Critique Satanik

Satanik
Satanik est avant tout Marnie Bannister, une vieille femme défigurée se rendant chez un scientifique, inventeur d’un procédé pouvant rajeunir la peau. N’ayant expérimenté son produit que sur des animaux, celui-ci refuse de traiter la dame comme...

Verdict Note : A louper sans aucun regret. A louper sans aucun regret.

Par Mathieu Le Berre

Critique du Film

Artus Films ouvre de la plus charmante des façons sa collection CinéFumetti. Pan d’un cinéma italien méconnu du grand public, outre peut-être le Diabolik de Mario Bava, la société d’édition française sort, avant Superargo et Kriminal, Satanik, ange démoniaque qui a pour seul but de faire capituler tous bons hommes et prendre leurs biens.

Satanik est avant tout Marnie Bannister, une vieille femme défigurée se rendant chez un scientifique, inventeur d’un procédé pouvant rajeunir la peau. N’ayant expérimenté son produit que sur des animaux, celui-ci refuse de traiter la dame comme un cobaye. Elle élimine alors le professeur et s’injecte elle-même le liquide miracle, mais bien plus qu’il n’en fallait. Elle devient aussitôt une jeune et jolie femme, prête à prendre sa revanche sur son passé.

Le terme Fumetti en italien se traduit par petite fumée. C’est un mot donné à la bande dessinée italienne qui fit ses grandes heures au cours des années 60. Ces BD se déclinent le plus souvent en fascicules de kiosques et ont vu naître des personnages tels que Tex Willer, Diabolik, Blek le roc, Alan Ford, Zagor, Capt'ain Swing ou Kriminal. Ces personnages sont pour la plupart des antihéros, ou plus communément des cerveaux diaboliques, dont le seul but est le vol et/ou la possession du monde. Très populaire de l’autre côté des Alpes, ces personnages masqués amusaient le peuple sous forme sérialesque après les déboires de la Seconde Guerre mondiale. Au début des années 60 et avec l’arrivée des premières aventures de James Bond ou même de Fantômas en France, l’Italie, comme à son habitude, a souhaitée répondre par des personnages proches. C’est alors que les Diabolik ou Kriminal ont envahi les écrans.

Pour un film d’aventure au but dépaysant et trépidant, le résultat n’est qu’une accumulation de frustration. Même la figure masquée promise en jaquette ne sera qu’un piètre numéro de strip-tease léger.

Légèrement aseptisés pour le cinéma, ces personnages sadiques ont donné lieu à des caractères moins trempés où seul le vol des riches était bien vu. Fini les meurtres et autres tortures machiavéliques entre-aperçus dans certaines cases. Artus Films, pour nous replonger dans cette courte, mais intéressante période cinématographique, décide de commencer par la fin. Car Satanik est le dernier film produit à partir d’un personnage tiré des Fumetti. Lors de la sortie du film, le genre a lassé le spectateur et ne rapporte plus un franc succès lors des sorties hebdomadaires. Satanik est une dérivation de Dr Jekyll et Mr Hyde. Sous les traits de Marnie Bannister, cette vieille femme va se transformer en pulpeuse voleuse. Maria Konopka incarne cette sexy anti-héroïne. Malheureusement pour cette mannequin reconvertie en actrice, le film n’est pas une franche réussite. Malgré une introduction sombre où sous la pluie tumultueuse, la vieille femme arrive au laboratoire puis se transforme dans une séquence fort bien montée, le reste du film ne sera qu’un enchevêtrement d’intérieurs où les acteurs, plutôt bons, s’échangeront d’éternelles badineries. Pour un film d’aventure au but dépaysant et trépidant, le résultat n’est qu’une accumulation de frustration. Même la figure masquée promise en jaquette ne sera qu’un piètre numéro de strip-tease léger.

Car le vrai masque de ce personnage voluptueux est la beauté reflétante et trompeuse d’un personnage mauvais et moche à l’intérieur. Dans l’exact système que Jekyll & Hyde, elle s’amusera à tromper son monde en prenant multiples identités sous couverture de quelques pastiches et de sa beauté indéfectible. Car finalement le seul attrait plausible du long-métrage sera les courbes avantageuses de Maria Konopka. Piètre actrice, mais beau brin de fille, elle captivera l’homme par ses grands yeux clairs, en dépit de quelques maquillages approximatifs.

Satanik de Piero Vivarelli n’est donc qu’un simple amuse-bouche pour la suite de la collection promettant le fameux Superargo contre Diabolikus et les deux films autour de Kriminal. Des longs-métrages qui nous tardent de découvrir et de vous partager dans d’éternelles éditions DVD complètes et pertinentes.

Informations

Détails du Film Satanik
Origine Italie Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Aventure
Version Originale Durée 81 '
Sortie 01/04/2014 Reprise -
Réalisateur Piero Vivarelli Compositeur Manuel Parada
Casting Magda Konopka - Umberto Raho - Julio Pena - Luigi Montini - Armando Calvo
Synopsis Marnie Bannister, une vielle femme défigurée se rend chez un scientifique, inventeur d’un procédé pouvant rajeunir la peau. N’ayant expérimenté son produit que sur des animaux, celui-ci refuse de traiter la dame comme un cobaye. Elle élimine alors le professeur et s’injecte elle-même le liquide miracle, mais bien plus qu’il n’en fallait. Elle devient aussitôt une jeune et jolie femme, prête à prendre sa revanche sur son passé. Elle devient Satanik !

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