Critique Ninja Turtles (Teenage Mutant Ninja Turtles)

Ninja Turtles
Ninja Turtles est un film ancré pertinemment dans son époque, et la curiosité de voir comment Jonathan Liebesman (ou enfin plutôt Michael Bay) va réussir à introduire l’univers particulier des Tortues se fait pressante.

Verdict Note : Intéressant dans son ensemble. Intéressant dans son ensemble.

Par Mathieu Le Berre

Critique du Film

Quelle audace cette envie de sortir une nouvelle aventure des quatre chevaliers d’écaille modernes ! Apparu le 5 mai 1984 dans un comics violent à la cible adolescente, l’univers de ses quatre tortues ninja élevé par Maître Splinter, un rat expert en l’art du combat, s’est allégée au fur et à mesure du succès du comics. À la base unique tome pastichant l’univers de Franck Miller sur Daredevil et Elektra, TMNT a de suite captivé les lecteurs de par son univers sombre représenté par le New York crade des années 80. Il faudra peu de temps pour que le marketing prenne le pas en dérivant le comics en un dessin animé devenu très vite culte pour une génération tout entière. De son générique aux paroles entêtantes aux blagues constantes de Michelangelo, les Tortues Ninja deviennent vite un phénomène pop culture. Alors dans une normalité presque évidente, les Tortues squattent pour la première fois les écrans de cinéma sous l’oeil avisé de Steve Barron en 1990. Réalisateur prometteur venant du clip, l’homme met en scène un film qui bouleversera cette même génération déjà conquise par l’atmosphère fidèlement retranscrite et son humour présent. Le film tournera en boucle au fil des années dans des milliers de magnétoscopes et les Tortues s’affichant comme une marque sur des casquettes, des t-shirts et même en Pizza, leurs aliments favoris.

30 ans après leur création, 5 films live ou animés inégaux et trois séries animées de plus ou moins bonne qualité dont une Live à l’esprit Power Ranger à oublier, les Tortues Ninja reviennent en 2014 dans un nouveau long-métrage live démesuré. Annoncé il y a deux ans sous la houlette de Jonathan Liebesman, yes man du producteur du film Michael Bay, Ninja Turtles laissait perplexe par la volonté d’être un divertissement simple à attirer des milliers de gamin dans les salles. Cette impression de trahison à l’univers entier planait comme un vautour opportuniste sur une proie facile à faire tomber les billets verts chez Paramount. Suite à la critique dithyrambique d’Adé, privilégié avec Alex de la projection presse, il nous fallait de vérifier cela par nous-mêmes, quitte à perdre toutes illusions naïves à un pan de notre enfance loin derrière nous.

Un retour attendu et haletant pour nos quatre chevaliers d'écailles préferés !

Après une introduction explicative angélique comme dans tout bons jeu-vidéo, Ninja Turtles embarque le spectateur dans un New York 2014 chaleureux, ville moderne en tous points, nettoyé de sa saleté délinquante des années 80/90 que l’on percevait dans la 1ere adaptation. Ninja Turtles est un film ancré pertinemment dans son époque, et la curiosité de voir comment Jonathan Liebesman (ou enfin plutôt Michael Bay) va réussir à introduire l’univers particulier des Tortues se fait pressante. Mais à défaut de prendre de la hauteur outre le final grandiloquent, le film s’enfonce dans la nuit, les bas-fonds et les sous-terrains de la ville. La noirceur est là par petite touche, tel le Batman Begins de Christopher Nolan. Bien plus grand public dans le style, on retrouve quatre tortues sur un toit fumant dans la nuit sombre après une attaque éclaire dans le métro. Séquence faisant référence au travail de Steve Barron, l’apparition de ces immenses tortues (1m80 minimum) se fait avec style et immaturité caractérisant parfaitement les héros. Jeunes adolescents en phase de maturation, les Tortues Ninja sont à l’image du dessin animé de 1987 dans la gouaille et le caractère. Stylisés sous des apparats « Gangsta-Style  », ils ont tout pour faire chavirer les bambins de notre époque, loin de paraître ringard par cette image lisse de l’époque. Les bandeaux sont abîmés, tout comme la carapace de Raphael, reflet de multiples combats et d’une hésitation encore palpable. Michelangelo sera toujours le comique de la bande, le plus immature, ce bout en train rigolard dont chaque punchlines rebondira dans notre subconscient, notre rire se sentant seul dans une salle loin d’être apprivoisé par des années de passion pour le personnage. Donatello, légèrement surcharger en tant que geek (production Nickelodeon oblige!), est l’intello et se transforme comme dit en un informaticien et inventeur hors pair, dont le duo exclusif formé avec Mickey rendra hilare plus d’un. Reste alors le chef, Leonardo, courageux, mais lisse, pierre angulaire de l’équipe, fidèle sergent de Splinter qui se voit dans cette version moderne sublimé pour un combat dantesque contre Schredder en fin du 1er acte. Fluide et beau, on espérait point voir ce vieux rat un jour comme cela, Ninja Turtles exauçant le vœu de le voir se battre pour protéger ses fils. Car Ninja Turtles, comme une bonne aventure des Tortues Ninja qui se respecte, fait appel à cet amour familial (voir l’émouvant discours de Raphael à la fin), cette belle solidarité de quatre tortues mutantes prête à tout pour les siens.

Spectacle démesuré immergeant le spectateur par une 3D splendide, Ninja Turtles est ce divertissement parfait pour toute la famille.

Mais que vaut le film lui-même finalement ? Au fond, Ninja Turtles reprend les bases mythiques des aventures des chevaliers d’écaille les ancrant dans une réalité et une modernité juste. Loin d’être ce déferlement commercial bête et méchant pour tout enfant, le long-métrage de Jonathan Liebesman est une production respectable et respectueuse emmenant les Tortues dans une aventure haletante, parfois grandiloquente. On n’oubliera pas cette séquence en montagne (russe), où tels des Nathan Drake, les Tortues déferleront sur leurs carapaces essayant de sauver April O’Neil et Vernon prit dans un camion avec, à leur trousse, les « Foots  ». Spectacle démesuré immergeant le spectateur par une 3D splendide, Ninja Turtles est ce divertissement parfait pour toute la famille au chaud dans ce début d’hiver dans une salle de cinéma. Pour les fans, il sera cette retrouvaille bienséante, agréable et fun aux petites touches référentielles bienvenues. À noter une séquence de Haschi, punition diabolique de Splinter pour ces 4 fils, hilarante et succulente. On en redemanderait presque. Vivement la suite des aventures ! Cowabunga !!

Informations

Détails du Film Ninja Turtles (Teenage Mutant Ninja Turtles)
Origine Etats Unis Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Action
Version Cinéma Durée 100 '
Sortie 15/10/2014 Reprise -
Réalisateur Jonathan Liebesman Compositeur Brian Tyler
Casting William Fichtner - Megan Fox - Will Arnett - Alan Ritchson - Noel Fisher - Pete Ploszek - Jeremy Howard
Synopsis Tenez-vous prêts : quatre héros de légende vont bientôt faire parler d’eux à New York… Leonardo, le leader, Michelangelo, le beau gosse, Raphael, le rebelle et Donatello, le cerveau, vont tout faire pour défendre la ville de New York, prise entre les griffes de Shredder. Entre deux dégustations de pizzas (sans anchois, bien sûr) et un entraînement intense aux arts martiaux, prodigué par leur maître Splinter, ils vont accomplir leur destin, aidés par la courageuse reporter, April O’Neil.

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