TEST PC Deus Ex : Mankind Divided

Deus Ex : Mankind Divided

PC All Zones

Catégorie Jeu de rôle
Genre(s) FPS - Infiltration
Thème(s) Science-Fiction - Exploration - Futuriste - Monde Ouvert - Ambiance - Steam Punk
Sortie 23/08/2016
Description En 2029, deux ans après l'incident décrit à la fin de Deus Ex: Human Revolution, les humains augmentés sont traités en parias et exclus de la société. Adam Jensen doit faire face aux conséquences de ses choix, qui ont conduit à un rejet des augmentations mécaniques par l'opinion publique. L’oppression des augmentés a créé un climat de...

Le test

Alors que plus personne n’y croyait, Eidos Montréal a tenu le pari de sortir la saga Deus Ex du bourbier dans lequel elle s’était enfoncée avec Deus Ex : Invisible War. Pari réussi grâce à Deus Ex : Human Révolution sorti en 2011 qui renouait avec le premier épisode au niveau de l’histoire et des mécaniques de jeu. Quelques années plus tard, lors de l’E3 2015, les Canadiens nous offrent le premier trailer du prochain volet des aventures d’Adam Jensen. Après la révolution, voici venue la division.

Diviser pour mieux régner…ou pas.

Image 0 : Deus-EX Manking Divided PCDeux Ex : Mankind Divided commence quelques années après les événements du précédent volet. Les augmentés sont devenus les parias de la société et la société n’est plus aussi belle qu’elle ne l’était auparavant. La société elle-même devient sans pitié face aux augmentés. Il n’est donc pas rare de croiser dans la rue des démonstrations de violence à l’égard des personnes portant des augmentations au point de les reclure dans des quartiers bien définis des villes, de subir des contrôles d’identité toutes les cinq minutes par des patrouilles de police qui pourraient les tabasser à coup de matraque à la moindre occasion s’ils le pouvaient. Saupoudrez tout cela avec de la xénophobie et vous obtenez le climat dans lequel se déroule le jeu. C’est par un attentat dans une gare à Prague que l’histoire du jeu commence (sans compter la mission tutoriel juste avant, dans laquelle vous devez empêcher une vente d’arme à Dubaï), pour lequel vous allez devoir trouver le fin mot de l’histoire en commençant par enquêter sur le principal suspect : l’ARC, une coalition non violente pour le droit des augmentés.

Commençons donc par le début. Deus Ex : Mankind Divided propose un gameplay assez proche du précédent volet et offre ainsi un large choix de manière à aborder un problème. Le principal but des missions se résumera à aller d’un point A vers un point B, mais la manière de procéder est entièrement laissée à votre volonté. Vous pouvez donc y aller en mode bourrin, tuer tout le monde sur votre passage en ne laissant aucun témoin ou alors opter pour une démarche plus tactique en se faufilant à travers les conduits d’aération, jauger les ennemis, voir leurs rondes et ainsi se déplacer sans être repérer.

Peu importe le style de jeu qui vous convient, il est possible de remplir les objectifs des missions comme vous le souhaitez. L’arbre des talents vous permettra de modifier votre personnage comme bon vous semble. À chaque niveau atteint, un point vous sera octroyé afin d’augmenter vos capacités bioniques. Pour se faire, il vous suffit de remplir des mini objectifs offrant quelques points d’expérience. Mais le gain le plus important d’expérience revient à l’exploration et la patience. Il est facile de foncer dans le tas et de glaner quelques points d’exp, alors que si vous choisissez de vous infiltrer et de vous balader afin de récupérer le plus d’information possible, ce sera à ce moment-là que l’expérience montera en flèche vous permettant alors d’augmenter rapidement vos capacités.

Le level design, quant à lui, a été travaillé avec soin. Malgré de multiples voies d’accès, leur agencement ne permet pas au joueur de se perdre dans les niveaux. De plus, les niveaux regorgent de vie. Chaque recoin, ruelle, bâtiment a été travaillé afin de transpirer la vie. Il n’est donc pas rare de se poser quelques instants pour contempler les décors. De plus, le système des quêtes a lui aussi été amélioré afin de donner de l’importance au choix des joueurs.

Un des quartiers à visiterCitons par exemple une des quêtes secondaires visant à stopper un fraudeur/arnaqueur envers les augmentés. Après quelques recherches, vous obtenez le nom de la personne et son emplacement. Libre à vous de choisir la méthode pour l’arrêter. Vous pouvez très bien l’abattre de sang-froid en plein milieu de la rue ou aller voir l’un des rares policiers prêt à vous écouter afin de lui fournir les preuves pour l'inculper.  Le choix vous appartient donc même dans les plus petits détails. Et ceci n’est qu’un exemple. Certaines quêtes secondaires permettent d’en débloquer d’autres suivant les choix que vous ferez.

Et c’est là que Deus Ex réussi là où beaucoup échoue. Plutôt que de proposer de simples missions secondaires style Fedex (apporte cela à telle personne), le jeu incorpore les missions secondaires avec brio, dans la manière de les apporter à votre connaissance, dans leur réalisation et dans leur écriture. Il vous arrivera de faire des missions secondaires en pensant que celles-ci font partie des missions principales, alors que pas du tout.

Une augmentation pour les gouverner tous.

Concernant l’histoire du jeu, celle-ci se montre légèrement moins étonnante que ce qu’on aurait pu penser pour une suite de Human Revolution. Les missions font leur office et leur level design permet de les réaliser de bien des manières. Mais une fois à la fin du jeu, on en arrive à rester sur notre faim bien que l’histoire se termine avec ce dernier chapitre. On précisera par la même occasion qu’il est possible de terminer le jeu sans tuer personne ou au contraire en répandant le sang de quasiment tous ceux qui croiseront notre regard. Les affrontements contre les boss ont eux aussi été améliorés comparés au précédent volet. Il est donc possible de les éviter en tirant parti de l’environnement et des compétences du héros.

Le tableau des compétencesÉvoquons maintenant l’arbre des talents et l’inventaire. Concernant ce premier, peu de changements apparaissent si ce n’est l’apparition de nouvelles augmentations qui pourront être activées ou désactivées à votre guise afin d’éviter la surchauffe du système. L’inventaire quant à lui garde sa forme traditionnelle de mallette à emplacement dont la taille peut être augmentée. Remercions les développeurs qui ont permis d’accéder à l’inventaire par de multiples manières : inventaire à case, raccourci clavier, système de roue… chacun y trouvera son bonheur. Le reste des onglets du menu n’ont pas subi de changements trop importants.

Le gameplay pur du jeu reste donc similaire à celui de son ainé. Le système de couverture a lui aussi été amélioré afin d’avoir une visualisation de son prochain déplacement. Une simple pression permet d’envoyer Adam à l’endroit indiqué en se déplaçant discrètement afin d’éviter de se faire remarquer. Notons aussi l’apparition d’un mode artisanat permettant d’améliorer nos armes, de fabriquer des munitions…

Pirates de Prague : Jusqu’au bout du hack.

Pour terminer avec le jeu, il faut remarquer que l’IA a lui aussi eu le droit à des changements. Dans ce volet, les ennemis savent réagir avec intelligence et ne foncent plus (ou presque) dans des coins retranchés assurant leur mort. Ils préfèrent avoir recours à une grenade pour vous y déloger afin de vous plomber le corps à l’aide de droïdes assurant leurs arrières.

Il est même possible de "hacker" les conversationsLe piratage est de retour dans ce volet et reste sur le même système de point à capturer/fortifier pour atteindre la fin du parcours. Il est donc possible de pirater les ordinateurs portables afin d’obtenir des codes débloquant des éléments plus tard dans le jeu et de pirater caméras, tourelles et droïdes afin de les retourner contre leur employeur.

Finalement, la qualité graphique du jeu s'en sort plutôt bien. L’architecture et le jeu de lumière rendent l’ensemble vraiment plaisant à regarder offrant ainsi de multiples visions d’un même endroit. Il n’est donc pas rare de passer d’une zone grouillant de vie et d’éléments à regarder, inspecter, à une zone beaucoup moins dense, mais tout en gardant une cohérence globale.

Une technique un peu à la traine.

Pour finir, nous détaillerons le côté technique dans laquelle nous avons testé le jeu. Ma configuration actuelle (I7 4770K @3.50Ghz, 24Go de Ram, GTX 1070) me permet alors de faire tourner le jeu en qualité maximum. L'image est propre et nette, on remarque seulement quelques problèmes de texture à une certaine distance du joueur sans pour autant que cela nuise au confort du jeu. Notons que l’accès aux données sur le disque dur n’est pas des plus optimal. Si vous installez le jeu sur un disque dur traditionnel, le jeu aura donc quelques freeze le temps de charger. Si l’on met cela de côté, la direction artistique du jeu est particulièrement soignée avec son approche Cyberpunk. Techniquement un poil daté à sa sortie, Deus Ex Mankind Divided s’en sort finalement grâce à sa direction artistique, son ambiance et son scénario.

Le Verdict

8.5 / 10

Deus Ex : Mankind Divided réussit cette fois-ci le pari de faire une suite aussi bonne, voire mieux, sur certains points que son aîné. Il ne lui manque alors plus que quelques points à corriger pour pouvoir faire encore mieux la prochaine fois. Quelques soucis avec l’IA, qui, même améliorée, reste à certains moments un peu dans les choux. Une technique qui pâlit un peu pour un jeu sorti en aout 2016, mais qui se pardonne grâce à sa direction artistique et son scénario qui vous retiendra sans peine pendant plusieurs heures en vous offrant une bonne rejouabilité derrière. Une bande-son remarquable et un univers Cyberpunk fortement bien respecté font de ce jeu un hit de cette année.

Les tops
  • L’univers cyberpunk
  • Le scénario
  • La direction artistique
  • Une bonne durée de vie (20h de jeu au minimum)
  • Les quêtes secondaires
  • Finir le jeu sans tuer ou en tuant tout le monde
Les flops
  • La VF pas terrible
  • L’IA qui peut encore être améliorée
  • Techniquement daté
  • La fin un peu bâclée
  • Moins de voyage que dans le précédent volet.

Les screenshots

Quentin ELUAU

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