Critique Maggie

Maggie
Maggie est un drame familial se concentrant sur la relation d’un père et de sa tendre fille.

Verdict Note : Maladroit sur de nombreux points. Maladroit sur de nombreux points.

Par Mathieu Le Berre

Critique du Film

Maggie est un projet intrigant, dénaturé à son annonce par la simple présence d’Arnold Schwarzenegger à son casting. Maggie s’imaginait comme un film bourrin sorte de Duke Nukem à base de zombie, le musclor autrichien exterminant des morts à tour de balles pour protéger sa famille.

Un fantasme nostalgique et bis avant le dévoilement de la première photo puis d’une première bande-annonce. Maggie se déroule alors qu’une terrible pandémie se propage à travers les États-Unis. Le gouvernement impose de placer les malades infectés par le virus en quarantaine, où ils se transformeront en zombies, totalement retranchés du monde. Lorsque Maggie, 16 ans, apprend qu’elle a été contaminée, elle s’enfuit. Mais son père, Wade Vogel, est déterminé à la retrouver et à la protéger coûte que coûte, même s’il lui faut affronter les forces de police...

Maggie est un drame familial zombien intéressant dans les thèmes abordés.

Ne nions pas que le principe même de Maggie est de surfer sur le succès de la série AMC, The Walking Dead et autres jeux-vidéos du même type. Mais Henry Hobson, dont c’est le premier essai, porte son film vers une autre envie. Maggie est un drame familial se concentrant sur la relation d’un père et de sa tendre fille. Le long-métrage d’Henry Hobson suit l’évolution de cette jeune fille de 16 ans au fil de son infection. Elle ne sera pas un zombie, mais une infectée telle que Danny Boyle les exposait dans 28 Jours plus tard ou Marc Foster dans World War Z. Cloisonnée dans cette ferme austère, Maggie attendra son heure, l’infection progressant très vite.

Henry Hobson, d’un ton lancinant et mélancolique, se concentre sur la relation entre un père et sa fille malade. Jamais Maggie n’est considérée comme un monstre démoniaque. Aux yeux du metteur en scène, Maggie est une jeune fille malade, une maladie incurable telle que le cancer ou le SIDA. C’est de ce point de vue que le long-métrage interpelle et se montre d’une pertinence bienvenue face au genre employé. Drame grisâtre soutenu par une réalisation bilieuse, le monde apocalyptique ambiant n’apostrophera point un parti pris concentré sur une relation filiale. Si on s’ennuie fermement tout le long du métrage par une histoire constamment au point mort, préférant se lamenter sur le sort de cette jeune femme perdue par la vie, c’est Wade Vogel qui marquera l’esprit.

Maggie désespère par une mise en œuvre plaignante et la lourdeur dépressive de personnages apeurés par la perte de l’autre.

Interprété tout en intériorité par Arnold Schwarzenegger, l’ex-gouverneur californien surprend par ce rôle modeste et tout en retenue. L’acteur se pose comme un père de famille, un fermier au profil discret et protecteur. Très loin du postulat à la John Matrix et un mois avant de reprendre son rôle fétiche du T-800, Arnold Schwarzenegger trouve dans Maggie un rôle certes secondaire, mais sûrement l’un de ses plus beaux et intéressants dans sa vaste filmographie. Une nouvelle direction possible dans une carrière loin d’être reluisante depuis son retour sur les plateaux de tournage. S’accrochant fièrement à des rôles d’actionner, ringard depuis maintenant 20 ans, l’acteur âgé aujourd’hui de 67 ans trouve une perspective intéressante dans une carrière aux faits de gloire lointains.

Maggie est un drame familial zombien intéressant dans les thèmes abordés. Dans un monde apocalyptique, Henry Hobson s’appuie sur la relation d’un père et de sa fille, les derniers instants avant une transformation finale mortuaire, dont le père ne peut accepter après la disparition de sa première femme, encore très présente. Mais là où la volonté et le point de vue interpellent, le résultat désespère par une mise en œuvre se lamentant à coup d’images crépusculaires appuyant lamentablement la lourdeur dépressive de personnages apeurés par la perte de l’autre. Une relation filiale douce et tendre dont le réalisateur ne sait jamais trop sur lesquels s’appuyer. Clairement le destin et les sentiments du père l’emportent, à défaut d’un long-métrage trop démonstratif pour convaincre.

Informations

Détails du Film Maggie
Origine Etats Unis Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Drame
Version Cinéma Durée 95 '
Sortie 27/05/2015 Reprise -
Réalisateur Henry Hobson Compositeur David Wingo
Casting Arnold Schwarzenegger - Abigail Breslin - Joely Richardson - Laura Cayouette
Synopsis Dans le Middwest, une adolescente est contaminée par un virus qui transforme lentement ceux qu'il frappe en zombies cannibales. Son père refuse de l'abandonner. C'est une terrible épreuve qui les attend ...

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