DOSSIER : Retour sur Rock’n’roll… of Corse ! : l’édition vidéo


Retour sur Rock’n’roll… of Corse ! : l’édition vidéo

''Si c'est sec, fume-le, si c'est humide bois-le, si ça bouge, baise-le et si ça ne bouge pas, range-le dans la camionnette.'' Sept mois ont passé depuis la sortie cinéma de Rock’n’roll… of Corse ! mais le slogan, inchangé depuis les années 70, s’applique toujours autant au film. Documentaire passionnant retraçant le parcours d’Henry Padovani, le film réalisé par Lionel Guedj et Stéphane Bébert s’offre une sortie vidéo dès aujourd’hui en édition exclusive fnac.

A revoir, le film est toujours aussi électrisant. Maintenant que l’on connaît le parcours du bonhomme Padovani (co-créateur et premier guitariste de The Police pour ne citer que son fait d’arme principal), on ne peut que savourer ses interventions sur sa propre vie, sans aucune prise de tête (s’il a des regrets d’avoir été évincé de The Police avant le succès, il n’en montre aucun) tandis que l’on se régale du casting ahurissant des intervenants.

Complété par des bonus savoureux et inédits dans sa belle édition vidéo, Rock'n'roll... of Corse ! reste toujours aussi bon et aussi croustillant, rythmé par la personnalité généreuse d'Henry Padovani.

Documentaire bienveillant, Rock’n’roll… of Corse ! met non seulement en lumière le parcours de Padovani mais aussi la solidarité qui se dégageait de cette époque où chacun s’entraidait comme il le pouvait pour avoir le frigo rempli. Solidarité dont Padovani a largement parlé lors de notre entretien téléphonique et qui se retrouve quand il propose à The Police (alors qu’il ne fait déjà plus partie du groupe) de faire les premières parties des concerts de Wayne County & The Electric Chairs, rencontrant alors énormément de succès à l'époque.

Bien évidemment, l’édition vidéo se montre aussi généreuse que Padovani dans les bonus. Si l’on pourra aisément se passer des images prises lors de l’avant-première du film à Paris, on appréciera les photos de la tournée du film et surtout un document vidéo très centré sur le punk. En effet, à ses débuts The Police était un groupe punk grâce à la caution d’Henry Padovani. Stewart Copeland se traînait une réputation de hippie et Sting faisait trop intello pour être punk. C’est donc grâce à Padovani que le groupe a pu exister à ses débuts mais c’est également en perdant sa caution punk qu’il a connu le succès. Un bref entretien avec Padovani nous apprend les quelques tensions qu’il a pu avoir avec l’arrivée d’Andy Summers dans le groupe, Padovani se montrant lucide sur ce qu’il s’est passé.

Autre pépite des bonus : des images exclusives du festival punk de Mont-de-Marsan en 1977 tournées par un spectateur de l’époque et retrouvées par l’équipe du film. On peut donc y découvrir des moments du festival avec des passages sur scène de Dr. Feelgood, The Damned et même The Clash. Que du bonheur, que du rock pour un film qui l’est tout autant et dont l’édition saura en réjouir plus d’un !

Par Alexandre Coudray