Critique Haut perchés

Haut perchés
Une comédie grinçante sur le thème de la manipulation amoureuse qui manque de convaincre par son manque de rythme et d'audace scénaristique.

Verdict Note : Moyen. Moyen.

Par Sébastien LAMOTHE

Critique du Film

Quatre hommes et une femme sont réunis dans l'appartement de l'un d'entre eux situé au 27ème étage d'une tour d'immeuble. Ils ont pour point commun d'avoir chacun vécu une relation amoureuse et/ou sentimentale avec le même homme. Ils vont devoir l'affronter et régler leurs comptes avec lui chacun à leur tour au cours de cette soirée dans la chambre où il reste reclus.

L'artificialité de la mise en scène, soulignée par un éclairage aux couleurs pastels de discothèque nous éloigne encore un peu plus d'un réel où l'action réduite à ses gestes les plus anodins [...] disparaît sous les dialogues qui la recouvrent

Le titre renvoie aussi bien à la situation spatiale que psychologique de personnages au caractère quelque peu loufoque, comme lorsqu'on dit de quelqu'un d'un peu excentrique qu'il est "perché". Le film est un huis clos fortement théâtralisé aux textes très écrits et au jeu parfois/souvent trop apprêté. Chacun des personnages y expose à tour de rôle ses griefs ainsi que ses fantasmes les plus secrets. Car l'homme manipulateur ou du moins décrit comme tel par tous les autres, enfermé dans une chambre, n'apparaît jamais à l'écran, le lieu unique de l'action restant d'ailleurs le salon de l'appartement étendu au balcon qui le jouxte – resserrement de l'action qui ne parvient cependant pas à créer l'intensité voulue, faute de rebondissements ou de péripéties liées à une intrigue à l'encéphalogramme plat. Car il n'est qu'un miroir ou plus exactement le reflet de la psyché de tous les autres et à ce titre ne joue qu'un rôle passif dans l'action. A leur tour, les autres personnages prêtent leur reflet à chacun de ceux à qui ils confient leur histoire – gros plans présumés laisser transparaître les émotions ressenties par chacun d'entre eux. C'est ainsi que le film dresse le portrait d'une société en quête d'un amour absolu en proie au doute. Nous n'arrivons cependant pas à nous attacher à eux. Personnages plus conceptuels qu'autre chose dont la personnalité ne s'entrevoit qu'en filigrane à travers la gestuelle et les expressions du visage esquissées par les acteurs.

L'artificialité de la mise en scène, soulignée par un éclairage aux couleurs pastels de discothèque nous éloigne encore un peu plus d'un réel où l'action réduite à ses gestes les plus anodins – confection d'une tarte, grignotage, prise d'un digestif – disparaît sous les dialogues qui la recouvrent toute entière. Un film concept qui ne parvient à aucun moment à élever son niveau d'intensité, au rythme plat et à l'inventivité minimale qui, à vouloir satisfaire les esthètes, en perd toute son énergie. L'idée reste cependant qui eût méritée d'être exploitée avec plus de brio et un scénario plus étoffé.

Informations

Détails du Film Haut perchés
Origine France Signalétique Tous Publics
Catégorie Film Genre Comédie - Drame
Version Cinéma Durée 90 '
Sortie 21/08/2019 Reprise -
Réalisateur Olivier Ducastel - Jacques Martineau Compositeur Karelle Kuntur
Casting Manika Auxire - Geoffrey Couët - Simon Frenay - François Nambot - Lawrence Valin
Synopsis Une femme et quatre hommes qui se connaissent à peine se retrouvent dans un appartement en plein ciel au-dessus de Paris. Ils ont tous été la victime du même pervers dominateur qui est enfermé dans une pièce. Ce soir-là, ils ont décidé d’en finir. Tour à tour, ils se racontent des souvenirs qui les lient à cet homme et entrent dans la chambre pour se confronter à lui. Mais ce qui s’y passe entre le monstre et eux reste leur secret.

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