Critique Housebound

Housebound
Housebound de Gerard Johnstone reste tout de même vraiment faible dans ses procédés. On n’avait clairement pas envie de manger un énième gâteau au goût si familier.

Verdict Note : Maladroit sur de nombreux points. Maladroit sur de nombreux points.

Par Anthony Verschueren

Critique du Film

Présenté lors du festival du PIFFF 2014, Housebound est le premier film du Néo-Zélandais Gerard Johnstone. À la fois scénariste, monteur et réalisateur sur le projet, autant dire de suite que c’est une œuvre personnelle. Kylie est une cambrioleuse à la petite semaine ayant fui le plus tôt possible le cocon familial. Après être arrêtée pour un braquage ayant mal tourné, elle est assignée, sous les ordres du juge d’instruction, à purger sa peine au domicile parental. Équipée d’un bracelet de surveillance, il lui sera impossible de quitter la demeure de sa mère. Ses longues journées d’ennui vont vite être rythmées par d’étranges phénomènes. Et si la maison regorgeait de curieux invités ?

Vendu comme une comédie d’épouvante, Housebound se révélera n’être qu’un pétard mouillé.

Tentant de surfer sur une vague populaire ayant fait la gloire du pays au début des années 90 après qu’un certain Peter Jackson ait démontré aux yeux du monde que le film de genre avait sa place en Nouvelle-Zélande, Gerard Johnstone instaure un climat oppressant à son métrage. Les événements introductifs sont très vite expédiés afin de nous installer au plus vite au sein de cette demeure aux aspects amityvilliens. Vendu comme une comédie d’épouvante, Housebound se révélera n’être qu’un pétard mouillé. À commencer par l’énorme incohérence temporelle qui l’habite. S’il est dit explicitement dans le film que l’histoire se passe en 2013, on a sérieusement l’impression d’être revenu au début des années 2000, pour ne pas dire plus tôt. La décoration pittoresque de la maison aurait eu son charme dans les 90’s (et encore !), les gens regardent encore la télévision sur des postes archaïques, l’héroïne arbore fièrement un Motorola de seconde génération que sa mère prend pour un iPhone (sarcasme ?)…il y a sérieusement un souci de temporalité qui gêne lecture du film. Ce sentiment généré par Housebound nous fait amèrement penser qu’il arrive 10 ans en retard, et le reste de l’intrigue ne fera qu’appuyer cet avis. Tous les éléments clés de l’histoire iront chercher dans ce qu’il s’est fait de mieux (ou pas !) ces dernières années en ratissant large de Paranormal Activity à The Conjuring en passant par Poltergeist, House et autre consorts. Malheureusement, le film de Johnstone n’a clairement pas valeur à être un hommage au genre. Sans cesse à double tranchant entre le paranormal et le vraisemblable, Housebound ne saura jamais nous donner un semblant de frisson. L’idée aurait pu jouer sur le fait qu’il a été vendu comme une comédie également, mais une fois encore, nous n’aurons jamais l’esquisse d’un sourire. Housebound est un film quelconque !

Housebound est un film quelconque !

En dépit du fait qu’il jouit d’une image réellement soignée et d’une bande-son vraiment intéressante, Housebound vire très vite au pathétique emmené par une héroïne poussive et agaçante. On ne s’était pas autant emmerdé dans une maison depuis The House of the Devil de Ti West, c’est dire ! Ceci étant, il faut tout de même avouer que certains effets sanglants font remonter l’intérêt du film ci et là, mais ils restent bien moindres devant autant d’insipidité rythmique. On ne boudera pas, en revanche, un final grand-guignolesque qui, même s’il n’atteint pas des sommets incommensurables, permet de conclure le métrage sur une note plutôt excitante. Johnstone arrive finalement à trouver l’identité adéquate à son métrage et il le fait remarquablement lors de la dernière demi-heure. Une demi-heure parmi laquelle on ressent le potentiel futur qui pourrait émaner de ce jeune réalisateur. On pourra ainsi excuser toutes les maladresses citées ci-dessus en tenant compte du fait qu’il nous livre son premier essai. Malgré tout, Housebound reste tout de même vraiment faible dans ses procédés. On n’avait clairement pas envie de manger un énième gâteau au goût si familier. Cependant il faut bien avouer que la cerise finale avait quelque chose de charmant. Cette dernière belle bouchée laisse présager un bel avenir à son auteur, en tout cas, on a réellement envie de lui accorder une seconde chance. Wait & See !

Informations

Détails du Film Housebound
Origine Nouvelle Zélande Signalétique Interdit aux moins de 12 ans
Catégorie Film Genre Comédie - Horreur - Epouvante
Version Cinéma Durée 106 '
Sortie 19/11/2014 Reprise -
Réalisateur Gerard Johnstone Compositeur Mahuia Bridgman-Cooper
Casting Cameron Rhodes - Ross Harper - Ian Mune - David Van Horn - Bruce Hopkins - Morgana O'Reilly
Synopsis Une cambrioleuse à la petite semaine est assignée au domicile parental pour purger sa peine. Mais cette demeure en apparence tranquille se révèle habitée par un (des ?) curieux invité(s).

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