Critique American Nightmare 2 : Anarchy (The Purge: Anarchy)

American Nightmare 2 : Anarchy
American Nightmare: Anarchy arrive un an pile après la sortie de l’opus 1. Se gargarisant du succès du premier film, James DeMonaco voit les choses en grand bénéficiant d’un budget plus large. C’est ainsi que l’histoire s’infiltre dans les...

Verdict Note : Intéressant dans son ensemble. Intéressant dans son ensemble.

Par Mathieu Le Berre

Critique du Film

Il y a un an à peine débarquait sur nos écrans un petit film d’horreur d’anticipation. Basé sur une idée conceptuelle où dans un futur proche pour éradiquer à l’année toute forme de violence, une nuit est décrétée comme celle de la Purge par le parti en place. Ainsi une fois par an, chaque être américain sera habilité à un nettoyage sous forme violente de meurtres.

American Nightmare se concentrait alors sur une famille bourgeoise dont le mari est vendeur de systèmes de sécurité high-tech censé protéger lors de ses nuits d’exterminations. Construit sous forme de home-invasion très Carpenterien, dans la lignée d’un Assaut ou The Stranger, The Purge en VO était plus une idée pertinente qu’un film prenant. Production Blumhouse oblige, le long-métrage était un petit budget au concept vendeur et inépuisable. Le film, en dépit d’une fuite rapide sur le net, rapporta 89,3 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de départ de 3 millions. Il en fallait peu pour qu’une suite soit mise immédiatement en chantier.

American Nightmare : Anarchy arrive un an pile après la sortie de l’opus 1. Se gargarisant du succès du premier film, James DeMonaco voit les choses en grand bénéficiant d’un budget plus large. C’est ainsi que l’histoire s’infiltre dans les veines rurales d’un Los Angeles chaud et menaçant. À l’ombre de ses nombreux buildings, les actions les plus innommables vont se dérouler sous nos yeux. À travers cette anarchie, le film suit le parcours malheureux d’un jeune couple en crise qui, tombé en panne à quelques minutes de la Purge, va essayer de survivre à une nuit entière de massacre. Introduis de façon chorale où plusieurs personnages disparates vont se caractériser, ils rejoindront le couple pour former un groupe de survie arpentant la nuit en quête d’un abri.

James DeMonaco laisse enfin éclater toute sa rage !

Grâce à American Nightmare : Anarchy, James DeMonaco donne enfin toute la mesure violente de son idée originale. Enfin, nous sommes confrontés à l’âpreté de cette nuit fantasmagorique pour certains, tétanisante et traumatisante pour d’autres. À travers ce nouveau film, James DeMonaco n’invente rien en terme narratif; au contraire, pour mieux ancrer son film dans une urbanité râpeuse, il va se baser sur des références solides pour caractériser ses personnages et permettre à son film de prendre toute la dimension souhaitée.

Car comme pour toutes séries B en quête de reconnaissance au mépris d’un budget restreint, The Purge 2 va se nourrir de tout un héritage référentiel d’une culture pop tant au niveau du cinéma qu’en terme de comics books. Véritable film de survie urbain, American Nightmare 2 prend racine dans le cinéma brut de Walter Hill. Dans ce parcours viscéral, James DeMonaco fera de son petit groupe de véritables Warriors dont le seul objectif sera de rester en vie. Comme dans le film du maître du cinéma d’action des 70-80's, ils devront traverser cette fois-ci Los Angeles jalonnant des territoires aux mains de bandes armées en quête de chairs fraîches. On y retrouvera ces tribus tribales à l’identité marquée sur leurs peaux où les masques, la peinture, les tatouages, les armes ou véhicules divers et variés seront l’incarnation d’une menace sombre et d’une peur cauchemardesque. C’est alors qu’à travers ce périple cauchemaresque, une figure héroïque viendra encadrer ce périple. James DeMonaco, dans le souci du détail d’une image iconique, adjoindra un chevalier noir, protecteur malgré lui, à la recherche d’une vengeance salvatrice. Frank Grillo sera ce justicier proche d’un Punisher trouvant enfin grâce au haut de l’affiche promis depuis tant de temps. L’acteur fait preuve d’un charisme propice à un film finissant inéluctablement à se reposer entièrement sur ses épaules.

Prenant racine dans des références pertinentes, American Nightmare : Anarchy est enfin le film brut et violent souhaité dès le départ.

En dépit de soigner sa forme, James DeMonaco n’en oublie pas forcément le fond. Après avoir légèrement introduit ses idées dans American Nightmare – se résumant finalement à n’être qu’un premier chapitre — l’auteur laisse exploser toute sa rage dans un troisième et dernier acte furieux. Conscient de la limite primaire de son idée de base, le réalisateur la conjugue à un sous-texte social de circonstance. Dans la veine démocrate d’un Eli Roth et ses Hostel, James DeMonaco dénonce cette peur républicaine, adage d’années totalitaire sous l’ère Bush. Il démontre à travers American Nightmare l’anarchie propre à une propension de ce pouvoir autoritaire pouvant faire foi dans le futur si la mobilisation du peuple n’est pas immédiate. Les beaux jours de l’ère Obama n’éviteront pas forcément les promesses de sécurité et de calme suite à des événements malheureusement calculés.

Informations

Détails du Film American Nightmare 2 : Anarchy (The Purge: Anarchy)
Origine Etats Unis Signalétique Interdit aux moins de 12 ans
Catégorie Film Genre Horreur - Epouvante - Suspens
Version Cinéma Durée 100 '
Sortie 23/07/2014 Reprise -
Réalisateur James DeMonaco Compositeur Nathan Whitehead
Casting Kiele Sanchez - Frank Grillo - Carmen Ejogo - Zach Gilford - Michael K. Williams - Zoe Soul
Synopsis Alors que la "Purge" annuelle est sur le point de commencer, un jeune couple subit une panne de voiture. Ils vont tenter par tous les moyens de survivre au chaos.

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