance, les soucis du détail, le rendu des vêtements ou encore les lumières, tout fonctionne parfaitement. Comme quoi, pas besoin d’être un gros studio pour réussir à rendre un jeu vivant.

Le Verdict

8 / 10

A Plague Tale : Innocence réussit le tour de force de se hisser au niveau des grosses productions en matière de rendu cinématographique grâce à son duo attachant, son histoire efficace sur fond de Peste Noire, son obscurantisme religieux et de ses liens familiaux. Même si le jeu ne propose pas de réinventer le genre, il s’approprie ses codes à merveille et les sublimes à sa manière. On remarque toutefois quelques soucis comme le rendu des visages dans les phases de gameplay, ou encore certains choix scénaristiques un peu bancals. Mais on ne peut que féliciter le studio pour ce jeu et on attend leurs prochains productions avec impatience !

Les tops
  • La VF au top
  • Le moteur graphique fait des merveilles
  • Le duo de personnages et leurs histoires
  • Une mise en scène visuelle et sonore marquante
Les flops
  • Quelques problèmes d’animations des visages
  • Quelques soucis de cohérence au niveau de l’histoire
  • Un Gameplay un peu trop simple
  • Du Crafting pas forcément utile

Les screenshots

Par Quentin ELUAU

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