Critique Catacombes (As Above, So Below)

Catacombes
Catacombes se base avant tout sur les peurs psychologiques de ses héros. John Erick Dowdle livre un film puisant ses inspirations dans moult autres chefs d’œuvres, mais qui le fait plutôt bien.

Verdict Note : Intéressant dans son ensemble. Intéressant dans son ensemble.

Par Anthony Verschueren

Critique du Film

Quatrième long métrage pour John Erick Dowdle, Catacombes nous emmène en plein cœur des catacombes de Paris. Une équipe de chercheurs s’allie à une bande d’explorateurs afin de partir sur les traces de la pierre philosophale. La fameuse pierre qui permettrait, entre autres, d’accéder à la vie éternelle. Seulement, le chemin est semé d’embuches, et il se pourrait bien que la joyeuse troupe ne revoie plus jamais la lumière du jour.

John Erick Dowdle apprend de ses erreurs et tente d’essayer de faire mieux à chaque coup.

Vous aimez Indiana Jones ? Tomb Raider ? The Descent ? Les Goonies ? Il se pourrait bien que Catacombes vous parle dans ce cas. En effet, le film de Dowdle n’a absolument rien d’innovant dans ses procédés dramaturgiques. Le réalisateur nous propose une plongée au cœur de l’exploration par le biais du found-footage. Malheureusement, pour ceux qui attendaient un film d’épouvante ou, au mieux, un film d’horreur basique, la déception risque d’être forte : patience sera le maître-mot du récit. Ce qui intéresse le réalisateur dans le cas présent, c’est ce phénomène hystérique, cette sorte d’hallucination collective qui peut très vite habiter un groupe d’individus enfermé dans un endroit confiné. Phénomène qu’il avait mis en scène avec son film précédent, Devil, où la personnalité des protagonistes enfermés dans son ascenseur l’intéressait plus que ses ressorts horrifiques, il n’en résultait qu’un simple effet de pétard mouillé et l’expérience était loin d’être grandiloquente. Il réitère, plus ou moins, le même essai ici, à la différence près qu’il casse son récit au bout d’une heure, chose qu’il n’avait pas faite précédemment. La peur se distille à l’heure de film, nous offrant une dernière demi-heure « survivalesque » assez plaisante. Une fois encore, le cassage de rythme ne sera pas aussi bluffant qu’un The Descent, mais on soulignera l’effort et l’envie d’essayer de ne pas répéter les erreurs passées (dixit En Quarantaine !). Catacombes démontre une certaine maturité grandissante chez son réalisateur. John Erick Dowdle apprend de ses erreurs et tente d’essayer de faire mieux à chaque coup. Et même si l’essai n’est pas transformé ici, Catacombes se place, de loin, et dans toute sa perfectibilité, comme son meilleur film à ce jour.

Il faut bien avouer que son basculement horrifique, dans sa dernière demi-heure, est efficace !

On prend part à l’exploration avec beaucoup d’entrain et même s’il n’aura jamais, on se répète, la verve d’un Neil Marshall pour ce qui est de générer ce malaise claustrophobe chez le spectateur. Catacombes reste une aventure suffisamment plaisante pour en apprécier pleinement ses maigres qualités. Maigres, dans le sens où il n’aura jamais rien de bien nouveau à nous placer sous la dent. En revanche, la bande est suffisamment charismatique, même si stéréotypée, pour faciliter l’identification du spectateur. Chacun ira de son personnage fétiche, à soutenir l’effort de l’un ou de l’autre, à l’aider de s’extirper de ces galeries parisiennes. En vérité, Dowdle essaie de rendre vraisemblables les événements qui arrivent à ses personnages. La peur, l’enfermement et les bruits suspects génèrent des images dans la tête de ces derniers qui voient leur peur la plus profonde remonter à la surface. On se pose alors la question : hystérie collective de masse ou réelle éradication fantastique ? Malheureusement, la réponse sera bien maigre. La faute au format du film qui impose des contraintes étriquées. Alors oui, le found-footage ne coûte pas cher, oui le found-footage permet de filmer plus rapidement une scène, mais non il ne permet pas de conclure la totalité d’un récit. Et arrêter soudainement la caméra au paroxysme de son action ne fait plus de fin marquante depuis…Le Projet Blair Witch ! On soulignera toutefois une ambiance sonore qui gradue la folie ambiante d’une manière crescendo. L’identité donnée aux catacombes transpire la phobie collective : on n’aimerait pas s’y perdre, pour rien au monde ! De bonnes idées en somme, qui rendent Catacombes assez plaisant, sans pour autant nous infliger la raclée horrifique du siècle !

Catacombes se base avant tout sur les peurs psychologiques de ses héros. John Erick Dowdle livre un film puisant ses inspirations dans moult autres chefs d’œuvres, mais qui le fait plutôt bien. La longue durée d’exploration de sa première heure ne flirte pas avec l’ennui, car nous connaissons ses codes. Et il faut bien avouer que son basculement horrifique, dans sa dernière demi-heure, est efficace ! John Erick Dowdle tient le bon bout, nul doute qu’il finira par, enfin, gravir les échelons. On l'espère !

Informations

Détails du Film Catacombes (As Above, So Below)
Origine Etats Unis Signalétique Interdit aux moins de 12 ans
Catégorie Film Genre Horreur - Epouvante
Version Cinéma Durée 93 '
Sortie 20/08/2014 Reprise -
Réalisateur John Erick Dowdle Compositeur Keefus Ciancia
Casting Edwin Hodge - Perdita Weeks - Ben Feldman - François Civil - Ali Marhyar - Cosme Castro - Hamidreza Javdan
Synopsis Un réseau de sous terrains complexe et inextricable émaille sur des kilomètres le sous-sol de Paris : les catacombes, la dernière demeure d'innombrables âmes. Lorsqu’une équipe d’explorateurs s’aventure au cœur d’une partie inconnue de ce labyrinthe d’ossements, ils percent avec effroi le secret de la véritable vocation de cette cité des morts.

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