Critique Le Temps des Vautours (10 000 dollari per un massacro)

Le Temps des Vautours
Un an à peine après les premiers exploits crépusculaires du cowboy solitaire sous la houlette de Sergio Corbucci, le producteur Luciano Martino sent bon le filon d’une saga en or.

Verdict Note : Maladroit sur de nombreux points. Maladroit sur de nombreux points.

Par Mathieu Le Berre

Critique du Film

Le Temps des Vautours désarçonne dès les premières secondes de son introduction. De par l’amorce d’une mouette chantante, le long-métrage s’ouvre sur une plage où le héros, les pieds en éventail, discute avec un homme fraîchement mort. De par cette ouverture loin d’être conventionnel pour le genre, le réalisateur Romolo Guerrieri prend le risque d’une certaine impertinence et d’une ironie salvatrice d’un milieu se mordant souvent la queue. Mais il n’en sera rien. Ou presque, une autre séquence du Temps des Vautours viendra mettre un peu de sable dans la machine. Après le massacre d’une diligence remplie d’or, le héros verra sa bien-aimée morte. C’est alors qu’une larme coulera le long de sa joue.

Ce héros est Django qui voit dans Le Temps des Vautours sa deuxième aventure, sous les traits du blond Gianni Garko. Un an à peine après les premiers exploits crépusculaires du cowboy solitaire sous la houlette de Sergio Corbucci, le producteur Luciano Martino sent bon le filon d’une saga en or. Il ne se trompera pas, Django restant encore maintenant un des grands noms du western. La preuve en est avec cette renaissance sous l’oeil avisé de Quentin Tarantino, fan de la première heure, et qui apparaissait dans la version de Takashi Miike et son Sukiyaki Western Django.

Un western sec et sans fioriture.

Un an à peine après le Django de Corbucci débarque ce Temps des Vautours, séquelle finalement classique, mais juste dans une déclinaison d’un western sec et sans fioriture. Django ne sera jamais ce héros espéré, sorte de bel étalon, sauveur de la veuve et l’orphelin sous l’esbroufe d’une panoplie sombre. Loin de ce postulat, Django dans Le Temps des Vautours sera le parfait anti-héros, navigant au gré des affichettes de mise à prix au fort potentiel. L’homme n’aspirant qu’à l’argent, il commencera la traque de Manuel contre une forte somme venant d’un père bandit dont sa fille a été enlevée. Mais dans son deuxième acte, Django s’alliera avec Manuel pour l’attaque et l’appât d’une diligence d’or. C’est alors que le mal frappera et entraînera Django dans une vendetta rédemptrice de l’assassinat de sa bien-aimée.

Classique, mais rythmé, Le Temps des Vautours ne sera qu’une simple suite reprenant le fond de l’original de Corbucci, à savoir un personnage charismatique et une ambiance crépusculaire. Romolo Guerrieri laissera éclater toute sa verve dans un final puissant mettant enfin Claudio Camaso et Gianni Garko face à face. Comme dans tous bons westerns respectueux, le mal sera réparé, en partie, Django dans un couché de soleil doux et majestueux reprendra la route seul pour de nouvelles aventures sous d’autres traits d’acteurs plus ou moins faits pour le rôle.

Informations

Détails du Film Le Temps des Vautours (10 000 dollari per un massacro)
Origine Italie Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Western
Version Originale Durée 93 '
Sortie 03/03/1967 Reprise 04/03/2014
Réalisateur Romolo Guerrieri Compositeur Nora Orlandi
Casting Gianni Garko - Fernando Sancho - Claudio Camaso - Loredana Nusciak
Synopsis Manuel (Claudio Camaso), un bandit mexicain évadé de prison, enlève la jolie Dolorès pour demander une rançon. Son père demande alors à Django (Gianni Garko), le redoutable chasseur de primes, de ramener sa fille. Ne reculant jamais devant un bon pactole, Django accepte, et se met aussitôt en chasse. Mais sa mission va prendre une tournure quelque peu inattendue.

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