Critique Evil Dead 3 : l'Armée des Ténèbres (The Evil Dead 3 : Army of Darkness)

Evil Dead 3 : l'Armée des Ténèbres
L’Armée des Ténèbres achève la trilogie de Sam Raimi dans une manière on ne peut plus épique. Offrant un divertissement presque familial, Sam Raimi démontre qu’il est possible d’explorer plusieurs genres à partir d’une base d’épouvante....

Verdict Note : Exceptionnel ! Exceptionnel !

Par Anthony Verschueren

Critique du Film

Après nous avoir laissé avec Ash abandonné aux mains d’une armée de chevaliers, Sam Raimi a été habité par une folie superhéros, bien avant sa trilogie Spider-Man, en nous sortant Darkman en 1990. Bien conscient qu’il était nécessaire pour lui, ainsi que pour les fans, de conclure les aventures de son héros mythique, il s’attèle à la production de l’Armée des Ténèbres en 1992. Ash débarque au Moyen-Âge en l’an 1300. Retenu prisonnier par le roi Arthur, il est annoncé comme le prophète venu délivrer son peuple de la malédiction du Necronomicon. Il devra partir en quête de ce dernier, prenant bien soin de ne pas réveiller l’armée des cadavéreux, afin d’espérer retourner dans son siècle.

Sam Raimi renoue avec sa part enfantine pour l’Armée des Ténèbres.

Sam Raimi explore une nouvelle fois une autre facette dans sa mythologie Evil Dead. Après un premier épisode violent et horrifique, une suite humoristique et gore, il s’attaque à l’épopée chevaleresque sur un ton sous-jacent de divertissement familial. Beaucoup plus léger sur ses séquences-chocs, Sam Raimi s’amuse comme un fou à se faire confronter deux époques que tout oppose. Une fois encore, Bruce Campbell assure le show d’une main (vraiment d’une seule main !) de maître. Donnant encore une fois de sa personne, il se blessera encore plus sur le tournage de ce dernier que pour le deuxième chapitre, ce qui lui vaudra même un aller à l’hôpital en costume de chevalier lui laissant la fameuse cicatrice au menton qu’on lui connaît. Sam Raimi renoue avec sa part enfantine pour l’Armée des Ténèbres. On y verra se côtoyer la magie des films de chevaliers avec des références à des œuvres comme Le Voyage de Gulliver. Une fois encore, la licence de droits ayant été revue par une nouvelle société de production, certains flashback ne collent pas avec ce que nous avions eu dans l’épisode précédent. Qu’à cela ne tienne, cet épisode 3 est véritablement à la hauteur de ses prédécesseurs. Avec un compteur de vannes déglinguées qui fusent à la minute, ce film est probablement encore plus drôle que le second opus. Film de la trilogie le moins apprécié par les fans, il n’en reste pas moins une œuvre tout autant corrosive et intelligente. Intelligente dans le sens où Raimi ne répète pas les gimmicks qui ont fait le succès du deuxième film par ses effusions extraordinaires de sang à foison. Au contraire, il joue de subtilité préférant accentuer le côté cartoon de son histoire à son paroxysme, et la recette fonctionne à merveille.

L’Armée des Ténèbres achève la trilogie de Sam Raimi dans une manière on ne peut plus épique.

On se délecte de voir Ash se battre contre son double démoniaque, casser du squelette en pagaille, créer des bombes artificielles et enseigner l’art du karaté aux paysans et chevaliers. Avec son lot de répliques cinglantes, Ash se place au rang des héros les plus iconiques de sagas horrifique. Pas, ou peu, de concurrents ne lui arriveront à la cheville. Il faut dire que des héros gaffeurs comme pas deux qui dézinguent du cadavre à tout va, on n’en pas vu beaucoup, exception faite de Lionel, le pourvoyeur de zombies dans l’irrévérencieux Braindead de Peter Jackson. Ash est macho, menteur, manipulateur : le parfait antihéros qu’on prend plaisir à suivre. On ressent parfaitement l’idolâtrie qu’a Sam Raimi pour son héros, c’est pour cela qu’il s’empressera de l’isoler du reste du monde, dans une forêt enchantée, afin de nous en faire profiter un maximum. L’Armée des Ténèbres recèle encore plus de répliques cultes que le film précédent. Non seulement, Ash en tient de sacrées, mais les cadavéreux auront vite fait de le concurrencer. La grande bataille finale est une succession de piques lancées entre Ash et ses ennemis, une joute verbale d’une ampleur impressionnante. Un véritable one-man show se place dans le combat entre Ash et Evil Ash, un combat qui vous donnera des crampes d’estomac à se tordre de rire.

L’Armée des Ténèbres achève la trilogie de Sam Raimi dans une manière on ne peut plus épique. Offrant un divertissement presque familial, Sam Raimi démontre qu’il est possible d’explorer plusieurs genres à partir d’une base d’épouvante. Plus qu’une trilogie culte, c’est une leçon d’écriture et de passion qui prouve bien que le cinéma est ce qu’on décide d’en faire et non pas qu’une suite de règles préétablies.

Informations

Détails du Film Evil Dead 3 : l'Armée des Ténèbres (The Evil Dead 3 : Army of Darkness)
Origine Etats Unis Signalétique Interdit aux moins de 12 ans
Catégorie Film Genre Comédie - Horreur - Fantastique
Version Cinéma Durée 86 '
Sortie 05/01/1994 Reprise -
Réalisateur Sam Raimi Compositeur Danny Elfman - Joseph LoDuca
Casting Bridget Fonda - Embeth Davidtz - Bruce Campbell - Marcus Gilbert - Ian Abercrombie - Richard Grove
Synopsis Une tronçonneuse greffée au poignet, un fusil à canon scié dans l'autre main, Ash, le héros des Evil Dead, remonte le cours du temps jusqu'en 1300. Là, il lui faut mettre la main sur le Nécronomicon, grimoire à l'origine de ses malheurs. Sa quête se transforme vite en effarante croisade, qui le mène à affronter une armée de squelettes.

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