Critique La confrérie des larmes

La confrérie des larmes
Le cinéma français entame doucement sa mue avec l'arrivée de jeunes cinéastes prometteurs. Biberonnés par un cinéma de divertissement américain, ils nourrissent leur jeunes films d'un esprit impertinent. Loin d'un carcan cinématographique façon...

Verdict Note : Intéressant dans son ensemble. Intéressant dans son ensemble.

Par Mathieu Le Berre

Critique du Film

 

La promotion dorée ?

 

Le cinéma français entame doucement sa mue avec l'arrivée de jeunes cinéastes prometteurs. Biberonnés par un cinéma de divertissement américain, ils nourrissent leurs jeunes films d'un esprit impertinent. Loin d'un carcan cinématographique façon Truffaut ou Godard, leurs références se raccrochent plus vers Luc Besson, James Cameron ou John Mctiernan. Loin de nous l'idée de la moindre comparaison, mais cette déferlante de film de genre français qui s'entrecroise dans les salles françaises le prouve. La marque des anges, Gibraltar et maintenant La confrérie des larmes, une nouvelle génération de metteur en scène prend le rythme d'un cinéma ronronnant.

Basé sur un scénario originale de Gaël Malry, Jean Baptiste Andrea revient en France pour mettre en scène un film enlevé et emplie de bonne volonté.

Après une escapade aux Etats Unis réalisant au passage deux films très remarqués (Dead End – Big Nothing), Jean Baptiste Andrea fort d'une expérience américaine salvatrice, signe enfin son premier long métrage français.

La confrérie des larmes se situe à Paris où Gabriel, jeune trentenaire essaie de survivre avec sa fille, suite au décès de sa femme. Essayant comme il peut de joindre les deux bouts, cet ancien flic se voit proposé par une ancienne connaissance un travail fort bien rémunéré. Gabriel doit livrer des mallettes à travers le monde pour des commanditaires anonymes. Intrigué par un instinct de flic et persuadé que cela le sortira de son impasse financière, il accepte. D'Istanbul à Bruges en passant par la Chine, il saute d'avion privé en avion privé avec ses mystérieuses mallettes. Malgré l'argent qui afflût, les missions se révèlent être de plus en plus périlleuses, et il ne peut enrayer une machine qui l'étouffe de plus en plus.

Malgré un budget serré, La confrérie des larmes possède un atout fort : un réalisateur ambitieux derrière la caméra. Privilégiant le rythme et l'action, on se retrouve de prime abord face à un produit limite télévisuel. L'image singulière sans véritable style confère au film une allure de série TV. Pas très agréable à suivre, on passe très vite outre pour se consacrer au fond du film. Thriller à la limite du drame, La confrérie des larmes à la bienveillance de nous emmener hors des sentiers battus. Ne sachant véritablement jamais où l'on mets les pieds, le film d'Andrea nous renvois constamment vers une froideur romancière des célèbres polars nordiques. Collant plus au style Stieg Larson, La confrérie des larmes est un film machiavélique et d'une noirceur rarement vu en France. En aucun cas calibré par des chaînes Tv productrices, ce transporteur là n'est en aucun cas destiné au cinéma du dimanche.

Pas exempt de défauts, La confrérie des larmes pâtit du jeu minimaliste des acteurs. Jérémie Renier n'arrive en effet jamais à prendre la bonne mesure. Cabotinant un personnage simple, il est est constamment dans le surjeu, notamment dans ce rôle d'anti-héros esseulé. Sauvé par des scènes d'actions rythmées où il démontre un charisme bienvenu, Jérémie Renier se montre plutôt à l'aise dans ses face à face. Sorte de point de rattrapage pour un film encourageant un nouveau cinéma rugissant.

Informations

Détails du Film La confrérie des larmes
Origine France Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Aventure
Version Cinéma Durée 100 '
Sortie 09/10/2013 Reprise -
Réalisateur Jean-Baptiste Andrea Compositeur Laurent Perez Del Mar
Casting Jérémie Renier - Audrey Fleurot - Bouli Lanners - Mélusine Mayance - Antoine Basler
Synopsis À Paris, Gabriel, la trentaine, élève seul sa fille Juliette. Ancien flic retiré des affaires suite à un drame personnel, l’homme a du mal à joindre les deux bouts. Un jour, une ancienne connaissance lui propose un travail bien rémunéré. S’il accepte le marché, Gabriel doit livrer des mallettes à travers le monde pour des commanditaires anonymes. Les termes du contrat sont clairs : il ne doit poser aucune question sur le contenu des valises et ne jamais essayer de les ouvrir. Intrigué et persuadé que ce job le fera sortir de son impasse financière, Gabriel se lance dans l’aventure. D'Istanbul à Bruges en passant par la Chine, il saute d’avion privé en avion privé avec sa mystérieuse cargaison. L’argent ne tarde pas à affluer. Gabriel est un homme pressé certes, mais riche. Si sa fille se plaint de ce père désormais absent, il ne peut enrayer une machine qui l’étouffe de plus en plus.

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