Critique Magic in the Moonlight

Magic in the Moonlight
En dépit de ses longueurs et ses inévitables répititions, l'auteur rejouant parfois le même cinéma, Magic in the Moonlight est un cru 2014 chaleureux et enjoué. La magie opérera pour certains mais les autres s'ennuiront à suivre un rythme en permanance...

Verdict Note : Moyen. Moyen.

Par Adélaïde Beau

Critique du Film

Magic in the moonlight a été présenté en séance d'ouverture au Festival du Cinéma Américain de Deauville en 2014. Pour ce nouveau film, un an après le sublime Blue Jasmine, Woody Allen pose une seconde fois sa caméra en France. En effet, après Midnight in Paris, le cinéaste s'intéresse de nouveau à l’hexagone des années 20.

Dans Magic in the Moonlight, l'auteur américain met en scène un prestidigitateur, Stanley Crawford, plus connu sous le pseudonyme Wei Ling Soo, célèbre magicien aux apparence de mandarin. Cet Anglais arrogant et grognon se laisse convaincre par son fidèle ami Howard Burkan, de se rendre dans le sud de la France afin de démasquer la jeune et ravissante Sophie Baker, une prétendue médium, qui y séjourne avec sa mère.

L'idée semblait amusante. Très épris, lui-même, des tours de magie, Woody Allen arrivait en terrain connu, s'étant d'ailleurs déjà mis en scène lui-même dans Scoop en tant que magicien.

Le film prend du temps à démarrer ou du moins il met du temps à nous mettre en appétit.

Cependant, le film prend du temps à démarrer ou du moins il met du temps à nous mettre en appétit. Au moment où le long métrage commence à prendre forme et où une vraie exaltation commence, malheureusement il est déjà trop tard... Le spectateur n'est plus franchement intrigué par le dénouement.

Très pressé, Woody Allen n'avait même pas attendu que Blue Jasmine sorte en salle pour commencer à tourner Magic in the moonlight. Même si le talent du cinéaste n'est plus à prouver depuis bien longtemps, il aurait été utile de prendre un peu plus son temps pour trouver un rythme plus juste. En effet, le tempo manque cruellement de rigueur, c'est un fait dangereux pour un film avec autant de dialogues. Il provoque par conséquent un impact ennuyeux. 

Cela reste malgré tout du Woody Allen, tout n'est pas négatif. Plusieurs choses sont d'ailleurs extrêmement positives. L'esthétique visuelle est incroyablement juste. Darius Khondji, directeur de la photographie, s’est inspiré des photos du Français Jacques Henri Lartigue, et a utilisé un objectif cinémascope des années 70, afin de donner au film un grain léger et joyeux. Volonté réussie, accompagnée d'un scénario léger doté d'une touche d'humour, le résultat est malgré tout charmant. Sans oublier les balades touristiques que Woody Allen nous offre. Le sud de la France n'aura jamais été autant mis en valeur cette année.

Les costumes sont également somptueux grâce au travail de la chef costumière, Sonia Grande qui s'est efforcée de dénicher quelques pièces originales à Paris, Londres, Madrid, Rome, Toronto et Los Angeles et d'en recréer à partir de ses exemples si l'original ne convenait pas.

La marque de fabrique Woody Allen est bien présente. Nul doute, il s'inscrit dignement dans son ample et fascinante filmographie. Par le scénario, la réalisation, mais également et surtout la musique, le cinéaste apporte  un peu plus de sa personne. Fan de Jazz, l'américain s’est régalé pour confectionner la bande originale style années 1920, qui regroupe plusieurs grands noms du début du 20ème siècle.

Magic in the Moonlight est un cru 2014 chaleureux et enjoué.

Woody Allen aime les grands acteurs, charismatiques et beaux. Colin Firth ne pouvait que mieux s'intégrer dans son univers, ici reflet un brin mégolame de l'auteur. Le comédien anglais est tout simplement sublime donnant cette chaleureuse impression de porter le film à bout de bras tant son jeu illumine l'écran. Mais que serait un long métrage de Monsieur Allen sans une femme. Dans Magic in the Moonlight, la frêle Emma Stone a ce lourd poids d'être la Woody Allen girl du film. Elle irradie et trouve ici l'un des meilleurs rôles de sa carrière. Pétillante par ses yeux frais et grand ouvert devant les beaux mots du maître, elle forme avec Colin Firth un couple charmant et sympathique.

En dépit de ses longueurs et ses inévitables répititions, l'auteur rejouant parfois le même cinéma, Magic in the Moonlight est un cru 2014 chaleureux et enjoué. La magie opérera pour certains mais les autres s'ennuiront à suivre un rythme en permanance inégal.

Informations

Détails du Film Magic in the Moonlight
Origine Etats Unis Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Comédie - Romance
Version Cinéma Durée 98 '
Sortie 22/10/2014 Reprise -
Réalisateur Woody Allen Compositeur Non Renseigné
Casting Eileen Atkins - Emma Stone - Colin Firth - Marcia Gay Harden - Hamish Linklater - Jacki Weaver - Simon McBurney
Synopsis Le prestidigitateur chinois Wei Ling Soo est le plus célèbre magicien de son époque, mais rares sont ceux à savoir qu’il s’agit en réalité du nom de scène de Stanley Crawford : cet Anglais arrogant et grognon ne supporte pas les soi-disant médiums qui prétendent prédire l’avenir. Se laissant convaincre par son fidèle ami Howard Burkan, Stanley se rend chez les Catledge qui possèdent une somptueuse propriété sur la Côte d’Azur et se fait passer pour un homme d’affaires, du nom de Stanley Taplinger, dans le but de démasquer la jeune et ravissante Sophie Baker, une prétendue médium, qui y séjourne avec sa mère.

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