Critique Terminator 3 : Le Soulèvement des Machines (Terminator 3 : Rise of the Machines)

Terminator 3 : Le Soulèvement des Machines
Terminator 3 : le Soulèvement des Machine n’est, pour autant, pas cette daube infâme scandée par beaucoup, mais il est fortement dispensable. Jonathan Mostow subit les jougs d’un scénario flemmard en puissance et qui, malgré tout son bon vouloir,...

Verdict Note : Moyen. Moyen.

Par Anthony Verschueren

Critique du Film

« I’ll be back » qu’il disait…

Le vilain petit canard de la franchise. L’épisode le moins apprécié. Terminator 3 : le Soulèvement des Machines débarque dans nos salles en 2003, soit dix ans après le cultissime Jugement Dernier. Dix années durant lesquelles le film de James Cameron a eu le temps d’asseoir une réputation indétrônable et de toucher une fanbase de plus en plus grandissante. Autant dire que l’attente de ce troisième opus était véritablement conséquente. James Cameron cède sa place de réalisateur à Jonathan Mostow dont ce sera le troisième long métrage juste après Breakdown et U-571. John Connor est un jeune adulte. Le jugement dernier ne s’est pas déroulé à la date prévue. Malgré tout, il n’est pas convaincu d’être débarrassé de la menace de Skynet. Entre-temps, un robot T-X est envoyé du futur afin d’éliminer tous les futurs lieutenants de la résistance humaine. Un robot T-850 est envoyé également afin de trouver John Connor et Katherine Brewster (future compagne de John) et les protéger des griffes du T-X.

Terminator 3 est un vulgaire plat réchauffé à la va-vite au four à micro-ondes, et c’est tout simplement inadmissible et inacceptable.

Avant dernier rôle au cinéma d’Arnold Schwarzenegger avant de mettre les strass et paillettes entre parenthèses, on ne peut pas vraiment dire que l’ex-Gouvernator soit parti sous les chapeaux de roue (ni même avec son dernier rôle l’année suivante avec Le Tour du Monde en 80 Jours). Que peut-il bien clocher avec cet épisode ? C’est un tout. Le manque de James Cameron aux commandes se fait lourdement sentir. Nick Stahl n’a clairement pas le charisme d’Edward Furlong. On fait une pirouette scénaristique maladroite en faisant mourir Sarah Connor histoire de justifier son absence. Le T-X n’impose aucune froideur comme ses prédécesseurs (quand on pense qu’à l’origine le rôle était écrit pour un homme et que Vin Diesel était pressenti). Et surtout, on nous ressert une fois encore un ersatz de remake, avec toujours la même histoire à résumer maladroitement comme ceci : machine remonter temps, tuer Johnn Connor. On n’a pas attendu dix ans pour revivre la même expérience. On voulait assister, comme le souligne le sous-titre, au soulèvement des machines et enfin accéder au fameux jugement dernier que James Cameron s’était bien gardé de nous montrer par bribes dans les deux films précédents. Terminator 3 est un vulgaire plat réchauffé à la va-vite au four à micro-ondes, et c’est tout simplement inadmissible et inacceptable, surtout pas dix ans après la claque du second opus. Et il est douloureux de constater que de l’eau n’a pas spécialement coulé sous les ponts, même plus de dix ans après sa sortie, ce Soulèvement des Machines ne fait pas décolérer les fans.

Il n’y a aucune alchimie évidente entre les acteurs.

Il n’y a aucune alchimie évidente entre les acteurs. Ils synthétisent une sorte d’errance forcée. Ils n’essaient même pas de rendre attractif le semblant d’histoire qui leur sert de scénario. L’équipe de production originale a sérieusement été amputée de ses nombreux atouts, même la bande originale n’a rien de transcendant, Marco Beltrami ne se contentant que d’aligner une série de compositions banales. Ne reste qu’une réalisation, tout de même, soignée. Jonathan Mostow est de ces réalisateurs qui prennent le temps de réfléchir leur projet (il n’a réalisé qu’un seul autre film après ce Terminator). Ce serait se montrer de mauvaise foi de dire que Terminator 3 est mal réalisé. Il n’y a juste pas ce punch et cette folie créatrice qui habitait les deux œuvres d’avant. Le film fut, malgré tout, un succès commercial certain. Avec une fin plus qu’ouverte, nous étions en droit de pouvoir, enfin, réclamer une suite dans laquelle nous assisterions à la fameuse guerre post-apocalyptique entre les machines et les humains. Pourquoi avoir été aussi frileux ? Pourquoi ne pas nous l’avoir proposé dès cet épisode ? D’autant plus que Schwarzenegger était encore de la partie. La valeur la plus sûre du projet est présente et personne ne prend le temps de l’exploiter à fond. Son personnage du T-850 est fade. Il ne convainc jamais de son bon vouloir et, pire que tout, on ressent une vraie gêne de la part d’Arnold à l’idée de cogner sur une femme. D’ailleurs, le T-X n’a d’utilité que la plastique de son interprète. Kristanna Loken n’a aucun potentiel fort, et d’ailleurs la suite de sa carrière chez Uwe Boll aura vite fait d’appuyer nos propos. Non, non et trois fois non, ce Terminator 3 n’est pas une réussite.

Terminator 3 : le Soulèvement des Machine n’est, pour autant, pas cette daube infâme scandée par beaucoup, mais il est fortement dispensable. Jonathan Mostow subit les jougs d’un scénario flemmard en puissance et qui, malgré tout son bon vouloir, ne parvient pas à sauver la machine du naufrage.

Informations

Détails du Film Terminator 3 : Le Soulèvement des Machines (Terminator 3 : Rise of the Machines)
Origine Etats Unis Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Science - Fiction
Version Cinéma Durée 105 '
Sortie 06/08/2003 Reprise -
Réalisateur Jonathan Mostow Compositeur Marco Beltrami
Casting Claire Danes - Arnold Schwarzenegger - Nick Stahl - Kristanna Loken
Synopsis Après avoir sauvé l’humanité du Jugement Dernier, John Connor doit aujourd’hui lutter contre le T-X, un androïde nouvelle génération venu éliminer le futur leader de la Résistance. De l’issue de ce combat dépend l’avenir de l’humanité…

Publicité Amazon - Soutenez Retro-HD

Publicité Google - Soutenez Retro-HD

Publicité Google - Soutenez Retro-HD

Publicité Amazon - Soutenez Retro-HD

Laissez un commentaire

Publicité Google - Soutenez Retro-HD

Dernières Critiques