DOSSIER : À Noël chez Retro-HD, on regarde...


À Noël chez Retro-HD, on regarde...

Rémy : Last Action Hero

La constante année après année, sans forcément y faire attention, c'est Last Action Hero. Toute la famille connait le film par coeur mais c'est pas grave : le mélange d'humour décalé, d'action explosive et son ton bon enfant en fait un excellent film familial, même après 20 visions. Les omelettes, le virage à 360°, Leo Ze Prout, le royaume pourri du Danemark, j'en passe et des meilleures, le film prouve vision après vision sa capacité à maintenir son intérêt, preuve s'il en est à quel point le film a été mal jaugé à sa sortie. Pourtant, il s'agit probablement bel et bien du dernier film d'action capable de brasser aussi large avec une telle efficacité, là où les Marvelleries nivellent le scénario par le bas, les Expandables sont incapables de proposer une lisibilité digne de ce nom, et que Bruce Willis, Steven Seagal, Wesley Snipes et co ont définitivement enterré leurs carrières Action respectives dans des navets sans nom.

Jeremy : Gremlins

Quand j'étais gosse, tous les ans à Noël plutôt que de faire mes devoirs avant que le Père Noël m'apporte mes jouets, j'épluchais le programme TV pour me faire mon planning des films devant lesquels j'allais passé mes journées. Noël rime aussi avec Cinéma et tous les genres. Mais il y a un film en particulier que l'on revois tous les ans à cette période de l'année. Ce film c'est Gremlins. Malgré les scènes assez horrifiques, ce film dégage une certaine chaleur, surtout avant le casse-croûte de minuit des mogwaïs. Il a aussi une atmosphère très intimiste. Ce qui fait qu'on a envie de le voir sous une bonne couette. Gremlins, mon film de Noël.

Aymeric : Les Douze Travaux d'Astérix

Le choix est vite fait : Les 12 travaux d'Astérix. Voir Astérix à la télévision en période de fêtes c'est une petite habitude que l'on a pris chaque année. Mais ce sont toujours les mêmes qui passent, Astérix le Gaulois, Astérix et les Indiens, Astérix et les bretons, Astérix et Cléopatre. Quid du meilleur des Astérix si ce n'est du meilleur film d'animation ? Pour rendre justice au personnage de René Goscinny, rien de mieux que noyer notre frustration dans Les 12 travaux d'Astérix, leur chef d'oeuvre d'animation.

Alexandre : Les Douze Travaux d'Astérix

Pendant longtemps, tous les ans à Noël c'était la même chose : calés devant M6, on dévorait chaque film d'animation mettant en scène nos gaulois préférés. Le meilleur d'entre eux, le plus original, le plus dingue et le plus culte (l'île des plaisirs raillée par Obélix parce qu'il n'y a pas de sangliers, la séance d'hypnose, le passage souterrain angoissant, la lessive des dieux et surtout la maison qui rend fou), du genre qu'on connaît par coeur sans jamais se lasser. C'est presque devenu un rituel chaque année tant on se régale devant ces péripéties hilarantes, certainement l'une des meilleurs aventures d'Astérix jamais réalisées. Désormais les choses ont changé : plus besoin d'attendre la diffusion sur M6 ou de ressortir notre VHS du film enregistré, Les douze travaux d'Astérix est disponible sur Netflix France. Que du bonheur quoi !

Anthony : Le Corniaud

La famille est la chose la plus sacré, encore plus quand la moitié est italienne. Aussi loin qu'on puisse s'en souvenir, les programmes de télévision aidants, le grand-père maternel ne pouvait s'empêcher de nous proposer une offre qu'on ne pouvait pas refuser. Après la salve des ouvertures de cadeaux, il réunissait l'ensemble de la famille autour d'un repas copieux rythmé par une visite atypique de son pays d'origine aux côtés d'Antoine Maréchal au volant de sa superbe Cadillac. Le Corniaud, oeuvre patrimoniale de notre cinéma, s'est imposé au fil du temps comme l'incontournable de nos repas de Noël. Un duo de tête au sommet de son art, une musique inoubliable signée Georges Delerue et un dépaysement total faisant chanter une jolie farandole d'accents aussi farfelus ("Because der mann, der beau garçon, ach !! Ist ein salopard, ein grosse salopard !") que sexy (ah...les joies de l'accent italien dans la bouche des jolies demoiselles, on comprend pourquoi Bourvil succombe plus d'une fois dans le film) laissent toujours place à notre moment familial privilégié et indubitablement sacré.

Mathieu : Superman

Les fêtes sont le moment propice aux rattrapages annuels de certains grands classiques du cinéma, voire du cinéma populaire. Et pendant les fêtes de Noël, il y a l'embarras du choix entre certains westerns ou films de cirques avec entres autres John Wayne ou Charlton Heston. On pense aussi à certains classiques de Louis de Funès ou encore des films de capes et d’épées avec Jean Marais ou Gérard Barray. Mais plus proche de nous, génération des années 80, les fins d'années sont le moment de revoir des films comme SOS Fantômes ou encore Superman de Richard Donner. Dans un Metropolis sous l'architecture New-Yorkaise, on repart chaque année dans les envolées amoureuses de Superman et Loïs Lane. On palpite sur ce sauvetage de Loïs Lane dans la séquence incroyable pour l'époque de l'hélicoptère. On aime voir la carrure de Christopher Reeve dans le costume de Superman pendant les fêtes. À l'époque dans le canapé avec la représentation du personnage en jouet dans les mains refaisant inlassablement les actions du film. Puis Lex Luthor par Gene Hackman, quel meilleur méchant mégalomane du cinéma souhaitant détruire la Californie que l'on aime retrouvé avec un peu de chance dans l'épisode 2 de Richard Fleischer si France 2 ou TF1 ont été généreux les bonnes années. Superman de Richard Donner nous fait rêver une bonne partie de l'après-midi du 25 décembre juste après avoir découvert et déballer nos beaux cadeaux et mangé la dinde/poulet de notre grand-mère avec toute la famille. Les moment inoubliables d'une vie.

Ghislain : Le Père Noël est une ordure

On va faire dans l'ultra classique là mais : Le père noël est une ordure. Difficile de passer à côté en période de fêtes et c'est tant mieux ! Il est de ces films que l'on connait par coeur, réplique par réplique, tant et si bien que la phrase la plus anodine du script finit par devenir culte. La petite troupe du Splendid, au top de sa forme, nous rappelle cette époque où comédie française ne rimait pas avec malaise.

Elisabeth : GTA Vice City

Dans notre tradition familiale, Noël rime avec un certain nombre de films. Pourtant, quand on pense à une activité impliquant un écran de télévision et un coin de feu, c'est le jeu vidéo GTA Vice City qui vient immédiatement à l'esprit. Reçu par mon frère de 12 ans quand j'en avais 11, on a passé nos vacances de 6ème les yeux rivés sur Tommy Vercety et sa vomitive chemise hawaïenne qui gênait plus ma petite sœur que la mention -16.
Au lieu d'avancer dans les missions en respectant la narration du jeu, nous n'avions qu'un seul objectif : atteindre la deuxième île avant qu'elle ne soit débloquée, et sans se noyer car l'inepte Tommy ne savait pas nager. Toutes les stratégies ont été envisagées et c'est finalement dans une voiture amphibie que nous avons rejoint la rive tant désirée avant d'être sèchement exécutés.
Plus qu'un jeu, Vice City a fortement influencé la créativité de ma fratrie et les intrigues tordues des courts métrages que nous réalisions à l'époque. On retrouve même la bande son du générique sur des plans qui se rêvent exotiques mais sont tournés en Bretagne. Si les GTA suivants n'ont pas égalé l'impact de Vice City, les jeux vidéos sont longtemps restés une composante essentielle d'un paisible Noël en famille.

Man-Ting : Le 10e Royaume (2000) créée par Simon Moore d’après le roman éponyme de Kristine Kathryn Rusch

Toute petite, on découvre Le 10e Royaume à la télévision. On trouve cette mini-série assez intrigante mêlant le 10e royaume, c’est-à-dire le monde réel à d’autres royaumes féeriques peuplés de créatures incroyables mystiques et parfois très laides. Avec l’âge, on prend l’habitude de la regarder durant les fêtes de fin d’année et petit à petit, c’est quasiment devenu une tradition avec le reste de la fratrie qui ont fini par découvrir comme moi plus jeune, les aventures de Virginia. L’héroïne découvre un jour, une porte vers un autre monde dans un miroir magique. Elle rencontre le prince Wendell White qui a besoin d’aide. Prête à tout pour empêcher le couronnement du prince, la méchante belle-mère transpose l’esprit du jeune homme dans le corps de son chien. Virgina va lui venir en aide, mais se heurtera à des difficultés et des révélations sur sa propre vie. La naïveté trépidante de l’héroïne nous plonge dans un univers de merveilles parfois horrifiques dévoilant une ribambelle de créatures de contes. Cette mini-série revisite le conte de fées en le modernisant. La princesse à laquelle il faut venir en aide est ici, un prince transposé dans le corps d’un animal. Le chevalier servant est ainsi une chevalière servante aussi courageuse que n’importe quels princes de conte de fées déjà existant. Cette mini-série diffusée comme un télé-film est un rendez-vous pour les fêtes qui continuent année après année à réunir et captiver la famille.

Par Retro-HD