Critique Le Projet Atticus (The Atticus Institute)

Le Projet Atticus
Le Projet Atticus rêvait de nous montrer la plus grande création paranormale que le monde est censé avoir connue, il en résultera un suppositoire qui ne réussira qu’à nous endormir dans une grande colère. Allez, direction la poubelle !

Verdict Note : Monumentale Erreur ! Monumentale Erreur !

Par Anthony Verschueren

Critique du Film

Tout le monde a un genre de prédilection. Un cinéma qui nous est cher, si bien qu’on arrive souvent à un stade où on a l’impression de reconnaître toutes les ficelles et porter un jugement presque fondé à la simple vue de la bande-annonce. Le Projet Atticus avait suscité cette vive réaction chez nous, propre à tout un chacun, mais tellement humaine au fond, qu’on vous retranscrit sans prendre de pincettes : « ça a l’air merdique ! ». La curiosité est un vilain défaut, et malgré la voix de notre conscience qui nous hurlait de passer vivement notre chemin, nous avons quand même décidé de laisser sa chance au premier film de Chris Sparling. Bienvenue à la fin des années 70. Le Dr Henry West fonde un institut afin d’y étudier des patients développant des capacités paranormales (parapsychologie, voyance, psychokinésie…). Des centaines de personnes se présentent afin d’être auscultées par les chercheurs, mais personne ne s’était préparé à l’arrivée de Judith Winstead.

Le Projet Atticus est un viol, une atteinte au bon goût, une purge incommensurable.

Le Projet Atticus est un viol, une atteinte au bon goût, une purge incommensurable. Jamais, pas une seule seconde, nous ne serons traversés par le moindre frisson. Chris Sparling, pourtant scénariste de l’excellent Buried, tente de s’offrir son quart d’heure de gloire post-Exorciste. Il adopte une forme documentaire qui se veut atypique (pourtant Phénomènes Paranormaux l’avait fait avant lui) afin de se dédouaner auprès de tous les scandalisés des films démoniaques de ne pas faire dans le found footage. On n’en est vraiment pas loin, faut pas pousser ! D’autant plus que Le Projet Atticus se révèle être traité à la manière d’une émission de télévision. Sans rire, il nous manquerait plus que Pierre Bellemare pour nous introduire l’histoire et on se croirait vraiment derrière notre poste de télévision un après-midi banal pendant une séance de zapping fructueux. Le Projet Atticus n’est autre que 79 minutes de néant total, une perte de temps (et d’argent) qui transformera votre frustration en colère immense. Mais où sont passés les vrais films d’épouvante ? Ceux qui nous amènent cette sueur froide au point de croire que caché sous nos draps on est inatteignable ? Il faut croire que des James Wan, il doit y en avoir un qui pousse tous les 20-30 ans ! Et ce qui est vraiment attristant, c’est que les amateurs de frisson iront claquer leur argent durement gagner dans l’achat de cette daube sous réserve d’une bande-annonce qui se veut « alléchante » et qu’il aborde fièrement sur son affiche « par le producteur de The Conjuring ». Un producteur n’est jamais gage de qualité, on vous l’accorde, mais il n’en suffit pas moins pour convaincre malheureusement.

Le Projet Atticus n’est autre que 79 minutes de néant total, une perte de temps (et d’argent) qui transformera votre frustration en colère immense.

On ne peut pas vraiment juger la qualité du casting. Le Projet Atticus ne se contente que d’aligner des témoignages face caméra et alterne avec des images VHS pour rendre les propos véritables. Vous vous souvenez des séquences d’analyse de Regan dans l’Exorciste ? Le film de Sparling reprend exactement toutes les actions qu’on retrouvait chez Friedkin. Seulement, là où ça ne durait qu’une vingtaine de minutes chez l’un, c’est étiré au maximum chez l’autre. À force, voir une nana ligotée sur une chaîne qu’on bastonne de décharges électriques rend les actions tellement insipides. Le film deviendra même drôle à défaut de faire frissonner. Évidemment, on rira de dépit. On y verra des agents forcer le démon à user de son pouvoir télékinésique afin de retrouver l’emplacement d’armes biologiques en mer Baltique ! Sérieusement, il vous faut quoi de plus ? Et quand le film pourrait devenir intéressant, on vous balance sans concession : « je n’ai pas le droit de divulguer plus d’informations, mais ce qu’il s’est passé ensuite dépasse l’entendement… » Mais montrez-le-nous !! On est au cinéma, pas à la télévision, que diable ! (ah la déontologie journalistique qui nous force à rester poli, mais vous avez compris notre pensée, sic !)

Le Projet Atticus rêvait de nous montrer la plus grande création paranormale que le monde est censé avoir connue, il en résultera un suppositoire qui ne réussira qu’à nous endormir dans une grande colère. Allez, direction la poubelle !

Informations

Détails du Film Le Projet Atticus (The Atticus Institute)
Origine Etats Unis Signalétique Accord Parental
Catégorie Film Genre Epouvante - Drame
Version Direct To Video Durée 79 '
Sortie 18/03/2015 Reprise -
Réalisateur Chris Sparling Compositeur Aucun
Casting William Mapother - Rya Kihlstedt - John Rubinstein - Sharon Maughan - Julian Acosta
Synopsis Fondé en 1976 par le Dr Henry West, l’Institut Atticus était spécialisé dans l’étude de personnes développant des capacités paranormales : parapsychologie, voyance, psychokinésie, etc. Des centaines de personnes présentant ce genre d’aptitudes ont été étudiées par les chercheurs de l’institut et de nombreux articles annonçant leurs résultats ont été publiés. Mais aucun cas étudié jusque-là n’avait préparé le Dr West et son équipe à l’arrivée de Judith Winstead.

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