DOSSIER : Rencontre avec la réalisatrice Sanna Lenken !


Rencontre avec la réalisatrice Sanna Lenken !

Une petite merveille ! Voilà ce que Sanna Lenken a réussi à faire pour son premier film. My Skinny Sister met en avant Stella, 12 ans, rondelette et pas très sportive. Elle voudrait ressembler à sa grande soeur Katja que tout le monde admire. Mais celle-ci cache un secret que Stella va découvrir et qui va bouleverser leur complicité. Rencontre avec cette néo-réalisatrice qui a su toucher notre cœur. 

 

Pourriez-vous nous décrire My skinny Sister ?

Selon moi, c'est une histoire entre deux sœurs. C'est la chose principale, puis le film se penche sur la jeunesse et l'adolescence, comment s'est de grandir en tant que fille et comment s'est d'être la sœur d'une anorexique et comment cela vous affecte.

 

J'ai vu que vous aviez beaucoup de points communs avec les personnages du film, est-ce que vous voyez ce film comme une thérapie ?

Peut être pas pour l'anorexie, mais plus sur comment être une femme. L'idée de devenir une femme peut provoquer l'anorexie. Pour moi, c'est une grosse pression pour certaines jeunes filles et parfois nous semblons ne pas avoir le droit d'être qui on est et c'est à cause de cela que nous allons commencer les régimes, nous soucier de à quoi on ressemble et parfois cela prend des proportions tellement énormes que c'est la seule chose à laquelle certaines jeunes femmes pensent. J'étais très intéressée de savoir comment s'est de grandir et la connexion avec l’anorexie donc Stella c'est moi et Katja c'est moi également, deux parties différentes de mon être.

 

My Skninny Sister n'est pas qu'un drame, il y a aussi beaucoup de moments où l'on sourit, voir même où l'on rit. C'était volontaire de votre part de mélanger ces deux genres ?

Je pense que la vie représente les deux. Quand vous vivez, vous pouvez avoir des moments très sombres, mais cela ne veut pas dire que vous n'aurez pas des moment heureux. Je me souviens que lorsque j'avais 16ans, je ne souriais pas beaucoup, je prenais tout très sérieusement, c'est pour cela que le personnage de Katja ne sourit que très peu. Je pense que c'est important de sourire, car la vie n'est pas que noir. Pour le public aussi c'est important de mettre un peu de légèreté dans un film, car le tout peut devenir assez lourd si tout est noir. C'est agréable de rigoler, même si parfois c'est un peu tragique. 

 

Votre casting est fabuleux, pouvez-vous nous expliquer comment s'est déroulé le processus pour les deux actrices et comment s'est déroulé le tournage ?

La jeune actrice était géniale, mais vous avez des limitations quand vous travaillez avec un enfant, vous ne pouvez par tourner plus de 7 heures par jour, c'est assez embêtant. Donc, effectivement travailler avec un enfant n'est pas la meilleure option.(Rires) J'avais très peur qu'elle tombe malade, elle l'a d'ailleurs été pendant un jour et j'avais peur qu'elle contamine tout le monde (Rires) et il n'y a que moi qui suis tombé malade (Rires). L'actrice qui incarne Katja est connue en Suède, c'est une popstar. C'est elle qui est venue vers moi, son agent m'a appelé. Elle est venue au casting, je n'y croyais pas beaucoup, mais elle a été très bonne. Elle s'est beaucoup impliquée. Les deux actrices se sont très bien entendues, comme deux sœurs. C'était très agréable à voir. Nous avons du faire attention au temps pendant le tournage afin de ne pas dépasser le temps autorisé. Le dernier jour, l'équipe pleurait, car c'était un tournage où tout le monde s'est impliqué donc nous étions tristes que cela soit fini. 

Vous avez désormais d'autres projets ?

Je vais travailler pour la télévision en mars et après j'aimerai écrire sur un nouveau film sur une mère. Car j'ai la sensation de ne pas avoir assez donné la vision des parents dans ma Skinny Sister, que j'étais trop focalisée sur l'histoire des jeunes filles. C'est donc important de faire un film pour montrer à quel point c'est dur d'être parent. C'est une amie qui m'a donné l'idée, car elle élève sa fille seule et elle m'a dit « j'ai beaucoup aimé ton film, mais s'il te plait la prochaine fois, donne ma perspective ». Elle a une enfant malade et c'est très dur, car sa vie ne tourne plus qu'en fonction de son enfant. Comme dans My Skinny Sister, j'essayerai de mixer le drame et l'humour.

Par Adélaïde Beau

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