DOSSIER : Top/Flop des Films et Séries 2016


Top/Flop des Films et Séries 2016

Deux cinéastes ont dominé les votes au sein de la rédaction cette année. Deux cinéastes cinéphiles dont l’amour immodéré du cinéma sert d’exemple à beaucoup de nos rédacteurs : Nicolas Winding Refn et Quentin Tarantino. Leurs films arrivent quasiment ex aequo (à un point près). The Neon Demon et Les Huit Salopards se partagent donc équitablement les votes. D’un côté, un hommage au genre suranné du western et au grand cinéma hollywoodien du passé (le format Ultra Panavision) via une irrésistible bande d’acteurs et des dialogues truculents, par Les Huit Salopards de Quentin Tarantino ; de l’autre une vision de l’avenir, une célébration de l’image numérique et de la musique électro, la révélation d’une nouvelle star en puissance (Elle Fanning), via The Neon Demon de Nicolas Winding Refn. Voici donc une bien belle manière de saluer 2016 pour Retro-HD en célébrant à la fois le passé et l’avenir, un peu comme la série Westworld allie le western à l’univers robotique.

Top 10 de la rédaction

1. Les 8 Salopards de Quentin Tarantino, 35 points

2. The Neon Demon de Nicolas Winding Refn, 34 points

3. Premier Contact de Denis Villeneuve, 31 points

4. Mademoiselle de Park Chan-Wook, 30 points

5. The Revenant de Alejandro González Iñárritu, 27 points

6. Paterson de Jim Jarmusch, 26 points

7. Midnight Special de Jeff Nichols, 25 points

8. Dernier train pour Busan de Yeon Sang-ho, 24 points

9. Your Name de Makoto Shinkai, 22 points

10. Anomalisa de Charlie Kaufman et Duke Johnson, 20 points

Derrière ces deux films, on notera la présence sur le podium de Denis Villeneuve qui a réussi à surprendre avec Premier Contact porté par l'excellente Amy Adams. On observera aussi la forte présence du cinéma asiatique (Mademoiselle, Your name, Dernier train pour Busan). La performance de Your name est d’autant plus ahurissante que le film est sorti la dernière semaine de l’année. Les rédacteurs ont souhaité également saluer en Mademoiselle, l’un des plus beaux films de Park Chan-Wook. Pour le reste, le cinéma indépendant américain a la part belle : Paterson de Jim Jarmusch, Midnight special de Jeff Nichols (même si c’est son premier film de studio) et Anomalisa de Charlie Kaufman et Duke Johnson parviennent tous à trouver une place dans le Top 10 de la rédaction.

Flop 10 de la rédaction

1. Suicide Squad 30 points

2. Point Break 29 points

3. Camping 3 20 points

4. The Revenant 19 points

5. Brooklyn 18 points (une place de premier)

6. Moonwalkers 18 points

7. Le Bon Gros Géant 16 points

8. Blair Witch 14 points  

9. Ben-Hur 13 points

10. The Boy et Independance Day : Resurgence 12 points

Un cas à part interroge : The Revenant de Alejandro González Iñárritu, classé à la fois 5ème et 4ème dans le Top et le Flop. Le film représente soit une expérience sensorielle inestimable, soit un pensum interminable, vaguement inspiré par Malick et Tarkovski. Ce qui nous amène aux flops, où Suicide Squad domine en étant classé par 3 rédacteurs à chaque fois premier, suivi d’assez près par Point Break.

Top 5 Séries de la rédaction


1. Game of Thrones 12 points

2. Stranger things 11 points (une place de premier)

3. Westworld 11 points

4. Better call Saul 9 points

5. Black mirror 6 points

Pour les séries, HBO tient encore sa place de leader grâce à Game of Thrones qui aura montré une saison 6 magistrale avec deux épisodes d’anthologie et des scènes cultes en pagaille, et Westworld dont le lancement de la première saison se sera révélé une réussite (en particulier un Season finale de folie). Pourtant Netflix guette dans l’ombre et réussit à placer trois séries dans le Top 5 : la révélation Stranger Things, jolie madeleine proustienne pour les adorateurs du cinéma américain des années 80, Better call Saul, la nouvelle création de Vince Gilligan après Breaking Bad et enfin Black Mirror, la série provocatrice et polémique de Charlie Brooker, qui a réussi à conquérir une audience beaucoup plus large grâce à son transfert sur le média en ligne. Le jour n’est peut-être pas si lointain où la diffusion en ligne et le binge-watching l’emporteront sur la diffusion classique à la télévision… 

Ont participé au vote : Emilie Bochard, Man-Ting Sron, Elisabeth Yturbe, Ghislain Bidoux, Alexandre Coudray, Aymeric Dugénie, Pierre Larvol, Mathieu Le Berre, Rémy Pignatiello, David Speranski, Anthony Verschueren.

Retrouvez ici les classements individuels de nos rédacteurs où vous pouvez glaner de nouvelles pépites...

David Speranski

EMILIE BOCHARD 

Top Films

1. Midnight Special, de Jeff Nichols :

Après Take Shelter et Mud, Jeff Nichols nous livre une nouvelle œuvre essentielle sur les difficultés d’être parents. Pour sa première expérience en studio, Nichols intègre parfaitement le genre de la science-fiction à son cinéma d’auteur contemplatif mais n’en délaisse pas pour autant sa dimension humaine : derrière des images éblouissantes de beauté, le cinéaste filme en réalité des parents prêts à tout pour protéger la différence de leur enfant et pour l’aider à accomplir son destin, envers et contre tout. Nimbé d’une ambiance mystérieuse, d’un scénario épuré et d’accents émotionnels puissants, Midnight Special est une ode sublime à l’amour parental et à la marginalité.

2. Anomalisa, de Charlie Kaufman et Duke Johnson :

Flirtant avec la tendre noirceur de Mary et Max, Charlie Kaufman et Duke Johnson explorent avec brio et mélancolie les affres de l’animation pour grandes personnes. En nous plongeant dans les ténèbres du quotidien, Anomalisa dévoile le potentiel monstrueux de notre routine, qui nous a transformés en véritables pantins apathiques et où nos relations avec les autres sont considérablement mises en échec. Rarement un film d’animation aura, de façon si sensible et âpre à la fois, analysé les sentiments humains avec tant de profondeur.  

3. The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn :

Dans ce mythe de Narcisse horrifique, l’esthétique clinquante de Nicolas Winding Refn trouve enfin sa voix pour déconstruire le monde de la mode. Dans une ambiance cauchemardesque où se mêlent vampirisme et cannibalisme, le cinéaste danois délaisse les corps masculins de Drive ou Bronson pour ausculter de plus près la perversité et la violence que recèlent des silhouettes féminines à la plastique sans défaut. Touchant à la perfection visuelle, The Neon Demon est une œuvre hypnotisante, où l’esthétique parfaitement fardée flirte joyeusement avec un propos diabolique sur notre société des apparences.

4. Paterson, de Jim Jarmusch :

Comme le pendant lumineux d’Anomalisa, Paterson nous plonge au sein du quotidien pour en dévoiler toute l’aura sensible et poétique. Grâce à un montage sublime d’où naissent les strophes du réel et à une répétition qui révèle finalement toute sa beauté, Jim Jarmusch se pose en véritable troubadour de la routine. Avec un style élégant unique, une ambiance à la fois apaisante et grave et de petites touches d’humour, Paterson est un poème visuel sublime qui nous rappelle que les étincelles lyriques se cachent en réalité dans les petites choses de la vie.

5. Zootopie, de Byron Howard et Rich Moore :

Après des années de représentation féminine stéréotypée, Disney décide enfin de sortir des sentiers battus grâce à la lapine Judy Hopps, une héroïne volontaire et déterminée, la première de l’histoire du studio à réellement s’émanciper du carcan familial et de la relation amoureuse. Par le biais d’un monde imaginé de toutes pièces, le film montre également un monde menacé par la discrimination et la peur de l’autre. Comme la promesse d’un monde meilleur, Zootopie mêle féminisme et fraternité, pour mieux prouver aux enfants et aux adultes que les difficultés du vivre ensemble sont en réalité des obstacles tout à fait surmontables.

6. Les Délices de Tokyo, de Naomi Kawase :

Avec une douceur infinie, Naomi Kawase nous embarque sous les cerisiers du Japon pour nous livrer une leçon de vie mémorable. Prendre son temps au sein d’une société chronophage, apprendre de nos ancêtres, oser s’éloigner d’une route toute tracée : autant de petites réflexions que Kawase dissémine dans son film aux allures tendres, grâce à des personnages marginaux qui nous touchent par leur sensibilité, leurs souffrances et leur humanité. Les Délices de Tokyo se déguste sans faim, et se pose sur nos âmes tel un pétale aux effluves réconfortants.

7. Sully, de Clint Eastwood :

Après American Sniper, Clint Eastwood continue d’interroger son propre mythe, alors qu’il a désormais déserté les écrans en tant qu’acteur. A travers le destin de Chesley Sullenberger, le commandant d’avion qui a réussi à poser son avion sur l’Hudson River en 2009, le cinéaste réalise un film à l’ambiance feutrée et au suspense anti-spectaculaire, pour mieux explorer les tréfonds de la vieillesse, de l’héroïsme et de la culpabilité. Avançant à contre-courant d’un cinéma hollywoodien où l’action prime, Eastwood choisit de garder au coeur de son art l’introspection, le drame et l’être humain.

8. Frantz, de François Ozon :

Avec son impertinence habituelle, François Ozon brouille plus que jamais les pistes entre drame intimiste et perversité des sentiments. En dessinant un après-guerre hanté par la culpabilité, le cinéaste français colore d’humanité les affres du mensonge et de l’illusion. Dans un tourbillon vaporeux et séduisant de couleurs et de nuances de gris, Ozon n’en finit pas de jouer avec ses personnages et avec le spectateur, dans un film où se confondent aisément imposture rédemptrice et convalescence émotionnelle. A la fois complexe et sensible, Frantz nous enchante par sa délicieuse ambiguïté.

9. Personal Shopper, d’Olivier Assayas :

Hué au dernier Festival de Cannes, Personal Shopper est pourtant d’une complexité et d’une audace rares dans le cinéma français. Porté par la sublime Kristen Stewart, le film enrobe d’un suspense grandiose et d’une ambiance surnaturelle les difficultés d’une jeune femme à pallier l’absence de son frère décédé. En faisant cohabiter le contact avec les morts et l’incommunicabilité entre les êtres vivants, en liant les apparences à l’invisible, Personal Shopper est une grande œuvre incomprise sur le deuil, la recherche de soi et le vide de nos sociétés contemporaines.

10. Dernier train pour Busan, de Yeon Sang-ho :

Mêlant atmosphère anxiogène, mélodrame intimiste et critique sociétale, Dernier train pour Busan prouve que le cinéma asiatique n’a rien à envier à Hollywood, que ce soit en termes d’ambiance, de scénario ou d’émotions. Dans ce film de zombies aux griffes acérées, Yeon Sang-ho sonde en profondeur une société rongée par l’individualisme et le capitalisme. Après deux heures d’horreur absolue, où un mystérieux virus ravage la population entière, le cinéaste n’oublie pas de laisser la vie sauve aux innocents, pour nous rappeler que tout espoir est loin d’être perdu.

MAN-TING SRON

Top 10 des films

1) Mademoiselle

2) The Danish Girl

3) Dernier Train pour Busan

4) Divines

5) Diamond Island

6) Les Pépites

7) Frantz

8) Deadpool

9) Zootopie

10) Le Monde de Dory  

Top 5 séries 

 

1) Peaky Blinders

2) Stranger Things

3) The Crown

4) Westworld

5) Blindspot  

2016 a été une année marquée par de très bons films tant par leur esthétique que par leur manière de nous émouvoir. Cependant, elle a aussi été marquée par des films très attendus et finalement décevants. Cela a été le cas pour les films adaptés des bandes dessinées Marvel. Disney a fait fort en réalisant Zootopie. Ce film d’animation subtil nous transporte dans un monde où chaque personne, enfant comme adulte, peut s’identifier aux personnages avec une pointe d’humour. Beaucoup de biopics sont sortis comme par exemple Steve Jobs. C’est The Danish Girl qui a marqué mon année grâce à la prestation époustouflante d’Eddie Redmayne dans le rôle d’Einar Wegener, premier peintre danois à avoir subi une opération chirurgicale pour devenir la belle Lili Elbe. Alicia Vikander vient agrémenter le récit de cette femme en apportant ce brin de fraîcheur qui manquait au cinéma depuis un certain temps. La Corée est également à l’honneur dans mon classement. Mademoiselle est un vrai poème d’amour entre deux femmes. Dernier Train pour Busan nous offre un nouveau récit sur le thème du zombie qui nous fait trembler jusqu’aux dernières minutes, en nous tenant en haleine comme jamais. Les films proches du documentaire ont aussi leur place dans ce classement. Davy Chou nous offre dans Diamond Island, la beauté de Phnom Penh en construction et une nouvelle génération plongée dans un dilemme entre la tradition et l’ambition. Les Pépites fait écho au passé du Cambodge et au récit d’un couple français qui a changé sa vie pour donner une chance à celle de tout un pays. Le cinéma français a également revisité cette année le chef-d’œuvre d’Ernst Lubitsch, Broken Lullaby. Ozon se surpasse dans ce film tourné en grande partie en noir et blanc. Enfin dans Divines, Houda Benyamina nous offre le récit de deux meilleures amies prêtes à tout pour quitter leur cité, dont Dounia, très attachante malgré son caractère bien tranché.          

Pour les séries, cette année est celle des découvertes. Le portrait d’Elisabeth II est ainsi dur et émouvant dans The Crown. On s’attache au personnage faisant face à des dilemmes mettant en jeu sa famille et son titre de nouvelle reine de Grande-Bretagne. Netflix ne s’est pas arrêté là puisque, avant la sortie de cette série, Stranger Things est venu hanter nos nuits et nous faire frissonner devant l’Upside down et sa créature mystérieuse, sans oublier la petite fille mystérieuse aux cheveux courts, Eleven. Néanmoins HBO a réussi son pari puisque Westworld a plu à l’unanimité dépassant le taux d’audience de la première saison de Game of Thrones. Ce show un peu tiré par les cheveux nous transporte dans un monde futuriste où les intelligences artificielles ont été construites pour pimenter un parc d'attractions. La deuxième saison de Blindspot a su faire monter d’un cran la tension au sein de l’équipe du FBI et surtout révéler davantage le passé de Jane. Peaky Blinders, une série britannique discrète, traitant de gangsters, s’est révélée encore plus ambitieuse avec sa troisième saison. Ses personnages sont devenus encore plus emblématiques de la violence à haute dose existant entre les grandes familles qui dirigent la ville. 

ELISABETH YTURBE

Top Films 2016

1) Jodorowsky's Dune

Parce qu’il retrace la passionnante genèse avortée du film qui, sans jamais avoir existé, a inventé la science-fiction moderne. Parce qu’il dresse en creux le portrait d’Alejandro Jodorowsky, fascinant poète, visionnaire de génie et probable fou à lier. Parce que les films fantômes sont les plus beaux et qu’on est libre de les imaginer, de les rêver et de les fantasmer à l’infini.

2) Green Room

Parce que c’est un survival aussi brutal que drôle où la violence est envisagée avec un pragmatisme qui amuse autant qu’il glace le sang. Parce que Jérémy Saulnier signe à la fois un pur film de genre et un surprenant pamphlet sur l’Amérique. Parce qu’on regrettera Anton Yelchin, mort à seulement 27 ans.

3) Creed 

Parce que parmi les films-résurrection de franchises cultes, il est le plus sincère. Parce qu’il réalise l’exploit de moderniser l’univers de Rocky tout en lui restant intrinsèquement fidèle. Parce que regarder Sylvester Stallone vieillir avec son personnage, c’est émouvant, et qu’on aime aussi beaucoup Michael B. Jordan.

4) Cosmodrama 

Parce qu’en plus d’être un film de science fiction français, c’est incontestablement l’ovni de cette année. Parce que c’est une ode aux vaisseaux spatiaux tapissés de moquette et qu’il fait bon danser avec le néant sous ses pieds. Parce que Philippe Fernandez ose mêler vulgarisation scientifique, considérations philosophiques, poésie et pyjamas.

5) Your Name

Parce que ça démarre comme un teen movie et nous embarque sans prévenir dans un vertigineux récit de science fiction. Parce que c’est le produit d’un mariage réussi entre la poésie de Miyzaki et la métaphysique des Wachowski. Parce que c’est l’histoire d’amour la plus déchirante de cette année.

6) Anomalisa

Parce que c’est un film en stop-motion où les marionnettes semblent plus réelles que vous et moi. Parce que, quand Charlie Kaufman projette sa folie en un huis clos d’une nuit dans un hôtel, c’est aussi déstabilisant que bouleversant. Parce qu’on a l’impression de faire le cauchemar de la condition humaine et qu’on n'en ressort pas indemne.

7) Midnight Special 

Parce que Jeff Nichols fait un hommage à Steven Spielberg tout en opérant un renversement de sa symbolique pour se placer du point de vue du père. Parce que c’est un film de science-fiction dans lequel les éléments fantastiques sont l’expression des angoisses intimes, et le portrait secret d’un deuil.

8) Premier Contact

Parce que, comme Midnight Special, c’est un récit de science-fiction minimaliste dont le cœur bat pour celui de ses personnages. Parce que c’est une rencontre de troisième type dont l’enjeu n’est pas technologique mais linguistique. Parce qu’on pense à Contact de Zemeckis, et qu’on en sort dévasté.

9) Steve Jobs

Parce que ce n’est pas un film de Danny Boyle mais bien du scénariste Aaron Sorkin dont on admire toujours autant le sens du rythme, des dialogues et les penchants pour les personnages géniaux mais terriblement seuls. Parce que c’est une pièce en trois actes qui raconte le complexe divin de Steve Jobs et le voit obligé de s’accepter humain. Parce que c’est Michael Fassbender qui méritait l’Oscar.

10) Bang Gang (une histoire d’amour moderne)

Parce qu’entre la canicule et les trains qui déraillent à répétition, on pressent une apocalypse. Parce que les personnages échapperont finalement au jugement dernier, et que c’est justement l’inconséquence de leurs dérives qui fait la force du film. Parce que les jeunes acteurs sont tous superbes et que, comme l’indique le sous-titre, c’est en fait une histoire d’amour.  

Mention spéciale : Le Voyage au Groenland

Parce que c’est difficile de chiffrer la réussite du dernier film de Sébastien Betbeder mais qu’il y a du génie dans ce mélange d’humour absurde et de poésie sensible. Parce que les deux Thomas (Blanchard et Scimeca) sont épatants. Parce que le Groenland et la bande-son de Minizza.

Mention cauchemar : La Maison des ténèbres

Parce que le pitch est très malin et qu’on a rarement eu aussi peur au cinéma cette année. Parce que Détroit est un personnage récurrent des meilleurs films d’horreur de ces dernières années. Parce que jamais l’expression « retenir son souffle » ne s’est exprimée aussi littéralement.

Séance de rattrapage : Diamond Island

Parce que découvert trop tardivement pour le décanter et lui offrir la place qu’il mérite dans un top.

Le  bonus : Rogue One (au deuxième visionnage)

Parce que c’est Star Wars.    

Flop Films 2016  

1) Brooklyn

Parce que l’enthousiasme qu’a suscité le film semble proprement absurde. Parce qu’il n’y a pas le moindre enjeu dramatique et qu’on se moque pas mal de savoir où et avec qui va terminer l’héroïne. Parce que le film sabote la seule surprise du récit par un plan ridicule et complètement hors sujet.

2) The Revenant 

Parce que la prétention d’Iñárritu n’a d’égal que la bêtise symboliste de son film. Parce que c’est interminable et que ça donne mal à la tête. Parce c’est une honte qu’un comédien aussi talentueux que DiCaprio ait obtenu un oscar pour s’être roulé dans la boue.

3) La 5ème Vague 

Parce que c’est un film qui recrache tous les succès Young Adults de ces dernières années sans les avoir digérés. Parce que Chloé Grace Moretz conserve son maquillage, son brushing et ses ongles faits quand elle survit au fin-fond d’une forêt. Parce que son amoureux coupe du bois en chemise à carreaux et se baigne nu dans des lacs au petit matin.

4) Divergent 3

Parce que la franchise ne cesse de se prendre les pieds dans le tapis et que, cette fois-ci, c’en est trop.

5) Éternité 

Parce que c’est un film qui semble immobile et amnésique alors qu’il parle du temps qui passe et des souvenirs qui se forgent. Parce qu’il ressemble à une pub pour parfum qui durerait deux heures, et qu’en conséquence il porte bien son nom.

6) Spotlight 

Parce que le film est pareil aux journalistes dont il raconte l’enquête : il arrive après la bataille.

7) Bridget Jones’ Baby

Parce que c’est assez effroyable de réaliser qu’une héroïne de comédie en 2016 doit impérativement épouser le père de son bébé pour connaître une happy-end. Parce que Bridget Jones était plus moderne, plus subversive et surtout bien plus drôle il y a 15 ans.

8) Tarzan

Parce que David Yates est décidément un piètre metteur en scène et qu'on ne comprend pas bien l'intérêt de raconter l'histoire de Tarzan une fois qu'il a quitté sa forêt et sait se comporter en société.

9) The Boy

Parce que le début était prometteur mais que la suite ruine tout.

10) Juste la fin du Monde

Parce que ce n’est pas foncièrement mauvais, juste anecdotique, et que c’est peut-être encore pire.    

Top Séries 2016  

1) Deustchland 83

Parce que c’est la surprise de l’année : un récit d’espionnage à la sauce pop avec une bande-son rétro prodigieuse.

2) Game of Thrones (saison 6)

Parce que c’est la saison qui raccorde les wagons, qu’à ce titre elle ne pouvait être que décevante mais qu’elle ne s’en sort finalement pas trop mal. Parce que les deux derniers épisodes sont gargantuesques et qu’on compte un certain nombre de scènes cultes. Parce que les femmes prennent enfin leur revanche !

3) Westworld

Parce qu’on l’annonce comme le successeur de Game of Thrones et l’héritier de Lost et que c’est effectivement ambitieux, détraqué et complètement méta.

4) Les Grands

Parce que ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu de série adolescente digne de ce nom en France. Parce c’est tendre et drôle mais que ça parle quand même de cul et de drogues chez des collégiens.

5) And Then There Were None

Parce que cette énième adaptation des 10 petits nègres d’Agatha Christie sort du lot grâce à l’élégance de sa mise en scène et au talent de ses interprètes. Parce qu’on ne se lasse jamais vraiment de ce cluedo insulaire, même quand on connaît la fin par cœur. 

Flop Série 2016

Stranger Things

Parce que c’est l’arnaque de l’année, une série qui se prétend un hommage mais est en fait un plagiat. Parce que, trop occupée à soigner sa « coolitude », elle oublie de développer un univers cohérent et rate complètement sa sortie de route. Parce que 11 et ses amis méritaient mieux.

 

GHISLAIN BIDOUX

TOP Films :

1 Kubo et l'Armure Magique

2 Premier Contact

3 Tout en Haut du Monde

4 Your Name

5 Mademoiselle

6 The Nice Guys

7 Ave César !

8 Zootopie

9 Le Garçon et la Bête

10 Anomalisa

TOP Séries :

1 South Park - saison 20

2 Better Call Saul - saison 02

3 The Night Manager

4 Stranger Things

5 11.22.63

FLOP :

1 Suicide squad

2 Moonwalkers

3 Creed

4 Le Bon Gros Géant

5 Independance Day : Resurgence

6 Comme des Bêtes

7 Miss Pérégrine et les Enfants Particuliers

8 Star Trek : Sans limites

9 Instinct de Survie

10 Alice De l’Autre Côté du Miroir

L’année 2016 aura été si riche du côté de l’animation que le choix de ce top fut difficile (avec des outsiders comme La Tortue Rouge et Le Monde de Dory). Entre Kubo (et son monomythe magnifié par une stop motion sans faille), Tout en haut du monde, qui, avec son trait atypique, nous livre un récit aussi beau qu’il est simple (et français s’il vous plaît !) Enfin, Your Name et Le garçon et la bête rassurent sur l’avenir du cinéma d’animation japonais : oui il y a une vie après Miyazaki ! ( même si on ne demande qu’à croire en son retour) Espérons que le succès naissant de Your Name se confirme et continue à ouvrir la porte vers un champ plus large de distribution pour d’autres productions animées plus confidentielle chez nous. Côté « live » on reste sûrs des valeurs avec des auteurs qui ont déjà fait leurs preuves (Verhoeven et Tarantino ne sont pas loin non plus).

Tandis que de l’autre côté de la barrière du bon goût, on retrouve les sempiternels produits de consommation de masse. Du film de super héros (ou super vilain) et autres blockbusters qui font moins que l’effort minimum, aux remakes/reboots/suites qui tentent de survivre grâce au nom de leurs franchises ou d’un réalisateur en déclin, le moule du film moyen semble avoir de beaux jours devant lui. Calquant des codes sans en comprendre le sens profond, copie de copie au nom d’une quelconque nostalgie superficielle et mercantile, le divertissement souffre peut-être plus à l’heure actuelle du blockbuster (mal) calibré que de la purge avérée. En découle une timidité maladive, face à une prise de risque qui pourrait élever le niveau (le nanar Gods Of Egypt avait au moins le mérite d’aller au bout de sa bêtise).

Un état de fait que la dernière saison de South Park souligne avec la même maîtrise et la même intelligence que sa saison précédente déjà très bonne. D’où sa place tout en haut de ce top série aux côtés de Gilligan toujours maître de sa mise en scène. Viennent après des formats plus courts (6-8 épisodes) qui n’ont pas le temps de nous ennuyer bien au contraire. (Fleabag et The Night Of en sont d’autres exemples probants). Stranger Things nous rassure aussi sur l’instrumentalisation de la nostalgie, qui, parfois outrancière, fait ici dans la sobriété, le clin d’œil n’est jamais forcé, les références se fondent dans l’intrigue. Suffisant pour mettre en place un univers cohérent mais trop court pour se noyer dans la longueur et le fanservice de remplissage, ce format sera-t-il l’avenir de la série ?

ALEXANDRE COUDRAY

L'année 2016 a souvent été décevante en terme de cinéma. Là où 2015 alliait réussite des blockbusters (Mad Max : Fury Road, Mission : impossible – Rogue Nation) et celle de films plus intimistes (Youth, Birdman, Good Kill), 2016 a montré un gros manque d'inspiration du côté des blockbusters qui étaient au mieux boursouflés (Batman v Superman, Suicide Squad, Rogue One), au pire loupés (Captain America : Civil War, Assassin's Creed). Il a donc fallu longtemps attendre les films qui se sont imposés et qui témoignent d'une chose : mieux vaut la vision radicale d'un cinéaste (Park Chan-wook, Quentin Tarantino, Mel Gibson) ou d'un scénariste (Aaron Sorkin, Taylor Sheridan) plutôt que la tiédeur ambiante qui a régné sur le cinéma américain cette année en dépit de quelques belles saillies dont plusieurs sont mentionnées dans mon top. Saluons tout de même la qualité du cinéma d'animation (Tout en haut du monde, Zootopie et le choc La Tortue Rouge) et l'audace d'un cinéma français sur lequel a soufflé un certain vent de liberté et une certaine envie de genre surnageant parmi les comédies débiles. En effet, de jeunes réalisateurs français ont su imposer leur patte au sein d'un cinéma souvent trop étriqué, clamant leur amour pour du genre. On a eu le droit à du thriller (Irréprochable), à du film d'aventure (L'Odyssée), à de la comédie débridée (La Loi de la jungle, Victoria) et même à de la science-fiction (Arès). Et la sortie prochaine de La Mécanique de l'ombre, thriller d'espionnage avec François Cluzet, laisse espérer que 2017 saura réveiller certains appétits de spectateurs et continuer de nous gâter avec un cinéma hexagonal qui a décidément beaucoup de ressources et que j'admire même si mon top comporte majoritairement des films américains, la preuve :

1- Steve Jobs

2- Mademoiselle

3- Les Huit Salopards

4- Comancheria

5- Tu ne tueras point

6- Manchester by the sea

7- Midnight Special

8- Green Room

9- Les Ogres

10- A perfect day

Mentions Spéciales : La tortue rouge, Dernier train pour Busan, La loi de la jungle, Irréprochable, Zootopie, Victoria, Sully, Paterson, Elle, Bang Gang (une histoire d'amour moderne)

Je ne m'attarderai pas sur le flop si ce n'est pour dire qu'il ne comporte pas que des mauvais films (comme le remake de Point Break ou la comédie pas drôle Ils sont partout) mais aussi des films très attendus et finalement assez décevants comparés à leur potentiel (High-Rise, Assassin's Creed) :

1- Point Break

2- Ils sont partout

3- Ben-Hur

4- Nocturama

5- Blair Witch

6- Gods of Egypt

7- Tarzan

8- Le Fondateur

9- High-Rise

10 -Assassin's Creed

Concernant les séries télé, j'ai malheureusement été incapable d'en voir beaucoup de récentes cette année (visionnage intégral de A la Maison Blanche et Parks and Recreation oblige) mais je tiens tout de même à souligner que dans le flot que j'ai honteusement loupé (Westworld, American Crime Story, Stranger Things) et dont on a honteusement été privé (Doctor Who, Fargo), j'ai pu tout de même en visionner quelques-unes. L'inévitable Game of Thrones bien sûr avec une sixième saison une fois de plus inégale mais presque pardonnable à la vue de ses deux derniers épisodes monstrueux. Mais aussi la deuxième saison de Better Call Saul, véritable coup de génie scénaristique qui force l'admiration tant l'écriture est d'une incroyable maîtrise, bien plus que Breaking Bad alors que ce spin-off ne peut reposer sur du suspense. C'est également cette année que nous avons fait nos adieux à Vanessa Ives et ses compères dans la troisième et dernière saison de Penny Dreadful, série profondément attachante dont on se remettra du final frustrant après quelques larmes et la consolation d'avoir eu quelques épisodes façon western assez jouissifs :

1- Better Call Saul

2- Penny Dreadful

3- Game of Thrones

Et ce sera tout pour cette année, en espérant encore plus de surprises l'année prochaine !

 

AYMERIC DUGENIE

Top 10 films:

1: Les 8 salopards

2: Your Name

3: Rogue One

4: Premier Contact

5: Five

6: Deadpool

7: Nola Circus

8: Where to invade next

9: The Nice Guys

10: The Music of Strangers

Flop 10:

1: Suicide Squad

2: Point Break

3: Blair Witch

4: Instinct de survie

5: Bastille Day

6: Moonwalker

7: Carol

8: Creative Control

9: Triple 9

10: Assassin's Creed

Concernant le top, l’année a démarré très très fort avec le dernier Tarantino. Un premier grand film qui réservait une longue suite d’excellents films. La suite nous a prouvé que les plus gros succès attendus ne se sont pas manifestés comme tels et il a fallu attendre la fin de l’année avant d’avoir notre appétit enfin satisfait. Dans cette liste se retrouvent donc sans grandes surprises Rogue One (qui malgré une toile de fond simple offre une production efficace), Premier Contact (qui fut la surprise que l’on n’a pas vu venir malgré des failles présentes mais pardonnables vu l’ampleur du scénario) et forcément la production de Tarantino qui est peut-être celle comportant le moins de défauts de cette année. En parallèle, Your Name. est la seconde surprise très inattendue de ce top et efface totalement le non moins excellent Le Garçon et la Bête. Difficile d’écarter Zootopie du peloton de films d’animation, qui signe enfin le retour en force que l’on attendait de Disney. Dans un autre contexte, le cinéma documentaire a été très représenté et difficile d’écarter Where to Invade Next ainsi que The Music of Strangers, tant leurs messages sont forts, intéressants et intelligemment abordés. Pour finir avec un peu de chauvinisme, on ne pouvait pas passer à côté de la pépite française Five, qui démontre le talent de Pierre Niney également derrière la caméra, ou encore Nola Circus, production franco-américaine complètement barrée restée relativement discrète.

A préciser qu'en flop le quatuor de tête est vraiment déplorable à mes yeux, la honte du cinéma. A partir de Bastille Day ce sont plutôt des films (très) moyens qui m'ont majoritairement gonflé ou laissé indifférents, mais aucun n'est foncièrement mauvais. D'ailleurs de la 5è à la 10è place, l'ordre est assez obscur pour moi car je n'ai pas spécialement trouvé Assassin's Creed mauvais mais il est à mes yeux le plus oubliable de la deuxième moitié du Flop.

PIERRE LARVOL

Top Films :

1. The Neon Demon

2. The Revenant

3. Premier Contact

4. Les Huit Salopards

5. Dernier Train pour Busan

6. La Nouvelle vie de Paul Snedjer

7. Ma Loute

8. Elle

9. Le Garçon et la bête

10. Le Fils de Jean

Flop Films :

1. The Boy

2. Camping 3

3. Cézanne et moi

4. La folle histoire de Max & Leon

5. Jason Bourne

6. Les 7 Mercenaires

7. Dogs

8. Avé César

9. Comme des bêtes

10. Dans le noir

MATHIEU LE BERRE 

Top Cinéma :

1 – The Revenant

Lien critique

2 – Le Garçon et la bête :

Mamuro Hosoda continue un sans-faute après les merveilleux Summer Wars, Les Enfants Loups et La Traversée du temps. Le Garçon et la bête est un récit initiatique mature, une nouvelle œuvre sublime à découvrir d'urgence.

3 – Elle

Philippe Djian et Paul Verhoenven étaient fait pour se rencontrer, Isabelle Huppert faite pour interpréter Michelle. Elle épure Oh! pour se concentrer sur l'essentiel et renverser le cinéma français. Il nous fallait bien un Paul Verhoeven pour ça !

4 – Tu ne Tueras Point

Le retour attendu de Mel Gibson derrière une caméra, et l'acteur/réalisateur ne loupe pas le coche. Les fauteuils tremblent, le sang gicle de toutes parts, un homme pieu aux convictions affirmées au milieu d'une barbarie sans nom, Mel Gibson filme la face macabre de la guerre en y instillant la bonté et la beauté d'un homme qui se trépasse pour sauver ses semblables sans arme ni violence. Un film incroyable.

5 - The Neon Demon

Sublime, envoutant, profond... Un chef-d'oeuvre... Une oeuvre d'art.

6 – Mademoiselle

Mademoiselle ne nous quitte plus après sa projection. Park Chan Wook peint son chef-d'œuvre avec malice et impertinence, une œuvre sexuelle se jouant en permanence de son public, 3 actes sublimes dont on ne peut ressortir insensible.

7 – Premier Contact

Un Premier Contact comme acte libérateur d'une femme vers la vie et l'amour. Un film sur la paix du monde et la paix intérieur. Tout vient de l'homme, il faut juste parfois que des éléments extérieurs viennent leur ouvrir les yeux et le coeur.

8 – Alliés

L'hommage magistral à tout un pan du cinéma romanesque de l'âge d'or d'Hollywood par un génie qui orchestre un thriller d'amour renversant.

9 – Le Monde de Dory

On n'y croyait pas trop à cette suite toute commerciale, mais on a été fraîchement péché par un divertissement remarquable, une nouvelle pépite des studios Pixar/Disney. À la sortie on crie chef-d'oeuvre !

10 – Sully

Un regard doux et une maîtrise parfaite de son élément pour narrer l'histoire incroyable d'un homme simple.

Flop Cinéma 2016 :

 

1 – Café Society

Un cru 2016 bien en deçà des cuvées précédentes. Le film n'arrive à aucun moment à attiser le moindre intérêt. Le casting est totalement désuet et sans charme, Jesse Eisenberg essayant tant bien que mal de se déchaîner pour remuer le film, mais rien n'y fait. Kristen Stewart est une faute de goût guidant les amourettes d'une intrigue rabattue. On s'ennuie ferme et ce cher Woody nous déçoit grandement.

2 – Le Bon Gros Géant

Pauvre Steven Spielberg perdu dans cette adaptation sans envergure où il filme la reine d'Angleterre avec de l’aérophagie, des géants benêts et une petite fille sans charme. Il n'y a pas à dire, Steven Spielberg ne peut rien face à un mauvais scénario, pire après Le Pont des Espions, il n'a plus aucunes idée pour relever le film. Tout comme Woody Allen, une mauvaise cuvée, une véritable déception.

3 – Demain Tout Commence

Hugo Gélin revient trois ans après le sympathique mais imparfait Comme des Frères, avec Demain Tout Commence, une commande pour les dimanche soirs de grandes chaînes avec la valeur sûre, Omar Sy. Jamais un scénario n'a été écrit avec autant de facilités et de convenances. Ce qui s'est fait de pire en France cette année avec Camping 3 ou Tamara. Et encore, on n'a pas vu la dernière trouvaille de Richard Berry.

4 – Personal Shopper

Ce n'est pas faute d’apprécier la beauté et le talent d'une Kristen Stewart magnifique, mais Olivier Assayas embarrasse par un fantastique pénible traitant du deuil. Une pseudo histoire pour travailler avec l'actrice qui méritait mieux que de faire du shopping entre Londres et Paris. Un film fantôme.

5 – Independance Day Resurgence

Oui ils ont osé faire une suite à ID4 !!! Coucou les Aliens débarquent 20 ans après toujours aussi énervés et voilà que tout recommence, mais sans Will Smith. Mais sinon ? Bah rien... juste une suite... Et sinon ? Bah rien, on se fout de nous pendant deux heures ! D'accord...

6 – Ben-Hur

Cette nouvelle version aurait pu être un grand film. Il n'y a pas à dire, le réalisateur russe au nom imprononçable en a derrière la caméra. Bon, la caméra est parfois de travers, mais ça donne quelque chose. Par contre, il va falloir lui dire d’arrêter de suivre à la lettre les post-it des exécutifs pour faire un film commercial totalement idiot en ne pensant qu'à cette satanée course de chars. Pourtant il y'a des acteurs, notamment Jack Huston, l'acteur le plus intéressant de sa génération, un charisme dingue tenant sans doute de sa tante et de son grand-père. On a hâte de découvrir ses prochains films.

7 – Camping 3

Ce n'est pas l'excuse de trimballer Franck Dubosc en slip avec des d'jeuns pendant 1h30 que cela crée une histoire et un film. Bon, on ne passe pas un mauvais moment, mais franchement, un scénario serait la moindre des choses...

8 – Tarzan

Encore un autre qui se promène en slip et en forêt avec ses amis les animaux... Il est beau, tout musclé et sa copine est Margot « Jane » Robbie, on ne peut rien lui reprocher... ? Ton aventure mon cher Tarzan ne ressemble à rien... On veut bien l'hommage aux comics etc, mais tout de même ça devient gênant ! Si cela continue on rappelle Christophe Lambert ou Johnny Weismuller ! Hein quoi... il est mort ? Pas Christophe ? Non ? Bon bah voilà on a la solution ! Christophe, allez en slip !

9 – Criminal

On n'a rien dit pour 3 Days To Kill, mais là Kevin, tu nous fais une Schwarzy !?!!! Va falloir arrêter de faire dans l'actionner complètement débile qui essaie de marcher sur les plates-bandes d'EuropaCorp... Si au moins vous preniez Pierre Morel pour orchestrer le tout, ça pourrait tenir, mais là avec ce tâcheron inconnu, ça ne va nulle part... Retourne danser avec les loups ou poster des lettres, c'est mieux pour tout le monde.

10 – The Stranger

Après deux essais efficaces (The ChaserThe murderer), on attendait Na-Hong Jin au tournant. Bim ! accident avec The Stranger un essai entre thriller et fantastique dans la campagne coréenne ou des policiers de la campagne complètement idiots sont confrontés à l'irréel. Mais le réalisateur ne sait jamais sur quel genre se confronter réellement, alors il fait durer le film pendant 2h30 pour finir sur... Et bien il laisse la réponse aux spectateurs tout en étant content. The Stranger n'est pas un mauvais film, on a juste été grandement déçu par un film bipolaire jamais réellement concret dans ses envies et sa véritable direction. Il donne une impression de ne jamais s'assumer navigant entre deux eaux avec des personnages totalement à côté de la plaque. Mais ce point est totalement assumé pour le coup. C'est au moins ça.

REMY PIGNATIELLO

Une année 2016 plutôt pas mal, avec son lot de jolies surprises (Pourvu qu’on m’aime, An, L’effet aquatique, Ma vie de courgette) et de réussites rondement menées dont on n’en attendait pas moins (Paterson, Spotlight, Love & Friendship), mais finalement peu de films véritablement exceptionnels.

TOP :  

1. Paterson 

2. An - Les délices de Tokyo

3. Spotlight 

4. Love & Friendship

5. Fuocoammare

6. L'effet aquatique

7. Ma vie de courgette 

8. Banana

9. L'économie du couple

10. In Jackson Heights  

FLOP :

3. La chute de Londres : après un 1er opus largement supérieur à son équivalent à gros budget (White House Down) grâce à un aspect efficacement bourrin et 1er degré, cette suite dispensable se vautre à tous les niveaux, que ce soit à travers une interminable exposition justifiant le déplacement à Londres, une absence totale de rythme, une constante illisibilité et surtout un aspect cheap hallucinant qui donne l’impression que toutes les scènes d’action ont été filmées en cachette dans des hangars anonymes.

2. Allende mon grand-père : documentaire-thérapie faisant du surplace pendant 1h30 et dont on ressort sans rien avoir appris du tout, sauf des banalités affligeantes. C’est d’autant plus problématique quand la majorité des intervenants n’ont aucunement envie de répondre aux questions posées, créant une gêne chez le spectateur qui devient un inquisiteur mal venu et violemment insistant. Le comble, c'est qu'après 1h30 où les lieux et les personnes sont balancés n'importe comment à 2 à l'heure dans un montage sans queue ni tête, le générique détaille "les proches d'Allende interviewés pour ce documentaire"... à fond la caisse. Et comme c'est un beau générique horizontal numérique, les noms sont illisibles. C’est dire le respect qu’a la réalisatrice pour ses propres proches, accouchant au final d’un documentaire plus proche du travail d'une (mauvaise) universitaire faisant un mémoire sur sa famille qu'à un documentaire distribué sur grand écran.

1. Suicide Squad : l’accident industriel cas d’école de l’année, aventure pathétiquement mercantile et calibrée compilant toutes les scories possibles et imaginables, de sa BO qui rappelle douloureusement les BO compils façon DareDevil (ne manque qu’un retour de Nickelback et Hoobastank pour accompagner la soupe des Twenty One Pilots) à son hilarant Joker zozotant Thug Life torse poil tatoué sous son imper, sans oublier des méchants pourraves (mention spéciale à Cara Delevingne, tout en regards vides de poisson mort), Will Smith qui ne veut pas être caché derrière son masque, un scénario abscons sans enjeu, des scènes d’action totalement anonymes avec des ennemis anonymes et des super méchants sans aucune constance qui passent leur temps à s’apitoyer sur leurs sorts et à avoir des cas de conscience. Il parait que tout ça, c’est la faute du méchant studio qui a trop mis les mains dans la production du film. On a bien du mal à imaginer qu’il y ait eu originellement un bon film (ou même juste médiocre) à dénaturer. D’ailleurs, qui l’eût cru lustucru, la version longue ne fait que rendre la punition 11 minutes plus longue.

Et enfin donc, le Top Patrimoine (étendu à 10, parce que sinon, c'était trop juste...)

The War Game (Peter Watkins) : docu-fiction glaçante et implacable imaginant un Angleterre post-apocalyptique après que la dissuasion nucléaire ait échouée

Garde à vue / Mortelle randonnée (Claude Miller) : 2 films impeccables, d'une efficacité hors pair pour le premier et d'une atmosphère incroyable pour le second. Dans les 2 cas, un Michel Serrault immortel.

Hoop Dreams (Steve James) : fascinant documentaire suivant les parcours parallèles mais pas trop de 2 jeunes afro-américains dans le monde du basket universitaire.

Salé sucré (Ang Lee) : un joli film doux amer sur une famille en cours de séparation, lorgnant sur le cinéma d'Ozu, avec la même maîtrise du rythme coulant et du non-dit qui en dit long.

Mentions très spéciales :

Crimes of Passion (Ken Russell) : improbable délire néonesque autour d'une Kathleen Turner magnétique et d'un Anthony Perkins halluciné. Ca avait toutes les raisons d'être kitschissime à mort, mais non, 30 ans plus tard, c'est toujours hallucinant.

The In-Laws (Arthur Hiller) : hilarante comédie non-sensique habitée par un Peter Falk inarrêtable et un script qui continue à enchaîner les délires façon Mel Brooks. Mention spéciale à l'hilarante séquence dans les airs avec James Wong Howe. On ne s'en remet toujours pas.

Little Big Man (Arthur Penn) : un petit peu long mais une charge anti-guerre humaniste toujours aussi féroce, avec un impeccable Dustin Hoffmann.

Christine (John Carpenter) : c'est propre, impeccable, avec un sous-texte sur l'adolescence égocentrique juste comme il faut. Carpenter dans son plus fin.

DAVID SPERANSKI

Top Films:

1. The Neon Demon de Nicolas Winding Refn (Danemark)

2. Paterson de Jim Jarmusch (Etats-Unis)

3. Toni Erdmann de Maren Adé (Allemagne)

4. Midnight Special de Jeff Nichols (Etats-Unis)

5. Carol de Todd Haynes (Etats-Unis)

6. Anomalisa de Charlie Kaufman et Duke Johnson (Etats-Unis)

7. Elle de Paul Verhoeven (France-Pays-Bas) 

8. Julieta de Pedro Almodovar (Espagne)

9. Manchester by the sea de Kenneth Lonergan (Etats-Unis)

10. Sully de Clint Eastwood (Etats-Unis)

Mentions spéciales: Le Client d'Asghar Farhadi (Iran), Les Ogres de Léa Fehner (France).

La beauté, la poésie, l’incommunicabilité… Nicolas Winding Refn a poussé le curseur très haut, en traitant d’un des sujets-phares de la réalité contemporaine dans un scintillant écrin énigmatique. Formes géométriques, rectitude des lignes, pâleur de la carnation, hantent depuis notre esprit… De son côté, Jim Jarmusch mixe des poèmes, de la musique électronique, un visage de femme en surimpression, pour atteindre le jaillissement de l’inspiration…Quant à Maren Adé, elle montre un père à la recherche de l’amour de sa fille, en faisant des efforts désespérés pour la surprendre, la faire rire, lui faire ressentir des émotions, nouvel Orphée vêtu en kukeri pour sauver sa fille de l’absence de vie.

Le cinéma est aussi une affaire de regards : le regard ahurissant d’un enfant-voyant dans Midnight Special, le ballet des regards entre Rooney Mara et Cate Blanchett dans Carol…Des parents qui essaient de protéger un enfant inadapté à ce monde ; un amour qui n’ose dire son nom…Les marionnettes se rencontrent sans se connaître réellement dans Anomalisa de Charlie Kaufman et Duke Johnson ; le personnage d’Isabelle Huppert continue à se faire violer dans Elle, sans que nous ne sachions vraiment (ni elle-même) si elle est consentante ou pas.

Quelques plans suffisent parfois à inscrire définitivement un film dans la mémoire : dans un même plan sans raccord, le passé et l’avenir s’entrelacent dans Julieta, le très beau film d’Almodovar, passé trop inaperçu ; un type croise son ex au coin d’une rue de sa ville natale, dans Manchester by the sea et c’est tout le passé qui revient comme une terrible boule dans la gorge dont on n’arrive pas à se débarrasser…Comme cet atterrissage qui ne cesse de revenir dans les souvenirs ou les rêves de Sully, syndrome post-traumatique, renvoyant à une réminiscence du 11 septembre.    

Flop Films:

1. The Revenant

2. L'Idéal

3. Brooklyn

 

 

Top Séries:  

Hors concours : Sense8 épisode de Noël, écrit et réalisé par Lana Wachowski, sublimissime film de deux heures qui dépasse quasiment tout ce qui a été vu cette année dans les séries.

1. Game of Thrones Saison 6

2. Westworld Saison 1

3. Person of Interest Saison 5 (dernière saison)

4. Black Mirror Saison 3

5. Masters of Sex Saison 4 (dernière saison)

Côté séries, Game of Thrones continue à nous conter un passé légendaire qui rappelle fortement notre présent tissé par des jeux de pouvoir et des stratégies d’influence. Westworld dresse également un pont entre le passé (le western) et le futur (les robots d’un parc d’attractions) tandis que Person of interest semble prédire un très proche avenir de flicage et de surveillance tous azimuts. L’avenir ou le présent, nous y sommes déjà dans Black Mirror où les nouvelles technologies et les réseaux sociaux nous construisent un destin à la mesure de notre folie. Enfin, pour conclure sur une note plus optimiste, Masters of Sex paraît nous décrire un passé pas si lointain (la fin des années soixante) où l’on perçoit les prémices d’un féminisme et d’une libération des mentalités qui ne cessent depuis de s’étendre sur le monde.  

ANTHONY VERSCHUEREN

TOP FILMS:

10. GREEN ROOM de Jeremy Saulnier

Un survival brutal qui essaie de se montrer le plus réaliste possible. Le souci de détail est remarquable : chaque coup de feu est justifié, chaque cartouche de fusil est comptabilisée, chaque déplacement entraîne de terribles conséquences. Jeremy Saulnier fait preuve d’un vrai talent de mise en scène. Dernier grand rôle du regretté Anton Yelchin.

09. THE WITCH de Robert Eggers

Un vrai film d’épouvante comme on en fait plus où le climat oppressant enveloppe chaque séquence d’une paranoïa instable qui menace de faire sombrer les personnages à tout moment. Une tension permanente qui ne relâche rien jusque dans son final grandiloquent.

08. LA FOLLE HISTOIRE DE MAX ET LÉON de Jonathan Barré

Un héritage digne de La Grande Vadrouille et autres Septième Compagnie. Un passage au cinéma réussi pour l’un des duos comiques français les plus inventifs de notre génération. Un humour hérité des ZAZ où chacun des plans fourmillent d’idées inventives. Assurément la meilleure comédie française de cette année.

07. EDDIE THE EAGLE de Dexter Fletcher

Touchant, émouvant, percutant, drôle. Rasta Rockett s’est trouvé un descendant de taille. Au-delà du slapstick qui habite le film, on y découvre deux héros fragiles qui tentent absolument tout pour donner un sens à leur vie. Une comédie tendre qui ne manque pas d’intelligence.

06. LE MONDE DE DORY d’Andrew Stanton

Une suite aussi bonne, si ce n’est meilleure, que Le Monde de Nemo. Le personnage de Dory se révèle et nous attrape par les sentiments pour nous emmener dans sa trépidante aventure. Une animation à couper le souffle qui prouve, une fois de plus, que les studios Pixar restent les maîtres incontestés.

05. VAMPIRES EN TOUTE INTIMITÉ de Jermaine Clement et Taika Waititi

Un mockumentaire déchaîné qui revisite le mythe du vampire avec une dérision folle. On n’avait pas autant ri devant un film de vampire depuis le Dracula de Mel Brooks. À voir impérativement !

04. CREED : L’HERITAGE DE ROCKY BALBOA de Ryan Coogler

La crainte du spin-off superflu se transforme en véritable épisode 7 pour la saga Rocky. Poignant et captivant, Creed retrouve la dimension « film indé » qui colle à l’identité du film original amenant un Sylvester Stallone toujours aussi bouleversant dans la peau de ce héros au grand cœur. L’Oscar aurait dû lui être décerné !

03. THE REVENANT d’Alejandro Gonzalez Iñárritu

Un essai technique brillant. Des images à couper le souffle. Et même si l’on ressent pertinemment que le film a été calibré pour la course aux Oscars, ça ne lui enlève rien de sa force d’impact. The Revenant est une expérience cinématographique sensorielle assez unique.

02. DERNIER TRAIN POUR BUSAN de Sang-Ho Yeon

La réponse sud-coréenne à World War Z. Un thriller horrifique qui ne relâche jamais sa tension pendant deux heures et qui joue merveilleusement avec les espaces confinés pour relancer subtilement ses enjeux scénaristiques à chaque séquence.

01. LES HUIT SALOPARDS de Quentin Tarantino

Le summum du huis-clos cette année, on le doit à Quentin Tarantino. Le réalisateur atteint l’apogée de son art en exploitant au maximum sa marque de fabrique. Les longues tirades deviennent les pièces d’un puzzle macabre duquel on aura du mal à s’extirper. Le refuge de Minnie se transforme en purgatoire sanglant dans lequel ses héros devront annihiler tous leurs péchés. Du cinéma calibré, pulp et diablement efficace. Une réussite en tout point.

FLOP FILMS :

10. COMME DES BÊTES de Chris Renaud et Yarrow Cheney

Fort d’un teaser qui a fait sensation près d’un an avant sa sortie, l’attente de ce film était immense…aussi immense que fût la déception. Après un premier quart d’heure rempli de malice, le film ne délivre plus rien de saisissant. Dommage.

09. LEGEND de Brian Helgeland

Tom Hardy excelle dans l’exercice du double rôle. En dépit de son excellente prestation, Legend tombe dans tous les poncifs éculés du genre sans jamais tirer son épingle du jeu. N’a pas le talent de marcher sur les plates-bandes de Scorsese qui veut…

08. ROGUE ONE : A STAR WARS STORY de Gareth Edwards

Un spin-off qui fait perpétuellement le lien entre les deux trilogies, autant parler d’épisode 3.5 alambiqué. Les personnages sont inintéressants au possible, la musique est oubliable, la réalisation est insipide et où est passé ce bon vieux générique d’ouverture ?! On aura eu le mérite d’apprécier la résurrection de Peter Cushing, c’est toujours ça de pris !

07. MOONWALKERS d’Antoine Bardou-Jacquet

Un fourre-tout sans queue ni tête qui ne sait jamais s’il doit être sarcastique ou totalement déjanté. Même le déchaînement de son casting haut de gamme ne sauve pas le film. Un projet totalement incompréhensible et totalement oubliable.

06. AMERICAN NIGHTMARE 3 de James De Monaco

Après un second opus très convaincant, De Monaco sombre à nouveau dans la fainéantise extrême. Il soulève des points qui auraient pu amener le fond de son film vers une réflexion intéressante, mais il n’en fera jamais rien d’autre qu’un simple survival fade.

05. MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS de Tim Burton

Tim Burton semble ne plus avoir confiance en lui. Son film prend beaucoup trop de temps à installer ses enjeux (une heure, c’est terriblement long !). À force de trop vouloir contrôler son univers, Burton étouffe le semblant de créativité qu’il lui reste.

04. CAMPING 3 de Fabien Onteniente

Raciste et homophobe au possible ! Camping 3 est devenu le cliché de sa propre beaufitude. Et ce ne sont pas les pitreries amnésiques de Claude Brasseur qui y changeront quelque chose.

03. LES VISITEURS 3 : LA RÉVOLUTION de Jean-Marie Poiré

Et dire que Jean-Marie Poiré est sorti de sa retraite pour nous pondre ce troisième opus. Jean Reno est totalement effacé et ne semble pas croire au projet. Clavier en fait des caisses (bien plus qu’à l’accoutumée, c’est dire !) et la réalisation fait mal aux rétines. Comme dirait le collègue Alexandre : une comédie pas drôle c’est d’une tristesse…

02. HARDCORE HENRY d’Ilya Naishuller

Aussi hardcore à supporter que son titre en dit long. Le passage du court au long-métrage ne s’est pas fait sans mal. Là où le projet était efficace sur dix minutes, il en devient complètement lourd et absurde sur une heure et demie. Et c’était sans compter sur son histoire tirée par les cheveux qui se fiche complètement de donner un quelconque sens à la quête de son héros. Hardcore Henry est une insulte aux gamers. Preuve en est, une fois encore, qu’il y a vraiment tout un monde entre celui du cinéma et du jeu vidéo et que consolider les deux n’est pas une mince affaire.

01. POINT BREAK d’Ericson Core On retire tout ce qui faisait la force du film original pour n’en garder qu’un condensé survitaminé et insipide. L’image est hideuse (définitivement pas une bonne pub pour GoPro) et les acteurs aussi expressifs qu’une carpette !

 

 

TOP 5 SERIES

05. THE WALKING DEAD : SAISON 7 – PARTIE 1

Une première partie qui tient absolument toutes ses promesses. La série impose un climat oppressant jamais atteint auparavant et chacun des personnages s’étoffe pour notre plus grand plaisir. Vivement la reprise en février !

04. WESTWORLD : SAISON 1

Bien moins intéressant que la regrettée Vinyl, cette nouvelle série phare de HBO a su imposer un univers riche aux personnages aussi fous les uns que les autres. Malgré une baisse de régime en milieu de saison, Westworld a tout pour devenir une grande série parmi les grandes.

03. 3% : SAISON 1

La première série brésilienne produite par Netflix est un bijou d’anticipation. 3% se construit un univers dystopique comme on a pu en voir dans diverses autres productions, mais impose un casting aussi puissant que ses enjeux sont prenants.

02. BLACK MIRROR : SAISON 3

Probablement la meilleure série anglaise du moment (avec Inside N°9). Black Mirror s’est offert une visibilité plus large depuis son rachat par la plate-forme Netflix. Une saison 3 inespérée et grandiose où chaque épisode surpasse ses prédécesseurs. À voir et revoir sans modération.

01. STRANGER THINGS : SAISON 1

Quand l’univers de Stephen King rencontre les meilleures productions de Spielberg et ses consorts, on en sort indubitablement conquis. Tous les enfants des années 80 se retrouveront au sein de cette série pleine de malice et de frissons. D’autant que le casting, véritablement prometteur, aide à voguer au fil des épisodes sans jamais laisser planer une once d’ennui. Stranger Things s’est offert une première saison magistrale, à n’en point douter. 2016 a définitivement prouvé que les meilleures séries se trouvaient en exclusivité sur Netflix !

Par Retro-HD