INTERVIEW : Rencontre avec Matthieu Bareyre, partie 1 : "Moi, ce que je cherche, c'est la parole involontaire."


Rencontre avec Matthieu Bareyre, partie 1 : "Moi, ce que je cherche, c'est la parole involontaire."

L'Époque, film de rue sur la jeunesse parisienne entre Charlie Hebdo et l'élection d'Emmanuel Macron, est sorti en salles le 17 avril. Un succès pour ce film, dont le réalisateur a fait le tour des plateaux de radio pour parler de son film : France Culture, France Inter... Nous aussi, nous avons voulu aller à la rencontre de celui qui, durant une épopée longue de quatre ans, a rencontré la jeunesse parisienne. Retro HD a donc pu poser quelques questions à Matthieu Bareyre, dans un entretien aussi long que passionnant où le tutoiement est de mise - entre des affiches de Robert Bresson et une bibliothèque hétéroclite partagée entre la Nouvelle Vague et le rap français.

 

La philosophie, c’est l’argumentation. C’est la construction intellectuelle, par les moyens qui lui sont propres : le discours, la conceptualisation, les distinctions… Le cinéma ce n'est pas ça, le cinéma il montre. Il rapproche, il met côte-à-côte, il raconte.

 

Après avoir fait quelques recherches, j'ai été très surpris de trouver très peu d'informations sur toi. Alors, comment es-tu rentré dans le cinéma ? Est-ce que tu as une formation ?

Non, je n'ai aucune formation en cinéma. Comment je suis rentré dans le cinéma ? J’ai acheté en 2009 une caméra, une Panasonic 151E, pour m’obliger à passer à l’acte, et c’est avec cette caméra que j’ai fait mon premier film, Nocturnes. J’ai commencé le cinéma par la technique, par l’instrument en fait, et pour moi c’est très important.

 

Y a-t-il une raison particulière qui t’a poussé à te mettre au cinéma en 2009 ?

En fait j’ai commencé relativement tard le cinéma. J’ai dû commencer à 25, 26 ans. Ça n'existait pas autour de moi, le cinéma. J'ai nourri un amour du cinéma depuis l’enfance mais de façon très solitaire, que ce soit enfant, adolescent ou jeune adulte… Ce n'’est pas quelque chose que je partageais, et autour de moi il n'y avait personne qui pouvait me laisser penser que c’était possible de devenir réalisateur… Je pense que je ne pouvais même pas le penser. Je crois que j’ai mis longtemps à réaliser que je pouvais réaliser.

 

Tu t'es dit un jour, comme ça : "allez, je me lance" ?

En fait je crois que je prenais beaucoup de notes, j’imaginais toujours des choses que je pouvais filmer, des films que je pourrais faire… Mais c’est vrai que je ne me souviens pas d’un début, de me dire « allez je me lance », si ce n’est la décision que j’ai prise de ne pas continuer ce que je faisais, c'est-à-dire de la philosophie. J'en ai fait pendant 6 ans, et j'en ai fait avec passion, avec beaucoup d’engagement… Je crois que j’ai déplacé toute cette passion, tout cet engagement dans le cinéma. J'ai fait le choix de ma passion d’enfance plutôt que ma passion de jeune adulte.

 

C’était un choix difficile ?

Oui. Sartre disait : « choisir, c’est sacrifier ». Pour moi les deux choses étaient vraiment distinctes, c’était soit l’un soit l’autre. Je vire souvent les choses au tragique, mais c’est comme ça que je le percevais. Plein de gens me disaient : "mais tu vas faire de la philosophie autrement, par d’autres moyens". Pour moi, ça n’a rien à voir. Peut-être qu’il y a un truc un peu existentiel dans ce changement : notamment avec l’Époque, ce que j’ai essayé de faire, c’est de vivre ce que j’allais filmer, et inversement de filmer ce que j’allais vivre. Je ne voulais pas du tout qu’il y ait de distinction entre le cinéma et la vie. Il y avait quelque chose de peut-être existentiel, mais pour moi ça ne revient pas à faire de la philosophie. La philosophie a sa propre spécificité.

 

Tu dirais que la philosophie est plus déconnectée du réel que le cinéma ?

Non. La philosophie… c’est l’argumentation. C’est la construction intellectuelle, par les moyens qui lui sont propres : le discours, la conceptualisation, les distinctions… Le cinéma ce n'est pas ça, le cinéma il montre. Il rapproche, il met côte-à-côte, il raconte… Ce n'est pas la même chose, ce sont des moyens très différents. Ce sont des moyens différents de penser des choses qui peuvent être équivalentes. Mais ça reste très différent.

 

C’est un peu comme passer d’une caméra à une autre.

Oui. Je pense que l’un des buts de la philosophie c’est presque l’autosuffisance intellectuelle, mais que le but du cinéma, c’est de trouver une liberté, mais avec les autres ; c’est tout le temps être tourné vers les autres, être en contact avec les autres, avoir besoin des autres… Ça m’a obligé d’accepter d’avoir besoin des autres. C’est pour ça, je pense, que je suis allé dans le cinéma : pour me nourrir, pour me changer, me transformer… J’étais quand même très solitaire, très autarcique. En tout cas, pendant mes études.

 

Passons aux questions plus axées sur le film. Pourquoi tourner seulement de nuit ? Est-ce que tu t'es demandé si tu allais aussi tourner de jour ?

En fait c’est vraiment une décision, ce n'est pas du tout parce que je suis insomniaque ou noctambule… Moi, ce qui m’intéressait, c’était me demander ce qui allait advenir de la liberté des jeunes à un moment où elle allait être considérablement réduite. Comment on va faire pour continuer à se sentir libre dans un pays qui l’est de moins en moins. C’est ça que je sentais, pendant Charlie. Forcément, quand on s’intéresse à la liberté, on s’intéresse aux moments où on est le plus libre, où on se sent le plus libre, où on peut sortir de nous-même, se renouveler, se métamorphoser… C’est pour ça que je suis allé vers la nuit, pour moi c’est vraiment l’espace-temps où on pouvait se réapproprier autrement Paris, la ville, et où on pouvait choisir les masques qui nous vont le mieux. Il y avait une idée comme ça : on va dans la nuit, qui est regardée comme la reine de l'illusion, de la superficialité, chercher au contraire des choses qui sont très sincères, très intimes, très vraies. En tout cas, des choses qui paraissent profondes. Parler de la peur de voir mourir sa mère, c’est profond, ce n'est pas anodin, ce n'est pas du jeu social. Ça ne veut pas dire que je suis contre le jeu social… Moi c’est très simple, je cherche les moments où les gens montrent d’eux-mêmes des choses tellement vraies, tellement sincères qu’ils ne se ressemblent plus, qu’ils se surprennent à dire des choses qu’ils n’ont jamais dites. Dreyer disait : « montrer le plus sincèrement possible des sentiments aussi sincères que possible ». Je m’intéresse beaucoup à cette idée de sincérité. Il y a quand même quelque chose qui est intéressant au cinéma, c’est qu’on donne plus d’attention, plus d’amour, plus de temps aux images des gens qu’à eux-mêmes. C’est ça qui devient prioritaire. Notre manière de saisir les êtres, c’est de construire des images, qui nous semblent fidèles à ce qu’ils sont, estimables, regardables… Et ça c’est particulier. Je pense qu’au fond, il y a toujours l’idée que la vie suffit pas, qu’on est insatisfait des relations normales, sociales, et qu’on veut intensifier les choses, par le film.

 

Ce qui m’intéressait, c’était me demander ce qui allait advenir de la liberté des jeunes à un moment où elle allait être considérablement réduite.

 

Le film, pour toi, ce serait sortir du jeu social, retourner à la vérité ?

Moi, je ne pense pas que le jeu social soit illusoire, je ne suis pas dans l’idée que le jeu social ne serait que paraître, et qu’il y a une vérité… C’est Bresson, ça, ou les gens qui sont très chrétiens. Moi, ce n'est pas ça, moi j’aime bien le jeu des apparences, le jeu des images… J'ai simplement envie de construire des films qui puissent être vécus comme une intensification de la vie. La vie, mais sur une heure trente. Tout ce qu’on vit de plus fort que soi, très sombre ou très lumineux, que ce soit ramassé, résumé… Donc intensifié. Ce n'est pas lié à une idée que la vie est fausse, que la vie serait un mensonge, qu’on serait dans la vanité, je ne crois pas du tout à ça. Moi, j’estime tout ce qui fait la vie.

 

Y a-t-il une raison particulière pour laquelle tu as arrêté le tournage en 2017 ?

C’est marrant, c’est une question qu’on me pose souvent. (pause) Parce que déjà, il fallait bien finir. C’était une fin que je m’étais posée dès le début. Je m’étais dit : "bon, ça me semble cohérent d’aller jusqu’aux élections d’Emmanuel Macron"- pardon, jusqu’aux élections présidentielles. Ça m’a semblé être un cadre temporel cohérent. Pour moi la bascule c’est Charlie, là je sens qu’il y a quand même un truc. J’ai eu l’idée du film pendant la semaine de Charlie. Je me dis : « là, il y a plein de choses qu’il ne sera plus possible de dire, et un seul affect va prédominer, c’est la peur. » La seule chose qu’on pourra légitimement ressentir, c’est de la peur, et si on sort de ce sentiment, il y aura des rappels à l’ordre, des condamnations, etc. Je pense que j’ai fait le film vraiment contre ça.

Je ne me souviens pas avoir eu peur. Après le film, peut-être. Mais quand on fait quelque chose, c’est justement pour ne pas être dedans. Quand on fait un film, quand on a un but, quand on ressent des choses, quand on rencontre des gens, qu’on devient amis avec eux, qu’on est engagé dans la vie… Je ne me souviens pas avoir eu peur, le film me permettait d’aller dans la rue, même après le 13 novembre, mais sans avoir peur. Parce qu’on avait des envies, on avait des désirs, on était dans une forme d’addiction de la rencontre, on voulait toujours rencontrer d’autres personnes... C’est une manière de rouvrir en grand les sentiments, les sensations, et de ne pas en rester à des sentiments obligés. Je sentais qu’il allait se passer plein de choses. Comment ma génération allait réagir ? Et puis je me suis dit : je n'ai pas envie que ce soit les écrans des autres qui me racontent, qui me disent ce que je dois regarder. La seule chose que je veux retenir, comprendre et sauvegarder, c’est ce que je vais vivre vraiment, le reste ça ne m’intéressait pas. On allait nous-mêmes faire notre propre… pas notre enquête, parce qu’il n’y avait pas un côté d’enquête, on était trop perdus pour savoir où on allait, qui on rencontrait, il n’y avait pas de mystère à résoudre… Il fallait croire seulement à ce qu’on rencontre, ce dont on fait nous-mêmes l’expérience.

 

Ça me rappelle, après les attentats, que tout le monde disait : « il faut continuer à vivre », « on ne va pas laisser les terroristes gagner, on va retourner sur les terrasses »... Mine de rien, c’est un peu ce que tu fais, avec le film, chercher à vivre un peu plus fort.

Je peux comprendre ces discours-là, mais pour moi c’est déjà perdu. Je me souviens très bien de ce moment après le 13 novembre. "Allez en terrasse et résistez". Mais pour moi, la menace qui allait réduire nos libertés, ce n’était pas Daech, c’était le gouvernement. « Allez en terrasse », ça voulait dire « ne vous occupez pas du problème » ; c’était plutôt dire : « surtout, restez en terrasse ». Je n’ai jamais regardé les terrasses parisiennes comme un haut lieu de résistance. Par contre, ça fait partie de la vie. Je comprends qu’on n'ait pas envie de céder un pouce. Mais je ne me souviens pas m’être dit que c’était ce qu’il fallait faire. Ce qui est extraordinaire, c’est que le soir même du 13 novembre, on décrète l’état d’urgence, et que le 29 novembre on envoie 300 personnes en garde à vue, [NDLR : suite aux tensions ayant émergé autour de la tenue de la COP21] de façon complètement arbitraire. On interdit les manifestations, soi-disant pour nous protéger des attentats… Quand Star Wars sort au Grand Rex quelques jours après, qu’il y a 500 ou 1000 personnes dans la rue qui font la file, est-ce qu’il y a une interdiction quelque part ? Non. C’est ça qu’il est important de voir : la peur de savoir qu’on ne se fait pas tant menacer par Daech.

 

Il y a toute une idéologie documentaire, mais aussi journalistique, qui consiste à penser que l’objectivité réside dans le fait de donner la parole à tout le monde. Moi, je crois davantage aux subjectivités assumées.

 

En parlant de ça, j’aimerais bien revenir sur la relation de ton équipe avec la police - insultes, matériel confisqué, gardes à vue...

C’est difficile de parler de relation avec des gens qui nous empêchent de filmer, nous insultent, nous frappent, nous mettent en garde à vue… J’ai souvent essayé d’instaurer des liens, mais de toute façon ce n’était pas du tout mon sujet, la police. Moi, ce qui m’intéressait, c’était le point de vue des jeunes. Il s’agit de savoir ce qu'on filme. Il y a toute une idéologie documentaire, mais aussi journalistique, qui consiste à penser que l’objectivité réside dans le fait de donner la parole à tout le monde. Cinq minutes à Macron, cinq minutes à Le Pen, on a l’impression que c’est de l’objectivité. Moi, je crois davantage aux subjectivités assumées, aux points de vue construits et assumés, qui demandent de savoir où on place notre caméra, à quel endroit de la manifestation… Moi je n’avais pas de mal à savoir qu’on n'était pas au bon endroit : il suffisait de regarder où étaient toutes les caméras de télévision. Si je me retrouvais au milieu de toutes ces caméras, je me disais : il y a quelque chose qui cloche, je ne suis pas au bon endroit. De toute façon, le contrechamp de la jeunesse, ce ne serait pas la police.

 

Alors ce serait qui ? Les adultes ?

Plutôt, oui. Ceux qui ont construit le monde qu’ils nous lèguent. Et puis, dans la police, il y a des jeunes. Ça m’avait beaucoup marqué, une spectatrice qui m’avait dit : "mais pourquoi vous n’avez pas donné le point de vue de la police ?" Ça me sidère. La police, dans le film, est annexée à deux points de vue. Il n’y a pas la police en soi, il y a la police à travers les yeux d’une antifasciste, qui a fait l’expérience de violences, qui s’est radicalisée, et ensuite à travers les yeux de Rose, de sa lettre, et un peu avant, à travers sa réaction lorsqu'on voit les jeunes menottés se faire frapper. Quand il y a quelqu’un qui sort de ce film, où Rose, une jeune femme, explique qu’elle a été traitée de singe par un policier, et que la première question qui lui vient à l’esprit c’est « pourquoi vous n’avez pas donné le point de vue de la police »… Je suis sidéré par ça, je ne comprends pas. Parce qu’il aurait fallu interviewer le policier qui a traité Rose de singe ? 

J’ai rencontré une seule fois un jeune homme qui était d’extrême-droite. Tout ce qu’il avait à me donner, c’était du ressentiment et de la haine. Moi, ce que je cherche, ce ne sont pas des opinions. Je ne cherche pas à faire un portrait représentatif de la jeunesse, je ne suis pas journaliste. Les films ne sont pas des tableaux, des graphiques. L’idée, c’est de n'avoir aucune idée, d’accepter de douter, de se dire que moi, je ne sais pas ce qu’est ma génération, et de laisser les autres me le dire. Ma recherche ne concernait pas les opinions politiques. Il y en a qui parlent politique dans le film, il y en a qui ne parlent absolument pas de politique. La question, c’est celle des sentiments qui nous traversent. Si la black bloc ne me parlait pas avec cette franchise de ce qu’elle ressent en manifestation, de ce qu’elle a ressenti comme peur, comme excitation, comme colère, ça n’aurait aucun intérêt.

Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il y a très peu de gens qui sont capables de parler de ce qui les touche, de ce qui les traverse avec autant de sincérité. Quelqu’un me demandait : « mais pourquoi vous avez tourné autant ? On se demande ce qu’il y a dans vos autres rushes. » Si je ne les ai pas montrés, ce n'est pas pour rien… Les opinions, les discours, c’est très facile à avoir. Pourquoi ? Parce que c’est ce que les gens apprennent à répéter. C’est un truc qu’on peut transposer à n’importe quel interlocuteur. Ce que je pense de tel événement politique, je peux le dire à dix personnes différentes, de la même manière, avec les mêmes termes. Ce qui est important, c’est de dire les choses qu’on ignore, que le moment de la parole ou de l’action, par exemple Soall quand elle mixe, soit révélateur de quelque chose à notre propre insu. Le discours, c’est la parole contrôlée. Moi, ce que je cherche, c’est la parole involontaire, c’est quelque chose qui est révélateur en cela que ça nous échappe. Le journalisme ne s’intéresse qu’à la pensée contrôlée. La pensée contrôlée, je suis persuadé que c’est 5 % de ce qui fait notre activité. Après il y a tout le reste. Les pulsions, les actes involontaires, les lapsus, l’inconscient, les désirs, les sentiments, tout ce qui nous passe par la tête. La peur de voir disparaître sa mère, un sentiment de solitude, l’envie de dire à nos profs qu’ils nous emmerdent à mettre trop de matières, comme Sara qui dit par exemple « oui c’est super intéressant ce qu’on fait à Sciences Po, mais c’est aussi super chiant, bande de connards, moi je suis là pour m’évader ». Voilà, un désir d’évasion, ce n'est pas un discours, ce n'est pas son opinion. On charrie, avec tout ce qu’on est, plein de choses qui nous dépassent : elle, elle est à Sciences Po, par exemple. Mais moi, ce qui m’intéresse, c’est tout ce qui nous traverse à notre insu.

Pour résumer, une opinion, ça se réfute. Un cœur qui se montre, ça ne se réfute pas. On ne dira pas à quelqu’un qu’il a tort de se sentir seul. C’est absurde, c’est ce qu’il ressent, c’est ce qui la traverse à ce moment-là de sa vie. C’est ça qui m’intéresse, pas les opinions politiques des jeunes. Les opinions, ça ne m’intéresse pas. J'en ai, mais je ne trouve ça jamais très glorieux, les opinions, ça se duplique… Après, ça permet de nous situer. J’aime bien le débat d’idées, j’aime bien guerroyer intellectuellement avec les gens, ça fait marcher la machine à penser. Mais je trouve que le cinéma est lié à des choses qui sont beaucoup plus grandes que ça, beaucoup plus importantes, beaucoup plus fragiles aussi. Les opinions, les discours, ce sont des armes pour guerroyer. Les sentiments, c’est succinct, ça passe. Ce sont des choses vraiment importantes à sauvegarder, et donc à filmer.

Ça me rappelle une anecdote. À la première nationale au Forum des Images, on a fait une projection assez rigolote, et tout le monde parlait politique. À un moment donné, Soall s’est levée, et elle a dit : « bon on va peut-être parler d’amour, quoi ! »

Par Mathieu MALLARD

Publicité Amazon - Soutenez Retro-HD

Publicité Google - Soutenez Retro-HD

Publicité Google - Soutenez Retro-HD

Publicité Amazon - Soutenez Retro-HD

Laissez un commentaire

Publicité Google - Soutenez Retro-HD