TO BE CONCLUDED : Superman Returns


Superman Returns

Le retour du super héros

Sortie dans les salles le 12 Juillet 2006 en France, Superman Returns signé Bryan Singer (X-Men 1&2) était attendu de pied ferme par tous les fans impatients de retrouver les péripéties fracassantes de l’homme au costume bleu (et slip rouge !) depuis trop longtemps absentes.
Si le résultat au Box-office fut plus ou moins mitigé sur le plan international et national (391 millions dollars de recette - 1.5 millions d’entrées), la version Blu-ray laisse un gout tiède, voir intrigant.
Nous ferons ici volontairement impasse sur la section suppléments. Indiquons simplement la présence du fabuleux making-of (cette-fois-ci complet) sur l’édition Blu-ray "Anthologie".

Les origines de la planète Kripton :

Superman Returns possède un long historique vidéo.  A l’origine fut le DVD dans une édition collector (Tee-shirt, packaging…), suivit des premières éditions HD déclinées sur HD-DVD et Blu-ray, pour enfin se voir porter deux fois sur le support bleu dont une disponible seulement dans le coffret "Anthologie".

Le costume se décrit de la manière suivante :

Edition HD-DVD (28/11/2006) :
- Image : VC-1
- Son (Pistes inversées en import) : VO Dolby Digital Plus / VF Dolby TrueHD

Blu-Ray français : Single / coffret Anthologie (21/12/2011) :
- Image : VC-1
- Son: Dolby Digital 5.1 VO-VF (640 Kb/s) / VO DTS Master Audio (3.4 Mb/s) - Anthologies

Blu-Ray US (Son Remastérisé):
- Image: VC-1
- Son: VO : PCM Multicanal (4.6 Mb/s) - Dolby TrueHD (3.1 Mb/s) - Dolby Digital (640 Kb/s) / VF (Q) : Dolby Digital (640 Kb/s)

Une vue correcte à travers le plomb

Même si nous avons évoqué la version SD, c’est bien celles en HD qui nous intéressent.
 
Identiques sur les deux supports concurrents, soit 4 versions identiques.
Returns se dotait d’une image de bonne qualité, mais pas aussi performante que les exploits du super-héros à la cape rouge. De bonnes couleurs, une luminosité agréable, mais une gestion des noirs ambigües selon les circonstances et un piqué un brin trop doux à notre gout.

Un résultat en demi-teinte pour un film sensé afficher une image luxueuse aux origines de la HD.

A la vitesse du son

Sur ce point par contre, c’est déjà plus varié et surtout crispant.

Pour la version française, ce n’est pas compliqué, il n’y a que le HD-DVD qui l’a propose officiellement… car avec un peu de réflexion et surtout de l’équipement, il suffit de pomper le HD-DVD sur Blu-ray et hop, la VF HD est disponible sur le support physique roi du 1080p de nos jours.
Une version française emballante sans être exceptionnelle, mais plus profonde et un peu plus dynamique que la VO DD+ du HD-DVD ou celle en DD du BR. En parlant de celui-ci, il est important de rappeler la bourde signée Warner avec l’emploi d’une piste québécoise sur les premières galettes !

Et  ça ne s’arrête pas là, puisque qu’avec le support aux 50Go de stockage, c’est du simple Dolby.D qui fait office d’animation acoustique pour les deux versions. Un triste exploit qui ne passa pas inaperçu, afin de favoriser le support concurrent.

De l’autre côté de l’Atlantique, quelques années plus tard (9 Septembre 2008) surviendra la meilleure  édition sonore (valable encore aujourd’hui). Si l’image  reste inchangée, il y a du remastering sur la partie audio. Chaud devant!

Du Dolby TrueHD et PCM 5.1 pour la version originale. Boum sur les tympans! Nous irons même jusqu'à dire big-bang. Car si la piste HD chez Dolby se veut plus performante que celle en SD, c’est du côté du PCM que la mornifle a lieu.
Beaucoup disent ne pas entendre de véritables différences avec du format non-compressé vis-à-vis d’une autre piste HD (TrueHD/M.A) d’un même film. Nous vous le garantissons, ici c’est surpuissant. Comparé avec la piste Dolby THD, le changement à la volé fait exploser le dB mètre. Et plus vous montez le volume, plus c’est monstrueux.
Et même en comparant avec la dernière version en date, celle du coffret anthologie avec l’emploi du Master Audio (toujours pas de VF HD !), la différence est forte.

L'adieu de Kripton comme entrée (fracassante)

L’explosion de la planète Krypton en ouverture de film scotche sur place. Quelle impulsion et virulence!
C’est plus clair, plus libre, plus dangereux. Plus tout silmplement. Les aigus grimpent de manières significatives, la dynamique s’envole à coup de Redbull, et le caisson pulvérise les records.

Rendez-vous ensuite lors du spectaculaire sauvetage aérien, pour être sur de perdre de l’audition. Compliqué d’obtenir de la retenue à tous points de vue. Le canal LFE est tellement performant, qu’il est difficile de ne pas trouver un caisson tirant la langue sur ce passage. Un véritable test démo sur ce point.

Passé ce barouf impensable, l’œuvre de Bryan Singer sait proposer également de somptueuses plages de silence et de douceur. Envolez-vous en compagnie de Lois et Superman, sur le toit du Daily Planet  (chapitre 20) dans un balai aérien des plus onctueux, sous la baguette de John Ottman. Quelle beauté et équilibre acoustique accompagnant un des plus beaux passages de la saga !
Percevez le mur des lamentations grâce à l’ouïe fine de l’ennemie jurée de Lex Luthor (chapitre 15 – 53’26), et rétablissez la justice en PCM-uncompress.
Une des meilleures bandes-son PCM Multicanal qui soit.

The Edition of Steel ?

Sur l’image, il n’en sera point. Bien que correcte, elle ne fut pas exempt de reproches, et aujourd’hui semble bien dépassée. Cependant, l’édition US grâce au remastering audio, se paye le luxe d’être encore un top démo à l’heure où Man Of Steel s’apprête à tous casser dans les salles obscures.

Un exploit que seul Superman pouvait réaliser.

Un vrai collector import indestructible à la Kriptonite.

Par Sylvain Camps