Critique Exodus : Gods and Kings (Exodus: Gods & Kings)

Exodus : Gods and Kings
Sans attendre beaucoup du film, l'espoir était quand même bien là. Car même si Ridley Scott n'a pas atteint son meilleur niveau depuis quelques années déjà, le cinéaste prenait le risque de s'attaquer à la Bible.Exodus: Gods And Kings met en...

Verdict Note : Intéressant dans son ensemble. Intéressant dans son ensemble.

Par Adélaïde Beau

Critique du Film

Avec une projection presse à 10h du matin, il était évident que l'un d'entre nous serait en retard. Pour une fois, ce fut un garçon, MLB. Adé et Alex avaient pour l'occasion fait les bons élèves et attendaient patiemment dehors. Merci MLB donc , il faisait 3 degrés ce jour-là. Adé en pyjama, Alex en avance et MLB en chef de file, c'est comme ça que l'équipe de Retro-HD est allée voir le film très attendu par la seule fille du groupe. Exodus : Gods And Kings "Haaaa Christian Bale en petite tenue avec des abdos bien travaillés". Étant la seule projection prévue pour ce film événement, le Publicis recevait donc pour l'occasion l'élite de la critique parisienne. Une salle plutôt calme, mais assez impatiente. Sans en attendre beaucoup du film, l'espoir était quand même bien là. Car même si Ridley Scott n'a pas atteint son meilleur niveau depuis quelques années déjà, le cinéaste prenait le risque de s'attaquer à la Bible. Et pas n'importe quel chapitre, l'histoire bien connue de Moïse face à son frère Ramsès II. Une fois assis, le film peut enfin commencer avec un peu de retard. 2h31 minutes après, le rideau se ferme. MLB, Alex et Adé se taisent pendant 10 secondes avant de se regarder toujours muets. Puis, les réactions fusent. Alex avoue volontiers qu'il s'est laissé prendre au jeu, MLB confesse qu'il a trouvé ça beau et Adé, étrangement, est déçue. Les jeunes gens sortent dans le froid hivernal et continuent leur discussion. Leurs pensées s'approfondissent en fonction de ce que l'un ou l'autre avance. Leurs avis évoluent même si la base reste la même.

Exodus : Gods And Kings met en avant le périple de Moïse qui osa braver la puissance de tout un empire.
 Ridley Scott nous offre une nouvelle vision de ce leader insoumis qui défia le pharaon Ramsès, entraînant 600 000 esclaves dans un périple grandiose de plus de 40 ans pour fuir l’Égypte et échapper à la tyrannie d'un despote.

Visuellement, le cinéaste réussit à mettre en place un joli résultat.

Visuellement, le cinéaste réussit à mettre en place un joli résultat. Tout est majestueux, peut-être trop ce qui décrédibilise certaines scènes du long métrage. Le talent de Scott quand il s'agit de filmer de grandes fresques épiques est indéniable et ce n'est certainement pas sa maîtrise de la mise en scène que l'on pourra remettre en question. Ce qui manque avant tout à Exodus, c'est un scénario solide. Le film est une succession de scènes dépeignant le périple de Moïse mais qui se révèle très vite sans saveur. La faute à des personnages secondaires inexistants, confinés à faire de la figuration. À part Moïse et Ramsès dont la relation fraternelle et la rivalité sont mises en avant, tous les autres personnages, pourtant incarnés par Ben Kingsley, John Turturro, Sigourney Weaver et Aaron Paul, semblent être présents dans le récit uniquement pour faire jolis.

Christian Bale mange diablement le film.

Seul véritable rescapé du long métrage événement, Christian Bale mange diablement le film, seul hiatus : son accent gallois en tant qu'égyptien et Hébreux de souche. De cette nouvelle volonté à être réaliste, Scott (et surtout les 40 producteurs autour de la table de réunion chez Fox) emmène l'acteur, et donc Moïse, vers un regard parallèle de celui de DeMille. Ici point d'héroïsme fantastique, tous les événements trouveront une quelconque justification naturelle. D'où les appuis gênants du conseiller de Ramsès après chaque plaie. Le rouge du Nil viendra d'une attaque de crocodiles finissant par s'entre-dévorer et ainsi de suite... Mais par ces justifications, Ridley Scott met en concordance la folie et l'ambition d'un homme croyant parler à Dieu. Suite à un choc au crâne, Moïse sera ce schizophrène, sorte de terroriste du Moyen-Orient sous l'oeil du réalisateur.

Exodus : Gods & Kings met alors le spectateur le cul entre deux fauteuils de cinéma, une volonté du réalisateur à mettre en scène un divertissement épique et constamment magnifique, et ce souhait de producteur enclin à la mode ambiante plaçant leur long métrage dans un réalisme bien pensant. Dans l'habitude perpétuelle de la filmographie de Ridley Scott, Exodus : Gods & Kings sera à savourer pleinement lors de sa sortie en vidéo et l'inévitable director's cut.

Informations

Détails du Film Exodus : Gods and Kings (Exodus: Gods & Kings)
Origine Etats Unis Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Péplum
Version Cinéma Durée 151 '
Sortie 24/12/2014 Reprise -
Réalisateur Ridley Scott Compositeur Alberto Iglesias
Casting Sigourney Weaver - Ben Kingsley - Christian Bale - John Turturro - Joel Edgerton
Synopsis L’histoire de Moïse qui s’est élevé contre son frère le Pharaon Ramses pour libérer 600 000 esclaves et échapper à l’Egypte.

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