Critique Diversion (Focus)

Diversion
Diversion charme par le travail minutieux des deux réalisateurs et de son casting inspirant et inspiré. Il y a de la recherche et de l’aboutissement dans les idées. On rit, on frissonne et on en reprendrait volontiers une part : que demander de plus...

Verdict Note : Un très bon moment en perspective. Un très bon moment en perspective.

Par Anthony Verschueren

Critique du Film

Troisième long-métrage des réalisateurs Glenn Ficarra et John Requa juste après I Love You Philip Morris et Crazy, Stupid, Love. Diversion nous promet un retour de Will Smith en grande pompe juste après une petite traversée du désert qu’on a réellement du mal à défendre (After Earth, Un Amour d’Hiver). Il interprète le rôle de Nicky dit « Mellow », arnaqueur professionnel, qui vit une romance passionnelle et passionnée avec Jess, la dernière recrue de son équipe. Contraint de se séparer d’elle pour gérer au mieux ses affaires, il ne se doute pas qu’il la recroisera quelques années plus tard lors de l’un des plus gros coups de sa carrière.

Quel plaisir de retrouver Will Smith dans la peau d’un personnage charismatique.

L’affiche nous promettait le meilleur film du genre depuis Ocean’s Eleven. Il faut bien avouer que le spectacle est au rendez-vous. Pour rétablir la vérité vraie, Diversion se classe parfaitement juste entre Ocean’s Eleven et Insaisissables. A l’image des tours de passe-passe qu’on y verra, le film de Ficarra et Requa nous happe dès son ouverture pour nous embarquer dans un quotidien atypique. Il y a une approche des personnages presque Scorsesienne qui se met en place : on a envie d’être arnaqueur, tout comme on a envie d’être un mafieux chez Martin ! La réalisation est millimétrée au détail près, c’est la grande force de ces deux réalisateurs : ils se gardent bien de ne pas abattre toutes leurs cartes dès l’exposition du projet. Et même si vous êtes du genre extrêmement observateur, vous n’aurez jamais l’intégralité des clés pour deviner le fin mot de l’histoire. Et quel plaisir, mais vraiment, quel plaisir de retrouver Will Smith dans la peau d’un personnage charismatique. Il met enfin son égo et ses ambitions opportunistes de côté pour renouer avec l’entertainer qu’il fut à ses débuts. On assiste, émerveillé, aux tribulations de ce Hitch 2.0 dur au cœur tendre. Il faut dire qu’il est épaulé par un casting de marque. Margot Robbie s’offre un rôle nettement plus consistant que celui qu’elle tenait dans Le Loup de Wall Street. Icône glamour d’une beauté bestiale implacable, elle suscite une palette large d’émotions et donne parfaitement la réplique à Smith. Mais la révélation du film vient sans conteste du comic-relief planté par Adrian Martinez. Ce gros nounours sur pattes déclenchera l’hilarité à chacune de ses apparitions. Il crève l’écran d’une aura incommensurable qu’il en vient, presque, à voler la vedette à ses partenaires pendant ses scènes.

Diversion charme par le travail minutieux des deux réalisateurs et de son casting inspirant et inspiré.

Diversion possède tout de même une petite faille, ce petit détail qui ne lui permet pas d’atteindre l’état de grâce absolu. Si l’on vous vantait les mérites de la réalisation ci-dessus, celle-ci perdra un peu de sa force lors de la seconde moitié du métrage. Découpé en deux segments bien distincts, Diversion atteint l’apologie de sa tension après sa pharaonique séquence au stade de football. Non content de nous envoyer un toujours, mais si peu (re)connu, B.D. Wong, le long jeu qu’il met en place avec le couple Smith / Robbie est hallucinant. Les comédiens sont extraordinairement justes, mais sont surtout mis en valeur par un montage parfait. La mise en scène est vertigineuse et doit beaucoup au choix du morceau employé. En effet, Glenn Ficarra et John Requa viennent chercher du soutien auprès des Rolling Stones et démontrent toute la force que peut, et doit, jouer un morceau additionnel au cinéma. D’autant plus que le sens initial du morceau choisi (Sympathy for the Devil pour ne pas le citer) s’en retrouvera détourné pour amener un palier de lecture alternatif à la scène. Clairement le point d’orgue de Diversion qui s’installera, ensuite, confortablement dans un rythme de croisière qui ne retrouvera jamais ce niveau de puissance. Malheureusement, avec une telle démonstration ahurissante à mi-parcours, la fin aura une saveur légèrement pâle. Mais attention, Diversion, dans son ensemble, reste tout de même un film très coloré qui offre un très beau moment de divertissement. Pour un film grand public, il en offre vraiment plus que le minimum syndical et ce serait fort dommage de passer à côté.

Diversion charme par le travail minutieux des deux réalisateurs et de son casting inspirant et inspiré. Il y a de la recherche et de l’aboutissement dans les idées. On rit, on frissonne et on en reprendrait volontiers une part : que demander de plus ?

Informations

Détails du Film Diversion (Focus)
Origine Etats Unis Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Comédie - Thriller - Romance
Version Cinéma Durée 120 '
Sortie 25/03/2015 Reprise -
Réalisateur Glenn Ficarra - John Requa Compositeur Nick Urata
Casting Will Smith - Rodrigo Santoro - Margot Robbie - B.D. Wong - Gerald McRaney
Synopsis La relation entre un arnaqueur professionnel et une apprentie criminelle vient perturber les affaires de chacun, quand ils se recroisent quelques années après leur première rencontre.

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Commentaires sur " Diversion "
  • Htb

    Htb le 10/04/2015 à 18:21

    Bon ben je ne savais pas aller voir ce soir, maintenant je sais emoticone

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