Critique Ted

Ted
Ted ou le film improbable, que l'on attend depuis des lustres. Vulgaire à souhait, on doit ce grand plaisir de cette rentrée 2012 à Seth MacFarlane, auteur de dessins animés comme les Griffin ou The Cleveland Show, deux séries venu embêter sérieusement...

Verdict Note : Un très bon moment en perspective. Un très bon moment en perspective.

Par Mathieu Le Berre

Critique du Film

Petit ourson attachant et fidèle, TED est un ours en peluche idéal pour tous les enfants souhaitant un ami pour la vie. Le seul problème est que la peluche est vivante, boit, fume et rote en prononçant les pires injures inimaginables.

Ted ou le film improbable, que l'on attend depuis des lustres. Vulgaire à souhait, on doit ce grand plaisir de cette rentrée 2012 à Seth MacFarlane, auteur de dessins animés comme les Griffin ou The Cleveland Show, deux séries venu embêter sérieusement sur les plates bandes des Simpsons.

Passant pour la toute première fois derrière la caméra (et on espère pas la dernière!), Macfarlane réussit le tour de force de mener un bien un tel projet qu'est TED, totalement impertinent et anti-conformiste.

Commençant comme un beau conte de fée, digne des meilleurs films de notre enfance (Big avec Tom Hanks), Ted s'échappe pour devenir une comédie s'adressant exclusivement au trentenaire et plus, référençant son film par une attitude geek bien trouvée et rafraîchissante. Tout en évitant les poncifs du genre, il s'appuie sur des points cruciaux qui font que chaque geek élevé à la sauce années 80-90 en terme de cinéma s'y retrouve et peut irrémédiablement s'identifier aux personnages.

Quand la geekattitude est mise sur le tapis dans un film, le thème de la maturité chez l'homme n'est jamais vraiment loin. Gros point dans la comédie actuelle aux États Unis, la base de l'histoire réside dans le choix que doit faire le personnage de Mark Wahlberg, entre grandir et fonder une famille avec sa petite amie qu'est rien d'autre que Mila Kunis (le choix devrait être vite fait!) ou garder cette forte amitié qu'il a lié depuis sa tendre enfance avec son ourson fumeur de joint. Car oui, comme d'habitude sa chère et tendre lui lance un ultimatum pour faire un choix.

Des plus classique dans sa structure narrative, Ted se démarque grâce en grande partie à son ton dévergondé et les péripéties de son personnage principale. Et ça ne trompe pas, dés que l'ours en peluche est dans les parages, c'est l'hilarité garantie avec des dialogues savoureux et impertinent, le tout accompagné d'une attitude vulgaire. Pour une fois que la bande annonce en montre moins et ne triche pas avec la marchandise, il faut bien en profiter un maximum !

Malgré une deuxième partie qui s'enferme dans une facilité aveuglante, petit raccourci scénaristique pour conclure une histoire, qui, on l'avouera, ne savait pas trop où elle allait, les aventures de Ted sont plutôt propice à un véritable one man show du héros en CGI.

Sorte de cousin de Chucky (sans le côté psychopathe bien sûr!) et de Alf (cité dans le film comme référence), Ted est le pur délire d'un auteur en roue libre, éclaboussant de son impertinence un milieu et un genre qui en avait grandement besoin, et qui nous fait, geek et spectateurs, prendre un pied d'enfer pendant 2h de film. Vivement la suite.

 

Informations

Détails du Film Ted
Origine Etats Unis Signalétique Sensibilité Spectateurs
Catégorie Film Genre Comédie
Version Cinéma Durée 106 '
Sortie 10/10/2012 Reprise -
Réalisateur Seth MacFarlane Compositeur Walter Murphy
Casting Giovanni Ribisi - Mila Kunis - Joey Starr - Mark Wahlberg - Joel McHale
Synopsis À 8 ans, le petit John Bennett fit le voeu que son ours en peluche de Noël s’anime et devienne son meilleur ami pour la vie, et il vit son voeu exaucé. Presque 30 ans plus tard, l’histoire n’a plus vraiment les allures d’un conte de Noël. L’omniprésence de Ted aux côtés de John pèse lourdement sur sa relation amoureuse avec Lori. Bien que patiente, Lori voit en cette amitié exclusive, consistant principalement à boire des bières et fumer de l’herbe devant des programmes télé plus ringards les uns que les autres, un handicap pour John qui le confine à l’enfance, l’empêche de réussir professionnellement et de réellement s’investir dans leur couple. Déchiré entre son amour pour Lori et sa loyauté envers Ted, John lutte pour devenir enfin un homme, un vrai !

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