Critique John Wick

John Wick
John Wick est un film d’action classique aux séquences d’action redoutables et efficaces. David Leitch et Chad Stahelski mettent solidement à profit leurs connaissances tout en ayant parfaitement conscience de leurs faiblesses. On avait commandé...

Verdict Note : Un très bon moment en perspective. Un très bon moment en perspective.

Par Anthony Verschueren

Critique du Film

David Leitch et Chad Stahelski sont deux bonshommes qui ont déjà une certaine bouteille dans le métier. Si John Wick est leur premier long métrage en tant que réalisateur, ils ne sont absolument pas étrangers au monde du septième art. Producteurs, scénaristes, coordinateurs de cascades, réalisateurs de seconde équipe, ils ont bossé sur des projets comme Évasion, Hunger Games : l'Embrasement, Dracula Untold, Hansel & Gretel : Witch Hunters, Very Bad Trip ou encore The Midnight Meat Train. Entourés d’un casting prestigieux parmi lesquels on citera Keanu Reeves, Willem Dafoe, Ian McShane ou encore John Leguizamo, les deux réalisateurs ressuscitent un Reeves quinquagénaire s’inscrivant dans la directe lignée des Denzel Washington et autres Liam Neeson. John Wick vient de perdre sa femme des suites d’une grave maladie. Il ne lui reste plus aucune raison de vivre si ce n’est la petite chienne que lui a léguée sa défunte épouse. Suite à une agression à son domicile orchestrée par le jeune Iosef qui tuera son chien et volera sa voiture, John n’a d’autres choix que de briser une promesse faite à un ancien compagnon de fortune, Viggo. Seulement, Iosef est le fils de Viggo. Viggo est un grand parrain de la mafia russe pour laquelle John bossait en tant que tueur à gages. Viggo met un contrat sur la tête de John qui, lui, est bien décidé à faire payer Iosef. Un chassé-croisé particulièrement violent s’engage alors.

Leitch et Stahelski servent une réalisation claire et concise, sans maniérisme.

Vous l’avez compris, malgré un résumé plutôt long, John Wick n’est clairement pas innovent en matière de scénario (qui rappellera énormément le film Mise à Prix de Joe Carnahan). En revanche, il a le mérite d’assurer le job le plus efficacement du monde. Dépourvu de moult artifices stylistiques, John Wick se targue d’une crédibilité visuelle à toute épreuve. Leitch et Stahelski servent une réalisation claire et concise, sans maniérisme. Le spectre d’Equalizer étant encore frais dans nos têtes, John Wick se place au même niveau. Sans pour autant révolutionner le genre, l’action est terriblement efficace et le rythme est constant. D’autant plus que le passé de coordinateurs de cascades des deux réalisateurs ajoute le gros plus qualitatif du métrage. Les phases d’actions sont d’une justesse imparable. On sent que les deux compères nourrissent une passion sans faille pour leur métier premier et ont, d’autant plus, un vrai œil artistique. Ainsi, peu, voire pas, d’artifice dans la manière de filmer (absence de tremblements et de flous inhérents à pas mal de films du même calibre) pour un effort d’une belle envergure qui vient distraire l’auditoire d’une belle manière.

John Wick est un film d’action classique aux séquences d’action redoutables et efficaces.

Faisant la part belle aux talents des acteurs, John Wick replace Keanu Reeves en tant que dominant légitime paré à concurrencer Liam Neeson dans les futurs actioner du genre. Même s’il possède encore et toujours cette bouille mono-expressive agaçante qui n’offre pas de réelle profondeur à son personnage, on appréciera l’implication physique exceptionnelle du bonhomme. Reeves détonne, renouant avec des rôles avec lesquels il nous avait charmés (et particulièrement Point Break et Matrix). Il faut dire aussi qu’en face de lui, les acteurs s’en donnent à cœur joie. On ressent particulièrement cette sensation globale de la part de tout le monde : ils s’offrent un moment musclé loin du décalage des films de genre en vogue actuellement estampillé Expendables. On renoue ainsi avec les classiques des films d’action des 80’s et 90’s avec panache. On s’amuse également à assimiler les codes précis de cette mafia particulière avec son langage bien à elle dans un univers noir et oppressant. John Wick se construit un monde particulier, où les rues sombres de New York représentent un danger bien plus violent que les hommes qui les côtoient. On pardonnera la facilité de conclusion du récit, mais qui, si on y réfléchit bien, se révèle plutôt maligne. En effet, Leitch et Stahelski concluent leur film au moment où le spectateur est plus que repu du spectacle grandiloquent qu’il a subi pendant un peu plus d’une heure et demie. On évite ainsi soigneusement l’indigestion, car, malgré tout, les deux metteurs en scène semblent parfaitement conscients qu’ils ont encore du chemin à parcourir pour tenter d’arriver à la cheville d’un entertainer comme Antoine Fuqua. Une belle preuve d’intelligence qui nous fait oublier les quelques défauts qui entachent le joli paysage du film.

John Wick est un film d’action classique aux séquences d’action redoutables et efficaces. David Leitch et Chad Stahelski mettent solidement à profit leurs connaissances tout en ayant parfaitement conscience de leurs faiblesses. On avait commandé un parpaing à la testostérone, on a eu un peu plus que cela, et ce n’est pas pour nous déplaire.

Informations

Détails du Film John Wick
Origine Etats Unis Signalétique Interdit aux moins de 12 ans
Catégorie Film Genre Action - Thriller
Version Cinéma Durée 101 '
Sortie 29/10/2014 Reprise -
Réalisateur David Leitch - Chad Stahelski Compositeur Tyler Bates
Casting John Leguizamo - Keanu Reeves - Adrianne Palicki - Jason Isaacs - Bridget Moynahan - Willem Dafoe - Ian McShane - Alfie Allen - Michael Nyqvist
Synopsis Depuis la mort de sa femme bien-aimée, John Wick passe ses journées à retaper sa Ford Mustang de 1969, avec pour seule compagnie sa chienne Daisy. Il mène une vie sans histoire, jusqu’à ce qu’un malfrat sadique nommé Iosef Tarasof remarque sa voiture. John refuse de la lui vendre. Iosef n’acceptant pas qu’on lui résiste, s’introduit chez John avec deux complices pour voler la Mustang, et tuer sauvagement Daisy. John remonte la piste de Iosef jusqu’à New York. Un ancien contact, Aurelio, lui apprend que le malfrat est le fils unique d’un grand patron de la pègre, Viggo Tarasof. La rumeur se répand rapidement dans le milieu : le légendaire tueur cherche Iosef. Viggo met à prix la tête de John : quiconque l’abattra touchera une énorme récompense. John a désormais tous les assassins de New York aux trousses.

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