CRITIQUE Luke Cage

Luke Cage

Critique de la Série

Après les séries Daredevil et Jessica Jones, Netflix s’attaque au justicier méconnu Luke Cage. Emprisonné à Seagate, Carl Lucas de son véritable nom, est le sujet d’une expérience scientifique qui le transforme en un gilet pare-balles humain. Aucune arme ne le traverse. Il développe également une force surhumaine. Après une explosion inattendue, ce dernier s’évade de prison. Il décide de changer d’identité et de vivre au cœur du quartier d’Harlem loin des regards indiscrets.

Le ghetto d’Harlem a une âme que ses citoyens veulent plus que jamais protéger mais ils sont démunis face aux menaces criminelles. Luke Cage a foi en cette communauté. Lorsque Pop est assassiné, Luke ne peut plus rester les yeux fermés face aux méfaits de Cornell Strokes aidé de son bras droit Shades, un autre évadé de Seageate. Pour surveiller les rues d’Harlem, il revêt son hoodies à capuche dans le but de détruire le trafic illégal d'armes dirigé par le criminel Cornell Strokes. On plonge dans un univers subtil qui développe par le récit de ce super-héros, la question du port d’armes aux Etats-Unis. Il existe dans la construction même du personnage un désir de dénoncer l’injustice faite à des minorités, soulignant ainsi les défauts du système judiciaire. A plusieurs reprises, la justice échoue à arrêter les criminels sévissant à Harlem. De Cottonmouth ou Strokes comme il aime être appelé, un trafiquant d’armes qui se déclare roi d’Harlem à sa cousine, Mariah, une conseillère corrompue du quartier, les criminels règnent laissant les citoyens être à leur merci.

Netflix a excellé dans la description du personnage tant pour l’ancrage des conflits raciaux que du rapport à la justice.

Luke Cage ne veut pas être un héros. Il ne se revendique pas comme un justicier. Son besoin premier reste avant tout de vivre sa vie paisiblement. C’est un personnage très en retrait de la société qui ne veut pas avoir d’ennuis pour ne pas attirer l’attention. Malgré sa carrure d’armoire à glace et la froideur qui se dégage de sa personnalité, il est sensible et très protecteur avec ceux qu’il aime. On se retrouve face au portrait intime d’un homme relatant son passé. Cette première saison nous présente le passé de Luke Cage révélé par flashbacks ponctuels durant les épisodes. C’est également l’origin story d’un homme noir qui vit au cœur d’un des quartiers où le taux de criminalité est le plus élevé. La représentation d’un super-héros noir de peau est une première. Netflix a excellé dans la description du personnage tant pour l’ancrage des conflits raciaux que du rapport à la justice. Mike Colter correspond parfaitement à ce personnage aussi bien par le physique que par le jeu d’acteur. Sous son regard dur, on décèle un personnage détruit par la prison mais aussi par l’expérience inhumaine qu’il a subie.

la bande originale composée par Adrian Younge et Ali Shaheed Muhammad nous transporte dans le quartier d’Harlem.

Dans une ambiance ghetto, la bande originale composée par Adrian Younge et Ali Shaheed Muhammad nous transporte dans le quartier d’Harlem. Sur cette musique venant enrichir les combats de gangsters, ce héros éclot dans un environnement complexe où les apparences peuvent être très souvent trompeuses.

Cette première saison est une ouverture cohérente par rapport aux autres univers Marvel développés par Netflix. L’intrigue de cette série fait écho à la discrimination sociale et ethnique encore très ancrée dans la société américaine. Harlem est dépeint comme une vraie entité à part entière. Elle doit vivre et pour cela les citoyens du quartier encouragent et défendent Luke Cage. Grand colosse imperméable aux balles, il défend son quartier contre les gangsters qui veulent y imposer leur loi. Tout cet univers est rythmé par des combats spectaculaires baignant dans une ambiance hip-hop. Le portrait de Luke Cage s’ajoute à ceux de Daredevil et Jessica Jones introduisant la prochaine série The Defenders prévue pour 2017. Les fans devront patienter encore quelques mois avant de voir les premiers épisodes. Il faudra d’abord attendre la sortie d’Iron Fist, le dernier justicier des Defenders, pour découvrir ce groupe de justiciers s’épanouir à l’écran. Le programme est déjà chargé pour 2017 chez Netflix.

Note : Un très bon moment en perspective. Verdict : Un très bon moment en perspective.

Man-ting SRON

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