Critique L'Homme Qu'On Aimait Trop

L'Homme Qu'On Aimait Trop
L'homme qu'on aimait trop est bon film avec un rythme prenant et des acteurs très talentueux cependant le choix de la fin reste un bémol pour en faire un très bon film.

Verdict Note : Intéressant dans son ensemble. Intéressant dans son ensemble.

Par Adélaïde Beau

Critique du Film

Pour son 20 ème long-métrage, André Téchiné revient avec une histoire qui aura marquée les esprits dans les pages de faits divers. Ce n'est cependant pas la première fois que le cinéaste s'essaye à cette exercice, il l'avait déjà fait pour la fille du RER sorti en 2009 avec Emilie Dequenne dans le rôle titre. Ce film présenté dans la catégorie « Hors Compétition » au Festival de Cannes en 2014 raconte l'affaire dite «  Le Roux » qui est encore aujourd'hui une énigme judiciaire. L'enquête sur la disparition en 1977 d'Agnès Le Roux, héritière du Palais de la Méditerranée, met en cause son amant de l'époque, l'ex-avocat niçois Jean-Maurice Agnelet.

Pour la septième fois de sa carrière le réalisateur dirige une grande Catherine Deneuve, très efficace dans le rôle à double casquette de buissness woman et mère inquiète. Cette dernière donne la réplique à l'excellente Adèle Haenel, qui nous prouve que son César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Suzanne n'était qu'un début. Elle est époustouflante sous les traits d'Agnès Le Roux. Son travail pour ce rôle a été quelque peu différent comme l'explique l'actrice. Effectivement, elle a du se documenter sur l'histoire mais également sur la personnalité D'Agnès Le Roux afin de pouvoir donner une prestation des plus crédibles. Nous retrouvons également Guillaume Canet dans le rôle de l'amant pas net, celui-ci tient jusqu'alors l'un de ses plus beaux rôles. Divisé pour mieux régner tel est le mot d'ordre de ce personnage jamais clair, toujours à la limite de l'opportunisme.

Le casting de ce trio infernal mérite un 10/10 pour leur talent omniprésent dans l'homme qu'on aimait trop

Le casting de ce trio infernal mérite un 10/10 pour leur talent omniprésent dans l'homme qu'on aimait trop. Ce titre vous semblera probablement familier, cet intitulé est en effet volontaire car André Téchiné fait tout simplement référence au thriller L'homme qui en savait trop d’Alfred Hitchcock. La proposition du cinéaste dans ce film est très juste, il ne s’engage pas et laisse le spectateur face à sa conscience. Un fait voulu par André Téchiné qui, pour le scénario, s'est associé au frère d'Agnès Le Roux en s'inspirant des mémoires de la mère de cette dernière. Il ne fait jamais le procès de qui que ce soit et ne fait qu'informer de la personnalité et des actes des uns et des autres, il laisse toujours planer le doute car tout comme son procès, la vérité inconnue est peut être ailleurs. L'enquête n'est finalement peut être qu'un prétexte dans certaines situations, le réalisateur a en effet choisi de montrer la puissance de l'amour dans ce film, la dépendance et les dégâts que celui-ci peut causer. Le bémol reste la fin. En effet, une fois de plus nous avons le droit aux grotesques maquillages dont les acteurs sont victimes afin de vieillir les personnages. L'ensemble étant déjà bon, il est dommage d'avoir été jusque là.

Informations

Détails du Film L'Homme Qu'On Aimait Trop
Origine France Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Drame
Version Cinéma Durée 116 '
Sortie 16/07/2014 Reprise -
Réalisateur André Téchine Compositeur Benjamin Biolay
Casting Catherine Deneuve - Guillaume Canet - Adèle Haenel
Synopsis 1976. Après l’échec de son mariage, Agnès Le Roux rentre d’Afrique et retrouve sa mère, Renée, propriétaire du casino Le Palais de la Méditerranée à Nice. La jeune femme tombe amoureuse de l’homme de confiance de Renée, Maurice Agnelet, un avocat de dix ans son aîné. Maurice a d’autres liaisons. Agnès l’aime à la folie. Actionnaire du Palais de la Méditerranée, Agnès veut vendre sa part de l’héritage familial pour voler de ses propres ailes. Une partie truquée siphonne les caisses de la salle de jeux. On menace Renée. Derrière ces manœuvres guerrières plane l’ombre de la mafia et de Fratoni le patron du casino concurrent qui veut prendre le contrôle du Palais de la Méditerranée. Tombé en disgrâce auprès de Renée, Maurice met en relation Agnès avec Fratoni qui lui offre trois millions de francs pour qu’elle vote contre sa mère. Agnès accepte le marché. Renée perd le contrôle du casino. Agnès supporte mal sa propre trahison. Maurice s’éloigne. Après une tentative de suicide, la jeune femme disparaît à la Toussaint 1977. On ne retrouvera jamais son corps. Trente ans après, Maurice Agnelet demeure l’éternel suspect de ce crime sans preuve ni cadavre. Convaincue de sa culpabilité, Renée se bat pour qu’il soit condamné.

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