Critique La Vénus A La Fourrure

La Vénus A La Fourrure
La Vénus à la Fourrure possède deux acteurs de grand talent, un scénario très bien cousu et un bien beau chef d’orchestre, en la personne de Roman Polanski, pour manier le contenu. Le résultat est très bon que cela soit pour les amateurs de théâtre...

Verdict Note : Un très bon moment en perspective. Un très bon moment en perspective.

Par Adélaïde Beau

Critique du Film

Pour sa nouvelle réalisation, Roman Polanski est venu présenté son film en compétition au festival de Cannes 2013. Ce dernier, reparti bredouille, aurait pourtant mérité un ou deux prix, au moins pour ses acteurs stupéfiants. La Vénus à la Fourrure a été inspirée d'une pièce de théâtre américaine par le cinéaste et a ensuite été jouée à Broadway en 2011. L'origine exacte de cette histoire est en réalité un roman écrit en 1870 par l'autrichien Leopold Von Sacher-Masoch, un ouvrage qui sera plus tard appelé Masochisme. Le récit aborde en effet ce thème provocateur en mettant en scène, à huis clos, deux personnages. Le premier est Thomas, un metteur en scène peu aimable et pressé de trouver sa nouvelle comédienne. En face de lui Vanda, jeune femme vulgaire, sans intérêt à première vue . Elle va s'imposer pour pouvoir passer l'audition et montrer ses vraies qualités d'actrices sous les yeux éblouis de Thomas.

Roman Polanski arrive à la perfection à diriger ses acteurs. Il tourne ses caméras d'une manière qui tiendra les spectateurs en haleine.

Pour leur quatrième collaboration, Roman Polanski offre à sa femme, Emmanuelle Seigner un rôle majestueux pour sa complexité. Il lui donne l’opportunité de montrer plusieurs palettes d'émotions, un rêve pour une actrice. Emmanuelle Seigner relève le défi haut la main. Elle arrive à jongler entre la vulgarité de son personnage, son charme, sa classe et ses parts d'ombre. En face d'elle, un Mathieu Almaric dont la justesse ne nous étonne moins. En effet, il est connu pour être un enfant du théâtre et ce huis clos lui donne la possibilité de retourner dans cet espace qu'il connaît par cœur. Initialement prévu pour Louis Garrel, le rôle est finalement revenu à Mathieu Almaric pour des raisons d'emploi du temps, un second choix qui s'avère donc être plus que judicieux. Ce duo a la lourde tâche de tenir un film de 1h30 sur leurs épaules. Les plus informés pourront confirmer à quel point il est difficile de capter l'attention d'un spectateur pour un film sorti d'une pièce de théâtre. Une fois les acteurs d’exceptions validés, les yeux étaient braqués ensuite sur le réalisateur. Allait-il savoir être original ? Apporter la touche qui ferait la différence ? Et là encore tout comme Carnage, son dernier film à huis clos, Roman Polanski arrive, à la perfection, à diriger ses acteurs. Il tourne ses caméras d'une manière qui tiendra les spectateurs en haleine. L'écriture y est pour beaucoup également. Sans ce scénario qui tient le fil tout le long, il aurait été difficile pour le cinéaste de faire un film de cette qualité.

La Vénus à la Fourrure possède deux acteurs de grand talent, un scénario très bien cousu et un bien beau chef d’orchestre, en la personne de Roman Polanski, pour manier le contenu. Le résultat est très bon que cela soit pour les amateurs de théâtre ou les autres.

Informations

Détails du Film La Vénus A La Fourrure
Origine France Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Drame
Version Cinéma Durée 96 '
Sortie 13/11/2013 Reprise -
Réalisateur Roman Polanski Compositeur Alexandre Desplat
Casting Emmanuelle Seigner - Mathieu Amalric
Synopsis Seul dans un théâtre parisien après une journée passée à auditionner des comédiennes pour la pièce qu’il s’apprête à mettre en scène, Thomas se lamente au téléphone sur la piètre performance des candidates. Pas une n’a l’envergure requise pour tenir le rôle principal et il se prépare à partir lorsque Vanda surgit, véritable tourbillon d’énergie aussi débridée que délurée. Vanda incarne tout ce que Thomas déteste. Elle est vulgaire, écervelée, et ne reculerait devant rien pour obtenir le rôle. Mais un peu contraint et forcé, Thomas la laisse tenter sa chance et c’est avec stupéfaction qu’il voit Vanda se métamorphoser. Non seulement elle s’est procuré des accessoires et des costumes, mais elle comprend parfaitement le personnage (dont elle porte par ailleurs le prénom) et connaît toutes les répliques par cœur. Alors que l’« audition » se prolonge et redouble d’intensité, l’attraction de Thomas se mue en obsession.

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